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Malgré leur charisme et l’autorité dont ils jouissent, les religieux n’ont pas réussi à arrêter la spirale de violence qui ne cesse de croître et d’inquiéter tous les gens épris de paix et de justice ; en vérité, on peut leur rapprocher beaucoup de choses, car, dans une perspective religieuse, on ne peut pas régler un conflit dans la neutralité absolue. En vérité, un vrai religieux (ouléma) a vocation de juger les différents entre les croyants ; il doit trancher avec la sagesse dont Dieu l’a dotée – à l’instar des prophètes dont ils sont les héritiers. (105) [Ô Prophète] Nous avons fait descendre vers toi le Livre (le Coran) avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres. (106) Et implore d'Allah le pardon - Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux. (107) Et ne dispute pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes. Allah vraiment, n'aime pas le traître et le pécheur. (4. Les Femmes : 105-107 – An-Nisâ’) En vérité, c’est une obligation pour tout ouléma de connaître parfaitement la législation en vigueur dans le pays, ne serait-ce que pour y apporter des amendements nécessaires dans le sens d’une amélioration - et donc d’une conformité avec l’esprit de la Charia qui est partagée par l’immense majorité des citoyens (plus de 95%). C’est ainsi que je persiste à croire qu’on ne peut pas être un ouléma accompli dans notre pays, le Sénégal, si on ne maîtrise pas le français. Oui, un ouléma doit être informé sur tout ce qui se passe dans le pays, pour avoir un diagnostic précis sur l’état de santé morale de la communauté, afin de pouvoir apporter les thérapeutiques les plus appropriées. Certes les appels à la paix sont nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants ; il faut nécessairement agir, en mettant en œuvre les mécanismes de résolution des conflits préconisés par les Textes Sacrés (Coran, Evangile, Thora). Oui, la quête de la paix nécessite même parfois le combat, mais dans la clairvoyance et dans le respect des lois, comme le suggère le Coran : (190) Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs ! … ‘’La sédition est plus grave que le meurtre’’ [wa’l fitnatu achaddu mina’l qatli]. … (2. La Vache : 190-192 – Al-Baqarah) Il est étonnant de constater le nombre croissant et l’ampleur des crises dans les pays musulmans, alors que l’Islam nous a apporté un mécanisme de résolution des conflits d’une pertinence indéniable, préconisant la solidarité sans réserve avec les victimes d’injustices : (6) Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait. … (9) Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle [par tous les moyens nécessaires et suffisants], jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables. (10) Les croyants ne sont que des frères ; établissez donc la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu'on vous fasse miséricorde. … (49. Les Appartements privés : 6-11 – Al-Hudjurât) A tort ou à raison, le silence coupable des oulémas est mis sous le compte de la corruption – une pratique explicitement réprouvée par le Coran : (188) Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des gens, injustement et sciemment. (2. La Vache : 188 – Al-Baqarah) Le Hadith n’est pas en reste dans cette mise en garde contre la corruption : - Mu’adh b. Jabal rapporte avoir entendu ces paroles de l’Envoyé de Dieu – sur lui la grâce et la paix - : « Acceptez les dons tant qu’il s’agit de dons. Mais si cela devient de la corruption, ne les acceptez plus ! Je crains toutefois que vous ne les refusiez pas, poussez à la fois par la nécessité et la pauvreté. La roue de l’Islam tourne, tournez dans le sens du Livre (le Coran), car le Livre et le gouvernant divergeront. Ne vous séparez donc pas du Livre ! Certes vous aurez des princes qui prendront en leur propre faveur des décisions qu’ils vous refuseront. Si vous les désobéissez, ils vous tueront et si vous les obéissez, ils vous égareront. (Abû Naîm) Malheureusement le comportement de la plupart des religieux étonne de plus en plus ; leur assujettissement ou subordination sans réserve, pour des raisons bassement matérielles, à un pouvoir laïc invétéré les discrédite de plus en plus et finit par prouver indéniablement leur éloignement, de plus en plus, vis-à-vis de la mission du Prophète (PSL) ; ce comportement des religieux (oulémas) avait été explicitement prédit : - « - Parmi les conditions de l’Heure (fin des temps) : la multiplication des prédicateurs sur les minbars et la sujétion des savants aux gouvernants (oulémas à la solde du pouvoir), si bien qu’ils déclareront interdit ce qui est licite et déclareront licite ce qui est interdit et leur donneront des conseils juridiques (fatwa) conformes à leur passions. ». (Suivant Al-Daylani dans un hadith transmis par Alî) - Abd Allah b. Amr rapporte ces propos de l’Envoyé de Dieu - sur lui la grâce et la paix - : « Dieu ne fera pas disparaître la science en l’ôtant aux hommes, mais Il fera périr les savants, si bien que lorsqu’ils auront disparu, les gens prendront pour guides des ignorants qu’ils interrogeront et qui leur donneront des fatwas sans aucune autorité ; ils les égareront en s’égarant eux-mêmes. ». (Bukhari) Il est donc grand temps que nos honorables guides se ressaisissent, sinon Dieu les disqualifiera pour de bon : - « - Parmi les conditions de l'Heure (fin des temps) on verra [les gens] négliger la prière, s'abandonner à leurs passions et glorifier les riches … En ce temps – là, Salmân, le croyant sera plus méprisé qu'une servante, son cœur fondra comme le sel dans l'eau, à cause de tout ce qu'il verra d'illicite sans qu'il n'y puisse rien changer, … les gouvernants seront débauchés, les ministres crapuleux [ou libertins], … A cette époque, ô Salmân, Dieu enverra des serpents jaunes [des missionnaires (mission du Mahdi)] piquer les' Oulémas pour avoir constaté l'illicite sans rien faire pour s'y opposer. ». (Ibn Mardawayhi) Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE Rétro confirmateur du Mahdi, Son Eminence Serigne El Hadj Madior CISSE, khalifede Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif - le ''Sceau des Saints'' (le ''Christ de la Parousie''). http://sites.google.com/site/missionmahdi/ http://sites.google.com/site/universitevirtuellelasagesse/ http://www.facebook.com/dr.bambandiaye/
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