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Dja’far Sâdiq, le sixième imam.
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            Dja’far Sâdiq était comme un des membres de l’Entourage intime, parce qu’il est le modèle de tous les docteurs et qu’il a mieux parlé qu’eux tous de la voie qui mène à Dieu. (…) D’ailleurs le degré atteint par Dja’far Sâdiq dépasse celui de tous les autres docteurs. La foi qu’ils avaient à eux tous se trouvait tout entière en lui seul, et il était versé dans toutes les sciences. (…)
            (Son père était petit-fils direct d’Hussein, fils d’Ali et Fatima, fille du Prophète (Psl) et de notre mère Khadidia, la pure, la vertueuse, la première musulmane. Sa mère était petite-fille directe d’Abou Bakr Sâdiq, le premier homme converti à l’Islam.)
            On raconte qu’un jour Cheikh Daoud Taï, étant venu trouver Dja’far Sâdiq, lui dit : « Fils du Prophète, conseille-moi et donne-moi de bons avis, car mon cœur est rempli de ténèbres. » Dja’far Sâdiq lui répondit : « Ô Daoud, tu es le plus grand ascète de ce temps, qu’as-tu besoin que je te donne des conseils ? – Dja’far, dit Daoud, le Dieu très haut vous a créés (le Prophète et sa famille) au-dessus de toutes les créatures ; il est nécessaire d’écouter vos conseils. – Ô Daoud, répliqua Dja’far, je crains qu’au jour de la résurrection mon aïeul Muhammad ne me reproche de n’avoir pas pratiqué les œuvres qu’il avait recommandées et me fasse rougir. Ô Daoud, dans cette voie-là, la grandeur et la petitesse ne servent à rien ; ce qui est nécessaire, c’est de pratiquer des œuvres dignes de comparaître devant le trône du Seigneur très haut. » En entendant ces paroles, Daoud Taï se mit à pleurer et dit à Dieu dans un élan de son cœur : « Mon Dieu, lui qui a un père comme le sien et une mère comme Fatima se trouve ainsi glacé d’épouvante. Qu’est donc Daoud pour avoir confiance dans ses propres œuvres ? Mon Dieu, daigne ne faire désespérer aucun de nous tous des effets de Ta miséricorde ! » (…)
            On raconte que Dja’far Sâdiq se confina pendant quelques temps dans une retraite d’où il ne sortait pas. Un jour, un docteur nommé Sofiân Tsavri vint le trouver et lui dit : « Ô fils du Prophète, le peuple désespère d’entendre encore ta parole bénie. Pourquoi ne sors-tu pas de cette retraite ? – Parce que, répondit Dja’far Sâdiq, les temps sont devenus si durs, que les mœurs du peuple se sont altérées et qu’il ne reste plus ni sincérité ni pureté au milieu des hommes. » (…)
            Un jour, Dja’far Sâdiq demanda à Abou Hanifeh : « Quel est l’homme raisonnable ? – Celui-là, répondit-il, qui sait distinguer le bien du mal. – Mais, dit Dja’far Sâdiq, les animaux, eux aussi, en savent faire autant. – Quel est donc l’homme raisonnable ? reprit Abou Hanifeh. – C’est celui qui, de deux choses bonnes, sait reconnaître la meilleure et est capable de discerner le pire d’entre deux maux. »
            Une autre fois, un homme qui avait perdu mille pièces d’or s’attaqua à Dja’far Sâdiq qu’il ne connaissait pas, et lui dit : « C’est toi qui m’as pris mon argent. » Dja’far Sâdiq lui donna mille pièces d’or. A peine rentré chez lui, cet homme retrouva la somme qu’il avait perdue. Comme il rapportait l’argent qu’il avait reçu, afin de le restituer à Dja’far Sâdiq, celui-ci refusa de le recevoir en disant : « Nous ne reprenons pas ce que nous avons donné. – Mais quel est donc ce personnage qui refuse de recevoir son argent ? demanda cet homme. – C’est Dja’far Sâdiq », lui dirent les assistants. Alors lui, tout honteux, baisa les mains et les pieds de Dja’far Sâdiq en lui demandant pardon ; mais Dja’far ne voulut jamais reprendre son argent. (…)
            On raconte que quelqu’un vint trouver Dja’far Sâdiq et lui dit : « Fais-moi voir le Seigneur très haut » ; et lui de répondre aussitôt : « Ô homme, lorsque le prophète Moussa a demandé à voir la face du Seigneur, une voix venue de Lui a dit : « Tu ne pourras jamais Me voir. » – Mais, reprit l’autre, nous sommes le peuple de Muhammad, nous autres, et il nous est permis de voir. – Liez cet homme et jetez-le dans le fleuve », commanda Dja’far Sâdiq. Aussitôt, on l’attacha et on le jeta à l’eau. Il y plongea une fois et reparut à la surface en criant : « Ô fils de Muhammad, viens à mon secours ! » et il s’enfonça une seconde fois dans l’eau. Quand il remonta, d’après l’ordre de Dja’far Sâdiq, on le laissa crier sans que personne lui tendit la main. Alors, n’espérant plus rien des assistants, il dit : « Mon Dieu, fais-moi miséricorde et viens à mon secours ! » (Et il perdit connaissance.) Dja’far Sâdiq commanda qu’on le retirât de l’eau. Au bout de quelques instants, quand il fut revenu à lui, Dja’far Sâdiq lui demanda : « Eh bien, as-tu vu le Seigneur très haut ? – J’avais beau vous appeler, répondit-il, je ne voyais venir aucun secours. Lorsque, n’attendant plus rien de vous, j’ai mis mon espoir dans le Seigneur très haut, une porte s’est ouverte dans mon cœur, et quand j’ai regardé par cette porte, j’ai trouvé tout ce que je désirais. – Maintenant donc, dit Dja’far Sâdiq, laisse là tout le reste et n’abandonne jamais cette porte. »
            Une autre fois, Dja’far Sâdiq dit : « Quiconque prétend que le Seigneur très haut est en haut, en bas, dans n’importe quel endroit, ou bien encore qu’Il est de telle ou telle nature, celui-là est un infidèle.
            Quiconque ayant commis un péché en ressent d’abord de la crainte, puis se montre repentant et demande pardon, il est certain que celui-là est bien près du Seigneur très haut.         Toute œuvre de piété qui, ne procédant pas d’abord d’un sentiment d’humilité, finit par donner au cœur une assurance fondée sur la superbe, cette œuvre-là éloigne le fidèle du trône de Dieu. Quand un fidèle se montre obéissant, mais est arrogant et plein d’orgueil, il devient rebelle ; si, étant devenu rebelle, il éprouve le sentiment de la crainte, alors cet arrogant rentre dans les rangs des serviteurs obéissants. »
            On demandait à Dja’far Sâdiq si un pauvre qui supporte patiemment la pauvreté valait mieux qu’un riche qui se montre reconnaissant. « Le plus méritant, répondit-il, est le pauvre qui supporte patiemment la pauvreté, parce que le cœur du riche est avec son argent, tandis que le cœur du pauvre qui n’a pas d’argent mais de la patience est toujours avec le Seigneur très haut.
            Se souvenir de Dieu n’est possible qu’à la condition d’oublier tout ce qui est en dehors de Lui. Le fidèle est celui qui renonce à lui-même. L’homme éclairé est celui qui, laissant de côté toute chose, ne recherche que le bon plaisir de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu. Quiconque se mortifie en vue de ce bas monde obtient le pouvoir d’opérer des miracles, et quiconque se mortifie en vue de Dieu parvient jusqu’à Dieu. »
            Il disait encore : « Je n’ai eu une connaissance tout à fait claire de la route des mystères que du jour où l’on a dit que j’étais fou. (…)
            Il faut vous tenir éloignés de la société de cinq espèces de personnes : 1) les menteurs ; 2) les sots qui, s’imaginant qu’ils vous seront utiles, vous causeront du dommage sans se rendre compte qu’ils vous sont nuisibles ; 3) les ladres qui, dans les temps d’indigence, ne vous prêteront aucun secours et se montreront avares envers vous ; 4) ces gens sans cœur qui, dans les circonstances critiques, détourneront leurs visages de vous et vous laisseront périr ; 5) ces hommes vicieux et sans dignité qui, en toute occasion, médiront de vous pour une bouchée de pain. »
            Il disait encore : « Le Seigneur très haut a créé le paradis et l’enfer dans ce bas monde. Le paradis de ce bas monde, c’est la sécurité ; l’enfer, c’est le malheur. La sécurité consiste à remettre ses affaires entre les mains du Seigneur très haut et à placer sa confiance en Lui. Le malheur, c’est que, dirigeant en personne tes propres affaires, tu veuilles ne t’en rapporter qu’à toi-même pour les conduire. »
            Il disait encore : « Si un dommage quelconque venant d’un méchant pouvait nous atteindre, certes il en serait arrivé un à Acia Khatoum (épouse de Pharaon) de la part de Firaoun. De même, si un profit avait dû revenir aux méchants de la part des bons, la femme de Nouh le prophète aurait profité de sa société. Tout ce qui arrive dans ce monde dépend de la toute-puissance du Seigneur très haut. »
            Dieu seul sait tout.

 

Farid-Ud-Din’Attar
(Né vers 1140 et mort vers 1230)
Extraits de « LE MEMORIAL DES SAINTS ».

 


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Commentaires

mON AMI JE VOUS ENCOURAGE DE CONTINUER SUR CE LANCE CAR C EST UNE OBLIGATION POUR NOUS TOUS DE FAIRE TRANSMETTRE LES PROPOS DE NOS ADORABLES IMAMS. le monde d'ici-bas est éphémère et s'éloigne à jamais aucune poursuite ne peut l'atteindre plus tu tends vers lui plus il t'échappera . Quant à notre seigneur plus tu t'avertis à t'approcher de lui ,plus il se rapproche de toi . Dirigeons nous par conséquent vers DIEU LE MISÉRICORDE.DIT CHEIKH AHMADOU BAMBA KHADIMOU RASSOULILAH
Ecrit par: abdou sakour niang | 02/02 07:55PM


y a pas de lapsus.seule khadidja a eu des enfants vivants avec le prophete psl( 4 FILLES).
Ecrit par: mame | 01/02 01:54AM

dr
Merci vous avez raison j ai verifie mes sources. Je suis un mdomgo dara. vous ecrivez des choses interessante et je demande aux jeunes de lire cela que de s'atarder sur les 'nouveaux serignes au senegal' je ne veux pas citer de nom. Bonne continuation. (Son père était petit-fils direct d’Hussein, fils d’Ali et Fatima, fille du Prophète (Psl) et de notre mère Khadidia
Ecrit par: attention | 31/01 03:26PM

dr
(Son père était petit-fils direct d’Hussein, fils d’Ali et Fatima, fille du Prophète (Psl) et de notre mère Khadidia Bonjour j aimerai que vous revoyer ce lapsus khadidia ou aicha...............
Ecrit par: attention | 31/01 03:17PM


Merci
Ecrit par: | 31/01 01:22PM


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