Frédéric Tendeng est journaliste et actuel Coordonnateur de la Rédaction du quotidien sénégalais KOTCH appartenant au groupe Psp, éditeur des magazines NOUVEL HORIZON et THIOF. Il a aussi été Rédacteur en Chef de la radio Sud Fm Banjul jusqu'en Octobre 2005, lorsque le Président Abdoulaye Wade ordonna aux autorités Gambiennes de fermer cette radio dont l'indépendance et la critique objective des premières dérives du Sopi devenaient gênantes. 

Aujourd'hui, Frédéric est le cofondateur et Chef du Desk Sénégal du journal en ligne www.jollofnews.com qui est un outil d'information et d'éducation au service de la Sénégambie et de la CEDEAO.

Auparavant, il était sous rédacteur en chef du quotidien national gambien Daily Observer avec lequel il a notamment couvert le naufrage du bateau Le Joola où officiellement 1863 personnes furent tuées. 

En 2006, Frédéric Tendeng a été le rédacteur en chef  de la radio Xfm Mbour et du bihebdomadaire du groupe de presse privé Xew-Xew Communications dont il s'est séparé en 2008 pour travailler en indépendant.



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L'homme qui plonge le Sénégal dans le Noir
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L’homme qui plonge le Sénégal dans le noir

Au lieu de véritables réponses sur l’incapacité du régime à fournir de l’électricité, Samuel Sarr avait minimisé la situation et donné rendez-vous aux députés et aux sénégalais au plus tard le 15 Août qui vient de s’écouler pour un rétablissement de la situation d’avant crucifixion que nous impose Senelec. Une nouvelle fois c’est le colmatage discursif et répétitif qui est servi en lieu et place de solutions concrètes. En fait on ne pouvait espérer mieux de Samuel Sarr dont l’entêtement suicidaire dans toute démarche est le trait de caractère qui décrit le mieux sa personnalité. C’est toute l’histoire de cet homme qui plonge le Sénégal dans le noir depuis son passage à la tête de Senelec suivi de son installation au sommet du ministère de l’énergie.

Des déboires gambiens au paradis sénégalais

Le 22 Juillet 1994, le lieutenant Yahya AJJ Jammeh prend le pouvoir en Gambie. La communauté internationale condamne les militaires et impose un embargo qui  donne du tournis à la junte au pouvoir composée de jeunes sous-officiers inexpérimentés. C’est une aubaine pour Samuel Sarr.

L’homme qui a un ascendant gambien active ses connexions dans ce pays. Il y faisait son business à travers Gampower Company puis se rapproche d’Amadou Samba, un homme d’affaire gambien devenu l’oligarque favori de Yahya Jammeh. C’est donc Amadou Samba qui l’introduit au nouvel homme fort gambien qui est séduit par les offres de sortie de crise de Samuel Sarr. Jammeh fait obtenir à Samuel Sarr un passeport diplomatique et avec son chef de protocole, Batata Jawara,  le chef de la junte gambienne lui confie la mission de négocier auprès de la Nigerian National Petrolium Company et d’extirper des cargaisons de pétrole brut à enlever que l’état du Nigéria livre à la Gambie depuis l’ère Dawda Kaïraba Jawara, le président renversé par Yahya Jammeh. Il s’agit de plus de 200 000 tonnes de pétrole répartis en 20 000 barils de pétrole à enlever par jour que Yahya Jammeh confie à Samuel Sarr. Les nigérians et la société affrétée par la NNPC pour le transport du pétrole sont mis sur la touche. Dans ce coup, le rôle du dictateur nigérian Sanny Abacha arrivé au pouvoir quelques mois plus tôt avant cette affaire, a été l’objet d’une commission d’enquête parlementaire au Nigeria.
Samuel Sarr active ses réseaux en Europe et entre en contacte avec Chantrills LLC, une société britannique, maintenant disparue. Elle était chargée de sortir les cargaisons de pétrole hors du Nigéria vers une destination seulement connue de ces deux parties. Le pétrole est ainsi écoulé dans le marché noir et le produit des ventes que Chantrills estime à plus de 26 millions de dollars, est versé dans un compte bancaire en suisse ouvert au nom de Yahya Jammeh. Les gambiens ne verrons jamais la couleur, ni l’argent du pétrole que le Nigéria livrait à leur pays. Cette magouille explose en 1996 lorsque Chantrills LLC porte plainte en Angleterre contre Samuel Sarr et Yahya Jammeh pour non respect de clauses de contrat. Chantrills révèle dans sa plainte que Samuel Sarr ne s’est jamais acquitté des honoraires du contrat à enlever et réclame 36 millions de dollars US de dommages pour rupture de clauses de contrat.

L’opposition gambienne par la voix de Lawyer Ousainou Darboe, patron du United Democratic Party (UDP) fait de cette affaire ses choux gras. Samuel Sarr que les Gambiens appelaient affectueusement Sam Sarr est brièvement arrêté puis libéré par le service de renseignement gambien de la National Intelligence Agency (NIA) qui le suspecte d’avoir éventé l’affaire, faute d’avoir touché toutes ses commissions après son travail « bien fait ». Echaudé par la NIA et devant l’opinion publique gambienne qui voulait en savoir plus sur cette affaire, Samuel Sarr nie d’abord l’existence du scandale. Mais devant les révélations du journal gambien The Independent et la levée de bouclier simultanée au Nigéria, Samuel Sarr recule. Il avoue l’existence du procès à Londres et tente de laver son employeur, Yahya Jammeh.

Il peut compter sur ses amis dont l’un est Baba Jobe, alors Président du Groupe de la majorité parlementaire du APRC au pouvoir. Baba Diop était aussi président du conseil d’administration du quotidien national Daily Observer. Rappelons pour la petite histoire que sous le coup d’un mandat d’arrêt international en 2000 pour trafic de diamants de la guerre du Sierra Léone et blanchiment d’argent sale, Baba Jobe a été envoyé en prison depuis huit ans par la justice de son pays pour crimes économiques et atteinte à la sureté de l’état gambien.  Samuel Sarr pouvait aussi compter sur un autre soutien de taille, celui d’Amadou Samba, l’oligarque écran et prête-nom de Yahya Jammeh comme propriétaire du quotidien national gambien, Daily Observer. Ensemble, ces deux hommes tentent de voler au secours de Samuel Sarr. Amadou Samba appelle alors Chérif Bojang, le rédacteur en chef de ce journal et lui demande d’interviewer personnellement Samuel Sarr.

Dans l’interview téléguidée, Samuel Sarr avoue son implication dans les transactions avec Chantrills mais il indique que Jammeh ne savait rien de l’affaire. Le lendemain de la publication de l’interview, tous les éditoriaux de la presse indépendante gambienne tiraient à boulet rouge sur Samuel Sarr lequel, selon eux, a implicitement avoué que c’est lui le voleur du pétrole non payé à Chantrills LLC.

Le 18 Mai 2000, les députés de l’opposition de l’UDP, Omar Kebba Mass, Seedy Amang Kanyi et Kemesseng Jammeh estiment que l’affaire est grave et font monter la pression à l’Assemblée Nationale Gambienne. Ces députés demandent donc à Dominic Mendy, le ministre du commerce de l’époque, d’éclaircir le rôle joué par Samuel Sarr dans cette affaire. Le ministre explique que Samuel Sarr est bel et bien impliqué dans le deal avec Chantrills et ajoute que lui seule (Samuel Sarr) peut-être tenu responsable des allégations portées par les britanniques puisque Yahya Jammeh n’a jamais été au courant des agissements parallèles de Samuel Sarr dans la mission qui lui a été confié. Les députés insistent alors pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de traduire Samuel Sarr devant la justice.

Au vu des menaces de déballage qui pouvaient éclabousser le président Jammeh, la commission d’enquête parlementaire ne vit jamais le jour car la majorité mécanique de Jammeh bloqua tout le processus. Pendant ce temps en Angleterre, le gouvernement gambien sous la houlette du ministre des affaires étrangères Sedat Jobe limite les dégâts, se plie aux exigences de Chantrills et demande un arrangement à l’amiable qui lui permet de ne pas révéler le montant exact des dommages versés à Chantrills dans cette affaire.

Le 08 Janvier 2001, alors que la tempête semblait se calmer, Samuel Sarr fait une déclaration qui contredit ses premiers dires à la radio privée Radio One FM. Dans l’émission Sunday News Hour animée par George Christensen, Samuel Sarr indique qu’il est le seul responsable dans cette affaire. Mais il ajoute que le président Yahya Jammeh était courant.  Cependant dit-il « Jammeh n’a jamais été impliqué dans le management du dossier avec Chantrills ». Samuel Sarr ajoute qu’il est prêt à parler à une commission d’enquête parlementaire sur la question.

Pour une première fois, le président Gambien est directement mis en cause dans l’affaire suite aux nouvelles révélations de Samuel Sarr. Devant la levée de bouclier qu’ont suscité ses déclarations et les menaces sur sa vie, Samuel Sarr quitte Banjul en catimini le 19 Janvier 2001 pour Dakar. Il est interpelé dès sa descente d’avion à l’aéroport Léopold Sédar Senghor  puis relâché. Il est rentré depuis dans les bonnes grâces de son ancien compagnon et ami devenu Président Abdoulaye Wade qui le parachute Directeur Général de Senelec et Ministre de l’énergie plus tard.

Le bourreau du sous secteur de l’électricité

En 2003, lorsque M. Cheikh Diakhaté quittait la direction de Senelec, il y avait un déficit de trésorerie de 12 milliards de nos francs, essentiellement constitués de dettes pour la fourniture de fuel. La Subvention de l'État, en cette année 2003, était de 5 milliards 600 millions de nos francs. Les coupures abusives n'étaient pas entrées dans nos mœurs. Lors de son départ de Senelec, le 15 Octobre 2006, Samuel Sarr, lui va laisser 127 milliards CFA de déficit de trésorerie malgré un soutien de l'État de près de 60 milliards de nos francs de 2005 à 2006. Samuel Sarr n’aurait jamais été ainsi un ministre dans un état bien administré puisque lorsqu’il prit en main le sous secteur de l’électricité, un rapport accablant commandité par la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE), montrait que cet homme n’a jamais été à la hauteur pour redonner un souffle à une société d’électricité déjà agonisante. Ce rapport avait été préparé sous la direction technique de Arona Rachid Niang, Expert en Ingénierie électrique (Consultant principal et Chef de Mission) avec la participation des consultants que sont Moustapha NDiaye, Expert en Ingénierie électrique, Saliou Diop, Expert en Electromécanique, Adama DialloI, Expert en Electromécanique, Cheikh Bâ, Expert en Système de Réseaux électriques, Abdoulaye O. Djibo, Expert en Sécurité industrielle.

Il ressort surtout de l’exercice que Samuel Sarr a laissé pourrir une situation catastrophique créée à Senelec dès l’accession d’Abdoulaye Wade au pouvoir. Là où la prévision des travaux en 2003 s’élevait à 2,324 milliards FCFA il n’y avait qu’une réalisation effective ou en cours de 524 millions FCfa, soit 22,5 % à la période de l’audit en Juillet 2007. Le Plan de Recouvrement de Puissance et de Fiabilisation prévu pour un montant global de 4,190 millions FCFA, ne connaissait pas encore une réalisation effective au passage des auditeurs à la même période.
L’audit averti surtout que ces « cas patents de report compromettent dangereusement la sécurité d’approvisionnement en énergie électrique » et cite en l’occurrence : la réhabilitation du poste de Cap des Biches pour 600 millions FCFA en 2001, qui s’est soldée par un report en 2002 et en 2003 pour les mêmes montants, donc sans réalisation jusqu’au moment du passage des auditeurs. Il y a aussi la réhabilitation du poste 90 kV de Thiona pour 200 millions FCFA en 2002, reportée en 2003 pour le même montant sans être réalisée jusqu’en Juillet 2007.

L’audit note que pour les grands projets, les problèmes de financement constituent souvent un obstacle. Il faut également noter des entraves consécutives aux lourdeurs du système et à son défaut de suivi. La vétusté et l’état de dégradation des ouvrages de distribution illustrent bien du peu d’importance accordée à la maintenance, en tant que fonction de planification de programmation et d’exécution des opérations de remise en état du matériel défectueux » notent les experts. Pire, la maintenance préventive est totalement ignorée et de surcroît difficile à mettre en œuvre, au vu des insuffisances en capacité de transit du réseau et du régime ‘’marche ou crève ‘’ qui constitue le fondement de son exploitation, disait le rapport qui précise que «toutes les fonctions devant concourir à une bonne maintenance sont déficientes. Les experts ont aussi noté le cas du personnel qui présente des insuffisances quant à la formation mais aussi, de la fonction gestion de stock qui n’est pas prise en compte de façon systématique. La plupart des besoins en pièces de rechange ne se faisant que lorsque de besoin, les moyens logistiques (outillage spécialisé, appareils de mesure, véhicules de liaison et de manutention) se trouvent dans un état dégradé ou font simplement défaut ».

SAR, la brèche de tous les excès

L’histoire retiendra que la promotion de Samuel Sarr au ministère de l’énergie a été un désastre pour la société Africaine de Raffinage (Sar), une des premières industries du pays de par son chiffre d'affaires (764 147 000$ en 2005). 
Au-delà de la mauvaise gestion, des pratiques obscures et des détournements largement couverts par la presse nationale il y a quelques mois, aucun nouvel investissement significatif n'a été fait pour accroître raisonnablement les capacités de stockage et de raffinage de la Sar qui atteignent à peine un million de tonnes, là où la raffinerie ivoirienne, la Sir (Société ivoirienne de raffinage), fait quelque 4 millions de tonnes. Vu son outil obsolète, la Sar ne raffine que du Bonny light, un pétrole extrêmement léger qui nécessite des coûts de raffinage pas élevés, selon certains spécialistes.

Les pratiques d’immixtion et de manipulation inopportunes du ministère de l’énergie à la Sar étaient telles qu’en Février dernier, les Français de la Banque nationale BNP-paris bas, se sont temporairement retirés du pool bancaire qui accompagnait le Sénégal dans le financement des Lettres de Crédits. Les français mécontents de la façon de faire du ministère de l’énergie, avaient estimé que le prix d'achat du combustible que le Sénégal voulait valider, était trop élevé et insupportable. C'est Arcadia, un groupe russo-nigérian, qui avait été retenu en ce moment par le ministère de l'Energie pour la fourniture du Sénégal en brut. Arcadia vendait le baril à Brent daté  -c'est le prix de référence pour les produits pétroliers en provenance des pays anglophones-  +7, 5$ US, alors que partout au monde il était vendu au maximum à +4$. Comme le Sénégal n'avait plus les moyens de payer ses factures cash -soit 50 millions de $-, comme l'ont exigé les traders d'Arcadia, c'est la BNP-paris bas qui se portait garant  pour permettre au pays de disposer du carburant. Ce qui avait provoqué l’arrêt des machines de la Sar pendant 20 jours. Le ministère de l’énergie était donc obligé de courir derrière des fonds pour assurer un approvisionnement régulier de combustibles. Ce qui a souvent alimenté l’hémorragie du budget de l’énergie.

Conseil des ministres du jeudi 26 février 2009 devant Wade, Samuel Sarr fait la fête à Abdoulaye Diop, ministre des finances, qui aurait refusé de gonfler l’enveloppe destiné à la Sar alors en arrêt de production depuis une quarantaine de jours. Abdoulaye Diop fait savoir que son ministère a bel et bien dégainé un milliard six cents millions de F CFA au profit de la Sar, que ce montant a été versé dans un compte de la banque CBAO qui aurait tout bonnement pris cette rondelette somme pour effacer une partie de la dette de trois milliards que lui doit la Sar. Samuel Sarr en profite pour dire des énormités à Abdoulaye Diop avant que Wade demande aux deux hommes de vite régler leur différend.

Les différents chocs pétroliers auraient donc entraîné, selon les analyses du ministère de Samuel Sarr publiées l’année dernière, l’évolution des coûts d’importation de pétrole brut qui étaient de 217 milliards de FCFA en 2003 et qui sont passés à 353 milliards FCFA en 2006. Il est curieux de noter que ces analyses font abstraction des données existant depuis l’accession de Samuel Sarr au ministère de l’énergie. Nonobstant, il en ressort une grosse aberration managériale quand on sait qu'en rapport avec sa vocation, il est plus économique et la valeur ajoutée avec, d'importer du brut, de le raffiner sur place et de mettre à la disposition du marché des produits de qualité et moins chers.

En réalité, la Sar importe plus qu'elle ne raffine et en valeur absolue, elle importe pour plus de 200 milliards de FCFA de produits pétroliers notamment du fini. Il se pose alors le problème de la modernisation des installations de la Sar pour effectuer une telle mission car les autorités sénégalaises de l’alternance n’ont jamais été capables, depuis des années maintenant, d'obtenir d'abord de la Sar qu'elle modernise l'existant.

L'argument de massue souvent servi par les responsables du ministère de l’énergie et de la Sar voudrait que les surcoûts liés aux investissements pour moderniser la Société en vue d’améliorer les spécifications techniques des produits, ne puissent être abaissés en raison de l’exiguïté du marché national et sous-régional. Ce qui est une contrevérité car face à la forte demande intérieure comme extérieure, la Sar est obligée de faire recours aux services de la sous-traitance et de s'endetter pour assurer l'importation de produits pétroliers afin de couvrir son marché. Or il n’existe aucune ouverture pour encourager une concurrence face à l’hégémonie de la Sar. Dire ainsi que le monopole de l’importation détenue par la Société africaine de raffinage (SAR) a été supprimé est une contrevérité. Les entreprises qui étaient titulaires de licences pour l’activité de l’importation sont passées de cinq en janvier 2003 à trois en 2009. En retour, on nous balance SENSTOCK pour le stockage et le transport de combustibles et le cartel libéral met au foutoir toutes les sociétés concurrentes (Shell, Total, Itoc, Orx etc.). De fait, le marché reste, dans tous les segments, dominé par les majors du cartel libéral qui ont maintenant fini de faire main basse sur la Sar.

La crise énergétique qui a failli avoir raison sur la société a donc servi de catalyseur et de prétexte, pour que les autorités renforcent la présence d’une oligarchie nationale  dans le capital de la société par compagnie interposée, au détriment des compagnies « mal vues » comme Total et Shell. Comme par hasard, Cheikh Tidiane Sy est appointé à la tête du conseil d’administration de la Sar lorsque Samuel Sarr révèle que cette société va bénéficier d’une marge de soutien à l’activité de raffinage (25 F par kg de produits noirs et 35 F par litre de produits blancs), pour l’épurement de sa dette de 85 milliards dont le régime avance dorénavant la solvabilité. Ce choix de Cheikh Tidiane Sy coïncide aussi avec la signature mardi 12 Janvier 2010 à Paris de la  convention de partenariat avec le groupe privé Bin Ladin Group ayant abouti à l’acquisition de 34% des actions de la Sar par ce groupe qui contrôle déjà le marché du nouvel aéroport Blaise Diagne. Contrairement à la demande du Sénégal qui voulait les voir mettre 210 milliards up-front, le groupe qatari a proposé à l'Etat de lui donner sa caution afin que le Sénégal puisse lever des crédits sur le marché  bancaire. C’est ainsi qu’en perspective, Ben Laden Group pourrait acquérir jusqu’à 50% des actions de la Sar. Il se trouve que depuis lors, les oligarques nationaux qui gravitent autour de ce nouveau major de la Sar s’activent à mettre sur la touche toutes les sociétés adjucataires qui ne font pas leurs intérêts. Shell et Total sont déjà balayés alors que les prestataires Itoc et Oryx sont servis sur le plateau de Cheikh Tidiane Sy. On le voit donc, ce n’est point l’effort pour l’accomplissement d’une mission de service public qui anime les responsables de l’énergie, mais plutôt la course vers un affairisme aventurier et à des fins très éloignées des préoccupations des sénégalais, comme Samuel Sarr le confirme du reste, en annonçant aux députés que la Sar va désormais se charger de l’approvisionnement exclusif de Senelec en combustibles.

 fredcikaw@gmail.com


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Commentaires
DEUG
SÉNÉGALAIS SÉNÉGALAISE LEVEZ VOUS SI VOUS VOULEZ SURVIRE
Ecrit par: generation deggdeug | 19/08 07:55PM

In response to Zeuss
je défie quiconque de prouver que Fred est un vendu avec des supposés deals avec les wades et le pouvoir. Zeus tu n'est qu'un minable à la solde des mafiosos au pouvoir. Fred est intègre. Et si tu es sur de ce que tu avance, affiche toi clairement et étale au grand jour ce que tu sais.
Ecrit par: THE TRUTH | 17/08 10:45PM


Wade sera sujet sans faute.Un drogue bien connu en Gambie au service d'un secteur aussi important que la Senelec.wade pour se moquait des senegalais mets a sa tete un voyou de rang special a la tete de ce secteur c'est se foutre des senegalais. Mais tout sera dans sa tete.
Ecrit par: | 17/08 09:59AM


Le parcours de notre ministre d'énergie est simplement hors pair. Comment un tel homme arrive-t-il à s'infiltrer dans les affaires de notre pays? Sans détour, Monsieur Sarr n'est qu'un bandit de grands chemins. Son courage l'engage à mentir sans remords et à visage ouvert aux Sénégalais. Son agendas sur les délestages est comme un capuchon d'une bouteille d'alcool. Toutefois, la responsabilité de notre président de la République est lourdement engagée. La problématique énergétique au Sénégal est plus grave que cela ne paraisse. Aller demander au ministère de l'énergie sa lettre de politique sectorielle ! La SENELEC que les gens critiquent n'est en réalité qu'une entreprise chargée de fournir de l'électricité au Sénégalais sur la base d'un cahier des charges. Aller voir le contenu de ce dit cahier des charges! Le vrai problème, ce n'est simplement la gestion de la Senelec, mais chose plus grave est qu'il n'y a pas une planification stratégique des politiques énergétiques qui fait défaut. Le pilotage à vue est le mode de gouvernance érigé par ce monsieur Sarr.
Ecrit par: mass | 17/08 07:40AM


F Tengeng tait toi et laisse Samuel en paix , tu es le plus vendu des journaleux . Sinon parle nous de tes deals avec le pouvoir et les wade ,,,, De la part d'un ami "less waxoul"
Ecrit par: zeuss | 17/08 06:50AM


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