Catégories
Politique
Société
Religion
Notes récentes
Cheikh Béthio, ndeysaan !
[25/03 11:27PM]

RAPPEL: LE PHENOMENE CHEIKH BETHIO
[08/03 10:24PM]

YOUSSOU NDOUR, UN BON CANDIDAT? POURQUOI PAS ?
[26/01 06:03PM]

Mâlik Dinâr, un serviteur sincère.
[12/02 04:32PM]

Imam Hasan Al Basri, un serviteur imbu de la crainte du Seigneur (suite).
[07/02 10:03AM]

[23/01 08:50AM]
Veïs Qarni, un serviteur d’Allah distingué par le Prophète (Psl).
Évaluer le texte  
            Le Prophète (que sur lui soit le salut !), regardant chaque jour dans la direction du Yémen, disait : « C’est de ce côté-là que j’entends le son de la miséricorde du Seigneur très haut. » L’Envoyé dit encore que, « lorsque viendra le jour de la résurrection, le Seigneur très haut créera soixante-dix anges qu’Il revêtira de la forme de Veïs Qarni. Celui-ci se rendra avec eux aux assises du jugement dernier, puis dans le paradis, sans que personne puisse savoir lequel d’eux tous est Veïs Qarni ; et cela parce que, durant son séjour dans ce bas monde, il se cachait de tous pour se livrer aux actes d’adoration et d’obéissance, et qu’il doit aussi être caché aux yeux d’autrui dans l’autre monde ».
            L’envoyé (sur lui soit le salut !) dit encore : « Il y a dans mon peuple un homme qui, au jour de la résurrection, présentera pour mes fidèles des prières dont le nombre égalera celui des poils des moutons de Rebi’a et de Modhar. » Or il faut savoir que leurs moutons étaient en masses plus épaisses et plus nombreuses que ceux de toutes les autres tribus de la race arabe. « Mais quel est donc cet homme ? lui demandèrent les compagnons. – C’est un serviteur du Seigneur très haut. – Et quel est son nom ? – Veïs Qarni. – Est-il venu ou n’est-il pas venu vous voir ? demandèrent-ils encore. – Il ne nous voit pas encore des yeux du corps. – Il est vraiment étrange de la part d’un homme dévot comme celui-là qu’il ne soit pas venu vous visiter. – Il y a deux motifs qui l’empêchent de venir en personne me rendre visite : l’un, c’est qu’il ne peut se résoudre à quitter un seul instant le service du Seigneur très haut ; le second, c’est que, fidèle observateur de la loi, il ne veut pas, pour venir, laisser seule sa mère aveugle et privée de l’usage des mains et des pieds. Pendant le jour il garde les chameaux de sa tribu, et tout ce qu’il gagne à faire l’office de chamelier, il le consacre aux dépenses de sa mère et de lui-même. – Et nous autres, pourrons-nous le voir ? demandèrent les compagnons. – Omar et Ali le verront très certainement : et voici quel est son signalement : c’est un homme velu ; sur la paume de sa main gauche, il y a un signe blanc de la dimension d’une pièce d’argent ; mais c’est bien un signe et non pas une dartre. Lorsque vous le verrez, je vous charge de lui faire parvenir le salut de ma part et de lui dire d’intercéder pour mon peuple. »
            L’Envoyé (sur lui soit le salut !) dit encore : « Parmi les saints, à la cour du Seigneur très haut, le meilleur et le plus aimé est celui qui pratique les bonnes œuvres en secret ; et celui-là, c’est Veïs Qarni. »
            On raconte qu’au moment où l’Envoyé (Psl) allait rendre l’âme, les compagnons lui demandèrent : « Ô Envoyé de Dieu, à qui faudra-t-il donner ta robe bénie ? » - Donnez-la à Veïs Qarni, répondit-il.
            Après la mort du Prophète, sous le khalifat d’Omar, lorsque celui-ci et Ali furent arrivés à Koufa, Omar, ayant récité le prône du haut de la chaire, demanda : « Ô fidèles, y a-t-il parmi vous, quelqu’un qui soit natif de Qarn ? » Beaucoup d’individus s’avancèrent et Omar leur demanda des nouvelles de Veïs Qarni, mais aucun d’eux n’en savait. « Cependant, dit Omar, les paroles de l’Envoyé (sur lui soit le salut !) ne sauraient être mensongères ; peut-être ne le connaissez-vous pas ? » Un d’entre eux dit alors : « Il y a en effet parmi les natifs de notre pays un homme tel que vous le signalez, mais c’est un fou, un insensé qui, par un effet de sa folie, ne vit pas au milieu de ses compatriotes. – Mais où est-il ? demanda Omar, je veux le voir. – Il vague à la garde des chameaux dans une plaine nommée Arna. Le soir venu, il rentre dans le campement et il y achète du pain ; mais il n’y couche pas et retourne à la campagne. Il ne fréquente personne et ne mange ni ne boit rien de ce que mangent et boivent les autres. Il ne connaît ni la tristesse ni la joie ; quand les autres rient, lui pleure, et quand ils pleurent, lui se met à rire. »
            Ensuite Omar et Ali, s’étant rendus à l’endroit que cet homme avait indiqué, virent Veïs Qarni occupé à faire la prière tandis qu’un ange, que le Seigneur très haut avait envoyé, gardait les chameaux. Lorsque Veïs Qarni entendit le bruit du pas de l’homme, il acheva vite sa prière et donna la salutation finale. Omar et Ali s’approchèrent et lui adressèrent le salut qu’il leur rendit. « Quel est ton nom ? » lui demanda Omar. – Mon nom est Veïs, répondit-il. Et Omar ayant ajouté : « Montre-nous ta main », Veïs la montra. Elle portait bien le signe dont l’Envoyé (Psl) avait parlé. Omar dit : « L’Envoyé m’a chargé de te porter le salut et il a ajouté : Qu’il prie pour mes fidèles et qu’il intercède en leur faveur. - Omar, dit Veïs, prie toi-même, car sur la surface de la terre, tu es un personnage vénérable entre tous. – Sans doute je prierai moi-même ; mais toi, obéis à la recommandation de Muhammad. » Veïs Qarni poursuivit : « Omar, fais-y bien attention, celui dont l’Envoyé a parlé est peut-être un autre que moi. – Non, c’est toi-même, insista Omar. – Eh bien, s’il en est ainsi, reprit Veïs, donnez-moi le manteau de l’Envoyé et je vais faire une prière. »
            Alors ils donnèrent à Veïs le manteau de l’Envoyé en lui disant : « Mets-le et fais une prière. – Un peu de patience », dit Veïs, et, prenant le manteau, il s’éloigna d’eux à une bonne distance, le posa à terre ; puis, frottant sa face sur le sol, il dit : « Mon Dieu, je ne saurais mettre ce manteau tant que tu ne m’auras pas accordé la grâce de tous les fidèles de Muhammad. » Une voix se fit alors entendre : « J’ai fait grâce en ton honneur à bon nombre d’entre eux ; mets le manteau. – Mais je les demande tous, ô mon Dieu ! » dit Veïs. Et la voix de reprendre : « Nous t’en avons accordé tant de milliers ! – Mon Dieu, c’est tous que je demande. » Et ainsi se succédaient ses paroles et les réponses qu’il entendait, lorsque Omar et Ali dirent : « Il faut nous avancer et voir à quoi est occupé Veïs Qarni. » Lorsqu’ils se furent avancés, Veïs, les apercevant, leur cria : « Hélas ! Pourquoi êtes-vous venus ? Si vous n’étiez pas venus, je n’aurais pas mis ce manteau tant que le Seigneur très haut ne m’aurait pas accordé la grâce de tous les fidèles de Muhammad. »
            Omar remarqua que Veïs Qarni était revêtu d’un froc grossier en poil de chameau, tandis que sa tête et ses pieds étaient nus ; mais toutes les richesses des dix-huits mille mondes étaient renfermées dans l’intérieur de ce froc. Omar dit : « Qui est-ce qui m’achètera cette dignité de khalife pour un morceau de pain ? » Et il parlait ainsi parce que le degré de sainteté où il voyait Veïs Qarni lui avait paru plus beau que sa propre existence et que la dignité suprême de Khalife. Veïs Qarni dit : « Il faudrait être dénué de raison pour acheter le khalifat. Allons, Omar, que parles-tu de le vendre ? Jette-moi ça là ; le ramasse qui voudra ! » (…)
            Veïs demanda : « Etes-vous les amis de Muhammad ? – Oui, dit Omar. – Eh bien, reprit Veïs, le jour où on a brisé la dent de Muhammad, pourquoi vous aussi, par esprit de conformité, n’avez-vous pas brisé vos dents ? Car une des conditions de l’amitié, c’est la conformité. » Et Veïs, ouvrant la bouche, fit voir à Omar qu’il ne lui restait pas une dent et qu’il les avait toutes arrachées sans exception. (…)
            Omar lui dit encore : « Donne-moi un conseil. – Connais-tu le Seigneur très haut ? lui répondit Veïs Qarni. – Oui, je Le connais. – Si en effet tu Le connais, extirpe de ton cœur toute affection qui aurait un autre que Lui pour object. » (…)
            Il disait encore (dans ses prêches) : « Quand bien même tu accomplirais autant d’œuvres de piété que tous les êtres qui sont dans le ciel et sur la terre, Dieu ne les acceptera qu’au moment où tu auras extirpé de ton cœur toute pensée d’association et de doute. Toute pensée d’association, en ce sens que tu n’adjoindras pas un associé au Seigneur très haut ; qu’en outre tu n’apporteras aucun doute sur son unité. (…) »
            Il disait encore : « Quiconque aime trois choses, l’enfer est bien près de lui. Ce sont : 1) le goût des mets délicats, 2) la recherche de beaux habillements, 3) la fréquentation des riches. » 

 

Farid-Ud-Din’Attar
(Né vers 1140 et mort vers 1230)
Extraits de « Le mémorial des saints »
Livre écrit en persan, traduit en turc-ouïgour au début du XVe siècle et par la suite dans bien d’autres langues. 

Trackbacks

    URL Trackback: http://www.xalimablog.com/trackback/6491

Commentaires
Ngoye disciple de Lucifer
Ngoye croit l'histoire de Veis quand on lui dit que ce Saint avait le privilège de dialoguer directement avec LE SEIGNEUR, qu'il avait un rang lui permettant d'intercéder pour les croyants...mais quand on lui dit QUE SERIGNE TOUBA avait tous ces privilèges et bien plus encore parce que DIEU L'a placé bien plus haut que tous les saints (IL a bien dit tous sans exception et qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps!) Ngoye trouve à redire!!! Si Ngoye avait vécu du temps de Veis il serait trés certainement de ceux qui répondirent à Omar que "c’est un fou, un insensé"...Puisque c'est comme ça que Ngoye traite les Saints d'aujourd'hui. C'est l'histoire qui se répète, les saints sont toujours incompris d'une grande majorité de leur peuple, mais ils ne s'en plaignent pas parce que cela fait partie des épreuves qu'ils doivent endurer pour obtenir les grâces qu'ils sollicitent auprès du SEIGNEUR pour les créatures.
Ecrit par: TON PIRE CAUCHEMARD NGOYE | 07/03 12:48PM

memoire des saints
salut j ai lu le livre et je suis trop impressionnee.veis qarni (c est un saint) et l imam ghazzali sont des references.
Ecrit par: mame | 25/01 11:23PM

Abdel Khadr Djeylani annoncé par Veïs Qarni
Abdel Khadr Djeylani, chérif de descendance et assurément le plus célèbre saint de l'Islam dont la venue a été annoncée par le Grand Veis Qarni qui, sur la demande du Prophète (PSL), avait prié pour la Ummah, la communauté islamique. Au cours de cette prière, il avait été interrompu par Oumar et Ali qui étaient dépêchés de lui et qui voulaient s'assurer, par curiosité, comment le saint homme s'y prenait. Celui-ci dit alors que Dieu allait exaucer toutes ses prières, mais que l'interruption qu'ils avaient causée avait pénalisé le quart des fidèles. Avant de se séparer, Veis Qarni leur fit cette déclaration : « 470 ans plus tard, un chérif – descendant du Prophète (PSL) appelé Abdel Khadr, viendra faire l'interscession pour entériner mes prières afin que la portion qui reste de la communauté soit gratifié ». A la mort de ce dernier, son cercueil ne pouvant être déplacé d'un millimètre, on a demandé à un grand saint de l'époque de faire une retraite spirituelle afin d'en saisir les raisons. Il vit dans cette retraite Abdel Khadr qui lui dit : « J'avais demandé à quatre érudits de prier avec moi pour que le Tout-Puissant pardonne à la communauté musulmane. Ce qu'ils ont fait, mais moi je l'avais oublié. Je ne me suis rappelé cette prière qu'à ma mort. Aussi suis-je entrain de la faire auprès du Seigneur. Retourne auprès des tiens. Si le cercueil arrive à bouger c'est que Dieu a exaucé la prière ». C'est cet état de fait qui a été à l'origine de la légende sur les deux tombeaux de Djeylani à Baghdad. (http://khadrya.skyrock.com/)
Ecrit par: B. Ngoye T. | 25/01 09:07PM

Mouhammad,
Oui, pensant comme toi qu’il y a des gens que cela pourrait intéresser, j’ai l’idée de poster de temps en temps quelques extraits de cet ouvrage, inch’Allah. (Certains ne sont pas tellement attirés par les livres et préfèrent lire sur le Net.) "Le mémorial des saints" a été publié il y a huit (8) siècles, a été lu et continuent d’être lu par des érudits à travers le monde. C’est un classique et une référence dans la littérature soufie. S’agit-il de légendes, je ne saurais te dire. Il se peut que l’essentiel soit dans la soif de l’Absolu qui animait ces saints. L’auteur, Farid-ud-Din’ Attar, « fut l’un des plus grands poètes mystiques de l’époque glorieuse du soufisme où la quête divine atteignit des sommets inégalés. Rûmi, Hallaj, Saadi furent ses pairs. » « Il avait effectué de longs et nombreux voyages afin de rencontrer les grands maîtres spirituels de son temps. » Il fut disciple de certains d'entre eux. Il a écrit : « Comme depuis mon jeune âge j’ai toujours eu les docteurs (érudits de l’Islam) en vénération, je me suis adonné à l’étude de leurs sentences. » Dans sa vieillesse, il parlera de « ses cheveux devenus blancs dans la foi de l’Islam. » Parmi les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre, il dit : « J’ai vu dans les sentences quatre sortes de profits : elles extirpent des cœurs l’amour des choses terrestres ; elles font penser à la grande affaire de l’autre monde ; elles augment dans les cœurs l’amour du Dieu très haut ; quiconque entend et comprend les sentences contenues dans ce livre, connaîtra la voie de la vie future et commencera à rassembler des provisions pour faire le voyage. »
Ecrit par: B. Ngoye T. | 25/01 06:27PM


(Dans l'arène de l'inintelligence,seul; la convoitise conte!)Ali.Le problème n'est pas d'avoir le dernier mon!...Merci.
Ecrit par: Diouf | 25/01 09:53AM

yeureumetelou
bathie sa affaire-bi taye yeureumtelou na dè....khana yeugeu go you nekhe yi khew touba...?je te lavais dis dè bo wakhoul si mourides yi rek wanè saye limites....nullard nga dèmale sawi tè teuri....
Ecrit par: bassadikhe | 24/01 11:08PM

sante
sant nan yenebi rafetna pagebi na contunie am gnumu interese mai histoir bi amna you weroul nekkoul hadis yeppa wermo takh dangereu raconte adiss sans kham werna walla il fau demender ya des specialistes c tre dificil et dioublouwoyuma conteste
Ecrit par: mouhammad | 24/01 08:12PM


ki nitt kou bakh la won,na ñu diema roy thi mom.
Ecrit par: ibou | 24/01 05:56PM


Poster un commentaire
Nom:


Email:


1 + 2 = ?

S'il vous plaît écrivez-dessus a somme de ces deux nombres entiers

Titre:


Commentaires:

Code:




Albums photo
Peintures





Photos récentes
A service of xalimablog.com