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Karim messiah Wade de Senelec Par Frédéric Tendeng Avec Karim Wade et ses guignols, le ridicule ne tue jamais. Le super ministre omniprésent et omnipotent, surtout lorsqu’il s’agit de transactions mettant en jeu de fortes sommes d’argent, est maintenant projeté par le menteur Samuel Sarr comme le sauveur et seul messie dont l’intervention mettra fin aux coupures et aux agissements mafieux érigés en règle à Senelec.
La présence inutile Mercredi dernier à Guédiawaye de ces deux énergumènes de businessmen doublés de comédiens-politicards, est en réalité un exercice de réponse à leur besoin fatal de dominer la peur bleue qu’ils ont de la banlieue dakaroise puisque pour rallier le peuple martyrisé par Senelec à son arnaque et ses magouilles, Samuel Sarr, en malin manipulateur, avait fait dire à Seydina Kane, le 10 Janvier dernier, que la fin des coupures de courant était proche car un transformateur neuf sera à Dakar le 29 janvier 2010 alors que GTI sera opérationnel en mi-février. Jusqu’ici, pas une seule once de ces affirmations ne s’est réalisée. Alors que les habitants de cette agglomération attendent la réception du transformateur commandé en Chine et annoncé il y a deux mois, les deux hommes d’affaires préférés de Wade leur offrent une incongruité de signature de convention d’un projet. Et comme à leur habitude, Samuel Sarr et Karim Wade flanqués de la marionnette Seydina Kane, érigent le mensonge en règle, font de la diversion et évitent d’apporter les réponses attendues par les populations au sujet de la fin des misères que leur inflige Senelec et sa bande d’incompétents. Or, le mal qui frappe Senelec est profond. Jeudi 11 Février, le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (Sutelec), Lamine Diarra dit ce que tout le monde savait déjà. Des groupes électrogènes des centrales du Cap des Biches, de Bel Air et de Kounoune sont en panne. En fait, le groupe 403 de la centrale de Cap des Biches d’une capacité de 19 Mégawatts est à l’arrêt tandis que le groupe 303 d’une capacité de 25 Mégawatts, est en panne. Des machines sont également en panne à la centrale de Bel air. La centrale de Kounoune dont certaines machines sont tombées en panne ne produit que 40 au lieu des 60 Mégawatts. C’est le cas de la centrale de Kahone à Kaolack, inaugurée en grande pompe par Abdoulaye Wade, qui ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Ce qui fait un déficit de plus de 70 Mégawatts (une quantité beaucoup plus importante que les 50 Mégawatts de GTI). Dans cette confusion, Abdoulaye Dia, le directeur des transports de Senelec admet l’existence du mal qu’il met sous le coup de la maintenance de certaines machines. Ce que Samuel Sarr et ses doungourous ne disent pas, c’est que Senelec a déjà épuisé sa consommation de droit à Manantali au dernier trimestre 2009 et avait déjà grignoté celle du premier trimestre 2010 provoquant maintenant un rationnement de la fourniture d’électricité à partir de cette unité sous-régionale qui ne met plus à la disposition du Sénégal qu’une production variant entre 20 et 40 mégawatts au lieu de 60 comme prévu. Toute la diabolisation faite autour de GTI (qui ne produit que 10% du courant de Senelec) n’est que de la poudre jetée aux yeux des sénégalais. Il s’agit de piller Senelec et de préparer graduellement nos compatriotes à cautionner une nouvelle grosse arnaque savamment montée par Samuel Sarr, un homme très rompu aux basses manœuvres génératrices d’argent sale. Pour cela, il fait toujours appel à la Méthode Wade-Family & Co. Il faut d’abord provoquer un chaos national par des coupures de courant, un approvisionnement irrégulier doublé d’une augmentation du prix de l’électricité qui crée une confusion. Ensuite une intervention du fils du chef de l’Etat qu’on nous présentera encore comme MONSIEUR KARIM WADE, LE MESSIE NATIONAL. Monsieur nous introduira à des «hommes d’affaires faiseurs de miracles» qui promettront monts et merveilles. Et du coup, la mafia libérale entre en action puis se partage tous les segments de la fourniture, de la production et de la distribution énergétique du Sénégal. C’est en cela qu’il faut comprendre la sortie de ce Monsieur à Guédiawaye. A la recherche de liquidité d'un montant de 100 milliards, afin de terminer les Chantiers de l’ANOCI le Président Wade et son fils avaient bazardé le plus juteux des piliers économiques du Sénégal, les ICS, aux Indiens. Après les ICS, le Port de Dakar, les licences de télécommunications, les terres et plages du domaine national, c’est au tour de Senelec d'être servie à la table des nébuleux oligarques. Samuel Sarr qui traitait GTI de tous les noms, trouve subitement en cette société la poule aux oeufs d’or parce que les oligarques de ce régime ont indûment mis la main sur GTI depuis longtemps et continuent de mentir aux Sénégalais. Lorsque Samuel Sarr parle d’un règlement à l’amiable qui permet à l’Etat d’acquérir 90% des actions de GTI, il ne dit pas que des navettes secrètes entre Dakar et Paris ont permis au chef de clan de se taper 15% de ces parts sur le dos du contribuable. Au moment opportun, la mafia libérale va donc nous faire croire que les 90% d’actions rachetées par l’Etat sont confiés à un consortium du genre qui gère le bateau Aline Sitoé Diatta. Ce sera le moment idéal du partage pour le Parrain Wade, son fils Karim, Samuel Sarr et leurs frères businessmen. Il y a que deux facteurs sont venus perturber les plans macabres de cette horde de pilleurs de notre économie nationale. D’abord, la clause dite léonine qui empêche Samuel Sarr de dormir et ensuite le refus de Bin Ladin Group de récupérer l’ensemble des 34% d’actions cédés par Total à la Société Africaine de Raffinage. Le plan d’accaparement de GTI voulait bâtir son succès en s’appuyant sur un approvisionnement régulier de fuel pour les centrales de Senelec sous l’oeil affable du disciple Cheikh Tidiane Sy. Puisque la SAR importe plus qu’elle ne raffine, il fallait un actionnaire fiable comme Bin Ladin Group qui s’est très vite rendu compte du piège et n’a accepté que 14% des actions qui lui étaient offertes en attendant de s’entourer de garanties, même si Samuel Sarr avait déjà menti à l’Assemblée Nationale pour dire qu’un accord a été trouvé avec ce Groupe. Maintenant que ce plan a foiré, la mafia veut amener GTI à transformer sa centrale de combustible en centrale de gaz. Les leviers pour obliger GTI à opérer cette mutation (coûts de transformation, prise en charge et identité de l’entreprise qui va réaliser cette opération de transformation) seront très déterminants pour situer la véritable marge de manoeuvre de Samuel Sarr et ses patrons dans cette affaire. En attendant de matérialiser son emprise sur la production de Senelec, la mafia passe sous silence les magouilles sur les locations temporaires de groupes électrogènes, organise la vente des ampoules à basse consommation, met en place 100.000 nouveaux compteurs à prépaiement, assure le gain sur 61.500 comptages de clients et met en place une télé-relève pour ne laisser filer aucun franc des malheureux abonnés qui vont toujours subir les coupures. fredcikaw@gmail.com
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