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Le Sénégal vit une mutation fondamentale sur le plan économique et social, qui porte toutes les chances d’une transformation profonde de la société pour un changement meilleur. Cette mutation est symbolisée par un débat que s’impose toute société moderne, à savoir la citoyenneté et la culture du travail. La citoyenneté est assimilée à une appartenance pour une personne ou un groupe, à une société et d’y exercer activement un projet individuel ou commun. On peut évoquer trois valeurs déterminantes qui en sont attachées. 1) La civilité qui est une reconnaissance mutuelle et tolérante des personnes entre eux, au nom du respect de la dignité humaine et qui permet une plus grande harmonie dans la société. 2) Le civisme est le respect des lois et des règles en vigueur. C’est agir pour l’intérêt général au détriment de l’intérêt particulier. 3) La solidarité correspond à une attitude d’ouverture, illustrant ainsi le principe de fraternité. Le travail représente le trait d’union par lequel les citoyens font bloc sous forme d’association qui génère des droits et des devoirs envers la société. Il devient ainsi un vecteur de reconnaissance sociale, de valorisation et de lien social. Ainsi, la société apprend et oblige le citoyen à fonder sa vie sur le travail aussi bien économiquement que moralement. La culture du travail a permis aux grandes nations, de développer l’économie et le social dans leurs régions et en faire des pôles de haute technologie et de grandes industries. L’esprit de chaque citoyen de ces pays se manifeste par un haut degré de civisme, dévoué pour accompagner l’évolution de son pays avec un grand amour. Si les pays occidentaux ont connu une avancée économique et sociale, c’est grâce à leurs citoyens altruistes et volontaristes qui se sont engagés à persévérer, créer et à produire, au lieu de rester des consommateurs inactifs. Si un peuple montre sa grande volonté et son civisme pour développer son pays, le gouvernement ne peut que se plier et travailler davantage pour son bien. Et donc le développement d’un pays n’est rien d’autre que la volonté de ses citoyens qui doivent travailler dur avec beaucoup de méthodes et d’intelligence, pour créer, inventer et investir. La volonté d’un peuple est le seul moyen capable de changement de mentalité et de développement durable créateur d’emplois. Le discours de Me WADE sur un certain laxisme de l’administration, prend toute son importance. Je citerai la théorie de Adam Smith sur le travail : « le travail est productif s’il crée de la valeur, et qu’un travail est productif s’il contribue à augmenter le capital qui l’emploie ». Il faudra une prise de conscience collective et une ferme volonté du gouvernement de changer les mentalités, pour éradiquer ce phénomène qui ne fait que nuire la rentabilité et l’efficacité de certains services. Le changement de mentalité passe aussi par l’instauration d’une culture d’entreprise qui doit être enseignée très tôt aux jeunes, voire même au collège pour mieux les préparer au monde du travail. La vie en entreprise est souvent délicate car il faut souvent apprendre à vivre ensemble avec ses collègues, dans un souci de d’efficacité et de résultat. L’esprit d’entreprise exige du salarié de prendre à son niveau, les initiatives nécessaires à la bonne exécution de son travail et à la bonne adaptation de son entreprise à l’environnement. Cette culture commune, véritable identité de l’entreprise, sert à la fois de référence et de guide. Elle permet d’orienter l’action en fonction du projet collectif. Les mesures, envisagées par Me WADE, en faveurs de l’emploi des jeunes en 2010 telles que l’aménagement de 23 fermes pilotes, les réseaux de boulangerie et l’embauche de 5000 jeunes dans le cadre de la grande muraille verte et la création de la maison de l’outil pour promouvoir les métiers, méritent d’être soulignées. La grande offensive pour la nourriture et l’abondance (GOANA1&2) qui connaît un succès net, et dont les objectifs sont l’autosuffisance alimentaire du Sénégal en 2012, devrait pouvoir non seulement fournir du travail aux différents acteurs agricoles, mais aussi créer des emplois indirects par le biais de la distribution. Il faudra créer de grands réseaux de distribution, des centrales d’achat et des plateformes pour la commercialisation des produits agricoles. L’Etat et le privé devraient y occuper des rôles prépondérants pour accompagner les agriculteurs dans ce très grand défi. Biram TOURE
WADE BAAXNAFI www.facebook.com/wadebaaxnafi
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