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Une partie de l’opposition sénégalaise regroupée sous la dénomination de Benno Siggil Sénégal a profité d’une maladresse dans la communication lors de la remise d’un cadeau d’adieu à l’ancien représentant du FMI au Sénégal pour fabriquer un faux scandale au sommet de l’Etat Sénégalais. Ils organisent une campagne internationale autour de cette affaire pour ternir l’image du Président WADE et du Sénégal. Cette opposition, en panne d’idées, a érigé l’anti wadisme primaire en programme politique, passant ainsi à côté des principales préoccupations de nos compatriotes.
Lors des élections présidentielles de 2007, cette même opposition avait utilisé ces mêmes pratiques pour salir l’image du Sénégal après leur cinglante défaite au premier tour, refusant ainsi de reconnaître la légitimité du Président de la République. Le même fichier utilisé, un an plu tard, leur a permis de gagner les élection locales dans plusieurs grandes villes, prouvant ainsi leur manque d’objectivité et de bonne foi.
Un état d’esprit caractérisé par une carence d’idées, un immobilisme et une fatalité symbolisés par, ce qu’on peut appeler, le syndrome de Tanor et Moustapha et qui tétanise la coalition Benno Siggil Sénégal, leur rendant ainsi incapable de répondre aux problèmes aux quels les sénégalais sont confrontés.
Les assises nationales qu’ils ont organisées durant une année, ont donné des résultats décevants au regard des principaux points développés dans la synthèse. C’est ainsi qu’on a noté un catalogue de problèmes et de solutions, annoncé dans des termes généraux et vagues qui ne reflètent pas le contexte actuel de l’évolution l’économie sénégalaise. Les assises nationales sont passées à côté des problèmes que vivent quotidiennement les sénégalais, à savoir l’emploi des jeunes, les embarcations de la mort que prennent certains jeunes désœuvrés par leur situation actuelle, le problème de l’école sénégalaise avec ses grèves à répétition et ses doubles flux et les problèmes énergétiques. Elles sont passées à coté des problèmes de la modernisation des techniques de l’agriculture, de la pêche et de l’artisanat. Les problèmes de crédits et financements des petites et moyennes entreprises sont passées aussi à travers. Concernant le secteur informel, les conclusions recommandent maladroitement leur encadrement en sachant qu’une économie moderne doit lutter efficacement pour enrayer ce phénomène.
De tous ces problèmes qui sont un défi pour le Sénégal, des réponses précises et efficaces doivent être apportées avec des politiques appropriées et des mesures efficaces qui pourront donner des résultats concrets.
Le président Wade depuis son accession au pouvoir en 2000, essaie d’y apporter des solutions avec la réalisation des nouvelles grandes infrastructures nationales (autoroutes, ponts, plateformes industrielles et commerciales), Université du Futur africain, désenclavement et réduction de la fracture numérique.
Par le soutien à la nouvelle politique agricole (GOANA1 &2), la construction des écoles et universités, la création de la Case des Petits, l’utilisation des ressources énergétiques de l’Afrique et leur diversification avec les énergies renouvelables (Solaire, Biocarburant etc..).
Ces grands travaux ont permis une forte croissance économique autour de 7% depuis l’alternance en 2000, même si elle est atténuée durant les deux dernières années à cause de la conjoncture internationale.
Dans la conclusion des assisses nationales, on peut noter une bonne gouvernance « démocratique ».La bonne gouvernance est définie de manière consensuelle par les institutions financières internationales comme étant composée de six principaux aspects qui sont : l'obligation de rendre compte, la transparence, l'efficience et efficacité, la réceptivité, la prospective et la primauté du droit.
Le Sénégal qui a validé, en 2007 le programme national de bonne gouvernance (Pnbg), n’a-t-il pas rempli les conditions exigées par les bailleurs de fonds avec l’injection récemment de 11 milliards de francs CFA DU Pnud pour renforcer la réforme de l’administration publique.
Au-delà du débat de fond autour de l’adéquation et de la pertinence de la bonne gouvernance dans les pays développés, c’est son esprit qu’il faudra retenir et tous les sénégalais dans leur diversité doivent se rassembler autour de ce concept pour instaurer un débat d’idées qui seul pourra aider notre pays dans le futur à atteindre l’émergence, au lieu de se jeter dans une bataille perdue d’avance à l’image du Benno qui demande le départ du président qui est élu démocratique.
Biram TOURE
Responsable libéral
Alsace, France