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Il était fils d’esclave. Dinâr était le surnom de son père (un disciple de Hasan Basri. On dit souvent Mâlik Ibn Dinâr. Lire ici une version populaire de comment, ivrogne et grand pécheur, il fit pénitence : http://www.islamopedie.com/biographies/suiveurs/malik_ibn_dinar.php ) On raconte qu’il y avait à Basra un homme riche, possesseur de beaucoup d’argent et de bétail. Lorsqu’il mourut, il laissa une fille très belle. Celle-ci alla trouver Tsabit Bennâni, le personnage le plus marquant de la ville, et lui dit : « Je désire devenir la femme de Mâlik Dinâr. » Tsabit Bennâni répéta ces paroles à Mâlik, qui lui répondit : « J’ai répudié par trois fois ce bas monde. Or une femme fait partie des biens de ce monde, et il n’est pas permis de reprendre une femme qu’on a répudiée trois fois. » On raconte qu’un jour où Mâlik, couché à l’ombre d’un mur, s’était endormi, un serpent, tenant serré dans sa gueule un narcisse, s’occupait à l’éventer. (…) On rapporte qu’un infidèle, disputant avec Mâlik, lui dit : « Ma religion est supérieure à la tienne. – Viens donc, lui répondit Mâlik, mettons tous deux nos mains dans le feu. Celui de nous dont la religion est la vraie, ses mains ne brûleront pas. » Cet infidèle ayant attaché sa main à celle de Mâlik, tous deux les appliquèrent sur le feu, qui se retira, de sorte que la main de l’un et de l’autre resta intacte de toute brûlure. Mâlik devint tout soucieux, craignant que les simples n’en tirassent la conclusion que la religion de l’un et celle de l’autre étaient également bonnes. « Plein d’inquiétude, racontait Mâlik, je me retirai chez moi, où je pleurai beaucoup, adressant à Dieu d’ardentes prières. Mon Dieu, m’écriai-je, Tu m’as mis de pair avec un adorateur du feu ! Comme je parlais ainsi, j’entendis une voix qui me disait : Ô Mâlik, ta main a protégé la main de cet infidèle. S’il eût été seul à mettre la sienne dans le feu, tu aurais vu ce qui lui serait arrivé. » « Pendant un certain temps, dit Mâlik, je restai très gravement malade. Lorsque je me sentis mieux, je me rendis au bazar. Tout à coup je vis le beg de la ville qui le traversait, précédé de ses huissiers, lesquels criaient : « Arrière ! » et frappaient la foule. A cause de mon état maladif, je ne pus m’éloigner à temps et un homme, s’approchant de moi, me frappa d’un fouet. De ma langue s’échappa cette imprécation : Que le Seigneur très haut te coupe la main ! Le jour suivant je vis le même homme, la main coupée, étendu dans le bazar. A ce spectacle j’eus un remords et me promis de ne plus maudire personne. » (…) On raconte que Mâlik Dinâr prit une maison en location. Il avait pour voisin un juif. Le mihrâb où Mâlik faisait sa prière était tourné du côté de la demeure du juif. Celui-ci ne manquait pas, chaque jour, quand il satisfaisait ses besoins naturels, de venir verser ses ordures contre le mihrâb où Mâlik faisait sa prière ; et Mâlik ne manquait pas non plus, chaque jour, de les enlever. Au bout de quelques jours, ce juif vint trouver Mâlik et lui dit : « Nos privés sont tournés du côté de ta maison ; n’en résulte-t-il pas pour toi bien des désagréments ? – Il y en a effectivement, répondit Mâlik, mais j’en suis quitte pour nettoyer et laver. – Il est étrange, poursuivit le juif, que, malgré la peine qui en résulte pour toi, tu restes assez maître de ta colère pour ne pas la laisser paraître. – Le Seigneur très haut, observa Mâlik, dit dans la Parole : Quiconque ayant conçu de la colère contre quelqu’un, la maîtrisera et ne lui fera aucun reproche, Je lui ferai miséricorde et lui accorderai un rang élevé près de Moi. » Alors le juif s’écria : « Bravo ! Votre religion est une bonne religion, puisque, grâce à elle, un ami du Seigneur très haut, comme tu l’es, souffre tout de ses ennemis et ne se plaint à personne du mal qu’ils lui font. » Et sur-le-champ il fit profession de la vraie foi en présence de Mâlik Dinâr et devint musulman. On raconte que bien des années s’étaient écoulées pendant lesquelles Mâlik Dinâr n’avait rien mangé d’amer ni de doux. Une fois, après avoir été malade, il désira de la viande. Il résista pendant dix jours, au bout desquels, n’y tenant plus, il se rendit à la boutique d’un tripier auquel il acheta un pied ; puis il s’en alla. Le triper dépêcha son apprenti à la suite de Mâlik : « Va, lui dit-il, et observe s’il mangera ou non le pied. » L’apprenti rapporta que Mâlik, s’étant rendu dans un lieu isolé, avait senti par trois fois ce pied, puis s’était écrié : « Allons, ma sensualité, voilà tout ce que tu en auras », et il avait donné à un derviche ce pied avec du pain. Il disait : « Ô mon corps languissant, ce n’est pas par inimité contre toi que je te fais voir toutes ces épreuves ; mais patiente seulement quelques jours, tes peines seront finies et tu arriveras à une félicité qui n’aura jamais de terme. » (…) Au bout de quarante ans, la sensualité de Dinâr s’éveilla et réclama des dattes ; et Mâlik de lui en refuser. Une nuit, il entendit une voix : « Ô Mâlik, mange des dattes ; lâche la bride à ta sensualité. » Alors Mâlik, s’adressant à sa sensualité, lui dit : « Si tu gardes le jeûne une semaine entière et que tu ne manges rien ni la nuit ni le jour, je te donnerai des dattes. » Mâlik jeûna donc toute une semaine, à la fin de laquelle il acheta des dattes qu’il mit dans le pan de sa robe. Comme il était entré dans une mosquée pour les y manger tranquillement, un jeune enfant se mit à crier : « Père, il vient d’entrer dans la mosquée un juif qui s’y est installé pour manger des dattes. » Le père de cet enfant vint, un bâton à la main, pour en frapper Mâlik. Il entra et, du premier coup d’œil, reconnut Mâlik. Aussitôt, tombant à ses pieds, il s’excusa en lui disant : « Ne te fâche pas ; chez nous personne ne mange, le jour, dans la mosquée, excepté les juifs. Voilà pourquoi cet enfant, qui ne te connaissait pas, a dit : C’est un juif. Ne te mets donc pas en colère contre nous. » En entendant ces excuses, Mâlik lui répondit : « Mon cher ami, c’est pour me donner une leçon que le Seigneur très haut m’a adressé ces paroles qui viennent d’en haut. C’est à Lui que je les attribue et non à vous. » Et il ajouta : « Mon Dieu, tu m’as traité de juif quand je n’avais pas encore mangé les dattes ; si j’en avais mangé, Tu m’aurais traité d’infidèle. » Et il s’engagea par serment à ne plus jamais manger de dattes. (…) Comme on demandait à Mâlik où il en était de ses affaires, « Ma situation est désespérée, répondit-il, je me nourris des dons du Seigneur très haut et je suis le serviteur de Cheïtan. » Il disait encore : « Si l’on demande quelle est la plus méchante des créatures, je serai bien obligé de répondre que c’est moi. » Abd Allah Mubârek, lorsqu’il entendit ces paroles, s’écria : « Le rang qu’occupe Mâlik vient précisément de ce qu’il se juge inférieur au monde entier. » Mâlik disait encore : « Gardez-vous de ce vieux monde perfide ; il égare même les cœurs de ceux qui sont éclairés et les soumet à son joug. Quiconque préfère la compagnie de la créature aux communications intimes avec Dieu très haut dans le silence de la solitude, ne vous attendez de sa part à rien de bien, car il n’a ni savoir, ni discernement, ni la moindre parcelle de vertu. Son cœur est plein de ténèbres, sa vie sera courte et toutes ses peines ne tarderont pas à être perdues. A la cour du Seigneur très haut, le plus beau de tous les actes, c’est la pratique de la sincérité. » (…) Mâlik disait encore : « Dans le livre de la Loi (Tevrit) le Seigneur très haut parle ainsi : Nous avons tout fait pour exciter votre amour, mais vous êtes restés sans amour. » Mâlik disait aussi : « J’ai lu dans beaucoup de livres que le Seigneur très haut a donné aux fidèles de l’Envoyé deux privilèges qu’Il n’a jamais accordés à Djibril et Mikaïl. Le premier, c’est qu’Il dit dans la Parole : Chaque fois que vous vous souviendrez de Moi, Moi, à Mon tour, je me souviendrai de vous. Le second est cette promesse : Chaque fois que vous m’adresserez une demande en invoquant Mon nom, Je vous accorderai votre demande. » Mâlik disait : « J’ai lu dans le livre de la Loi que le Seigneur très haut dit : Ô hommes sincères, jouissez de mes bienfaits dans ce bas monde, mais jouissez-en en vous souvenant de Moi ; car c’est une grande jouissance en ce bas monde que de faire mention de Moi, et, en faveur de cette mention de Moi que vous ferez ici-bas, vous trouverez dans l’autre monde de hautes distinctions. » Mâlik disait encore : « J’ai lu dans beaucoup de livres que le Seigneur très haut déclare : Ceux d’entre les savants qui auront la passion de ce bas monde, J’ôterai de leur cœur la douceur et le charme de la prière et des oraisons intimes. Quiconque dans ce bas monde marche sans cesse avec la convoitise et les désirs, Cheïtan n’a pas besoin de chercher à le posséder. » Lorsque Mâlik Dinâr mourut, un personnage vénérable le vit en songe et lui demanda comment le Seigneur très haut l’avait traité. « Malgré tous mes péchés, répondit-il, j’ai été admis à contempler la face du Seigneur. Il a bien voulu me pardonner toutes mes fautes, parce que jamais je n’ai fait l’hypocrite vis-à-vis de Lui et que je L’ai toujours servi avec sincérité. »
Farid-Ud-Din’Attar Extraits de « LE MEMORIAL DES SAINTS ».
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Utile
Le memorial des saints est certes rempli d'exemple de piete et rassemble les faits de nombreux saints lu en une seule tranche on poura y trouver beaucoup pour notre epoque et se rappeler du Tout-Puissant
Ecrit par: Traineur | 28/01 02:17AM
Ngoye disciple de Lucifer
Ngouye=SATAN Il attaque la nouvelle génération des mourides parce que dit-il, elle s'écarte de l'orthodoxie de la première génération. Et lui, en tant que "mouride" (il a le culot de se réclamer de la communauté mouride) se sent le devoir de "rappeler à l’ordre" les "innovateurs". Mais justement quand on lui parle de Mame Cheikh Ibra Fall Baaboul Mouridiine la référence absolue indiquée par Serigne Touba parmi ses condisciples, il le qualifie d'hérétique ! Par ailleurs, il se dit musulman mais se permet quand même de dénigrer les chrétiens dans leur foi... Je vous l'avais dit que ce Ngoye est un franc maçon. Son soit disant intérêt pour la religion n'est que diversion pour servir son dessein inavoué : Détruire toute croyance en DIEU chez les petits esprits qui croient ses dires et faire les impulsifs dont il ne peut ébranler la foi, se chamailler sur des questions de croyance en les montant les uns contre les autres. Pour mieux comprendre la stratégie des gens de la trempe de Ngoye, je vous recommande vivement de lire "Lucifer et le pouvoir occulte" à télécharger sur le lien suivant: http://www.scribd.com/doc/28847531/Marquis-de-La-Franquerie-Lucifer-Et-Le-Pouvoir-Occulte. Morceau choisi: « (...) nous nous sommes attachés à trouver le meilleur chemin pour attaquer efficacement l’Église (c'est-à-dire la religion, la croyance en Dieu d'une façon générale) dans ses fondements mêmes. Nous avons répandu l’esprit de la Révolution et du faux libéralisme parmi les nations des gentils afin de parvenir à les convaincre de s’éloigner de leur Foi et de les amener à avoir honte de professer les préceptes de leur religion et d’obéir aux commandements de leur Église. Nous avons amené bon nombre de ceux-ci (les gentils) à se transformer en athées (...) Nous avons couvert l’Église catholique des plus abominables calomnies. Nous avons falsifié son histoire et sali ses plus nobles activités. Nous lui avons imputé la méchanceté de ses ennemis et nous avons attiré ces derniers plus près, à nos côtés ... Nous avons transformé son clergé en objet de haine et de ridicule ... Nous avons réussi à faire considérer la pratique de la religion catholique comme un anachronisme et une perte de temps ...Et les gentils, dans leur stupidité, ont prouvé être plus bêtes que ce que nous pensions et espérions ... ils ne valent pas mieux qu’un troupeau de brebis. Laissons-les paître dans notre champ jusqu’à ce qu’ils soient assez gros pour être sacrifiés à notre futur roi du monde ...» Vous comprendrez en faisant une analogie avec la campagne internationale qui est menée actuellement contre l'islam, que c'est la même stratégie utilisée par les forces occultes contre l'Eglise qui est déroulée contre l'Islam. Ngoye est un disciple de Lucifer, il vit en concubinage et boit de l'alcool ! Mais comme beaucoup ne le connaissent pas, il se réfugie derrière le masque d'un "croyant défendant les piliers de l'islam" pour saper notre foi. Evidemment il perd son temps puisqu'il échouera lamentablement comme d'autres (plus forts que lui d'ailleurs) qui s'étaient essayés à cette entreprise sordide avaient échoué.
Ecrit par: PRUDENCE | 07/03 01:38PM
Mon cher Bathie...Je vous felicite de ces extraits que vous mettez dans votre blog mais pourrais-je suggerer qu'au lieu de faire du copier-coller et de vous en arreter la que vous essayiez d'expliquer le contexte dans lequel se passent ces actions ou dires. Autrement, cela ne revet aucun sens dans la plupart des cas. Si le but premier de nous faire connaitre ces gens de bien, je ne sais pas si l'objectif sera atteint ici. Je vous remercie neanmoins de nous donner la possibilite de prendre connaissance de leur existence. Qu'Allah vous enveloppe de sa Grace pour l'Infinite.
Ecrit par: Merci et.... | 15/02 04:29PM
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