Frédéric Tendeng est journaliste et actuel Coordonnateur de la Rédaction du quotidien sénégalais KOTCH appartenant au groupe Psp, éditeur des magazines NOUVEL HORIZON et THIOF. Il a aussi été Rédacteur en Chef de la radio Sud Fm Banjul jusqu'en Octobre 2005, lorsque le Président Abdoulaye Wade ordonna aux autorités Gambiennes de fermer cette radio dont l'indépendance et la critique objective des premières dérives du Sopi devenaient gênantes. Aujourd'hui, Frédéric est le cofondateur et Chef du Desk Sénégal du journal en ligne www.jollofnews.com qui est un outil d'information et d'éducation au service de la Sénégambie et de la CEDEAO.
Auparavant, il était sous rédacteur en chef du quotidien national gambien Daily Observer avec lequel il a notamment couvert le naufrage du bateau Le Joola où officiellement 1863 personnes furent tuées. En 2006, Frédéric Tendeng a été le rédacteur en chef de la radio Xfm Mbour et du bihebdomadaire du groupe de presse privé Xew-Xew Communications dont il s'est séparé en 2008 pour travailler en indépendant.
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MY VIEWPOINT SAMA XAALAT L'OEIL DU SAGE PARLONS-EN (Wax-Waxji)
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Garden-party Normand du 14 juillet
Par Frédéric TENDENG
Aujourd'hui, nos amis Français célèbrent leur fête nationale. A cette occasion, l'Ambassade de France à Dakar organise chaque année un garden-party pour marquer l'événement. De toutes les représentations diplomatiques dans la capitale sénégalaise, force est de reconnaître que le garden-party français du 14 juillet est le plus couru et le plus coté. Les autorités du gouvernement comme les leaders de l'opposition, les chefs religieux et les patrons d'entreprises prennent chacun du plaisir à être présents à cette fête.
C'est parce que jusque-là, les diplomates français en poste à Dakar ont su jouer la carte de l'équilibre entre les intérêts de leur pays et l'impérieuse nécessité de rester fidèles aux valeurs de la démocratie et du respect des aspirations légitimes du peuple sénégalais qui les accueille en toute fraternité. Les liens historiques et culturels aidant, cette cohabitation intelligente a forgé des liens basés sur la confiance et l'estime réciproque. Cependant, il y a lieu de s'interroger sur ce qui adviendra de la participation sénégalaise à la fête cette année. La prise de fonction à Dakar de l'Ambassadeur Nicolas Normand semble en effet marquer le point de départ d'une cassure entre le peuple sénégalais et la mission diplomatique de la France à Dakar. Arrivé par la volonté des Wade avec l'appui des cercles du lobby africain de l'Elysée, Nicolas Normand n'a jamais su se défaire de son péché originel de diplomate prédisposé à être soumis aux desideratas du pouvoir sénégalais. Bien au contraire, tout dans sa démarche et son approche renforce cette image. De tous les événements socio-politiques dont il a été le témoin au Sénégal, comme d'ailleurs ses collègues occidentaux, Nicolas Normand reste le seul diplomate qui n'ait jamais eu une lecture personnelle des situations. Sa démarche a toujours consisté à se fondre dans les réactions et les positions communautaires de l'Union Européenne. Au mieux, ce sont celles du Quai d'Orsay qui lui viennent au secours. C'est là tout le problème avec ce diplomate qui semble incapable de décrypter la géopolitique sénégalaise. Une étrange similitude avec le skin-doctor Bernard Kouchner qui l'a nommé ou encore Michelle Alliot-Marie. Ils sont deux figures emblématiques d'une diplomatie française qui n'a jamais su décrypter les événements du printemps arabe, un printemps qui les a finalement balayé tous les deux. En effet, l'Ambassadeur Normand s'est mis à dos les populations et l'opposition du Sénégal dans la foulée des protestations du 23 juin dernier, contre le projet de loi du président Abdoulaye Wade visant à instaurer un ticket présidentiel. Une proposition de loi indécente pour laquelle le second tour de l'élection présidentielle était quasi banni. L'Ambassadeur Normand était là mais n'a jamais su afficher une lecture personnelle et détachée de la situation grave qui prévalait dans le pays. Même s'il explique avoir pris connaissance du projet de Wade en même temps que tout le monde, son silence, brisé seulement quelques heures avant les manifestations, est perçu comme une démarche de complicité politique avec les Wade. Mieux il a été terne et hésitant semblant éviter de heurter toute susceptibilité des Wade.
Voilà pourquoi au risque d'agacer son excellence, le nom de son prédécesseur, Jean Christophe Rufin, revient très souvent dans les conversations au Sénégal. Car, Jean Christophe Rufin n'était pas seulement qu'un éminent écrivain et académicien. Il était aussi un diplomate au service de la France et du Sénégal. Il ne servait pas que les intérêts français. Il savait aussi tenir compte des aspirations du peuple et des intérêts sénégalais, gages de la réussite de sa mission pour la France. Il savait donc avoir une lecture personnelle des situations politico-sociales et n'attendait pas forcément l'Elysée, le Quai d'Orsay ou l'Union Européenne pour réagir. Tout l'antithèse de Nicolas Normand qui ne s'emballe que pour le plan Takkal de Karim Wade. Aujourd'hui, le casting ayant mené aux choix de cet Ambassadeur est bousculé par les populations sénégalaises qui ont réaffirmé leur emprise sur les destinés de leur pays. Il s'y ajoute que l'arrivée d'Alain Juppé à la tête de la diplomatie française ramène au premier plan la diplomatie gaullienne, connue pour exprimer une idée précise des ambitions de la France, des ambitions bien au dessus des intérêts des Wade.
Abdoulaye Wade en est la parfaite illustration, lui qui a été envoyé comme tirailleur sénégalais à Benghazi. Juppé l'a remis à sa place sans état d'âme à l'issue de sa mission accomplie. fredcikaw@gmail.com
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J'appuie votre constat
Je trouve M.Normand assez frileux dans sa politique mais attendons de voir, après tout cela ne fait qu'un an qu'il est à ce poste
Ecrit par: SEO | 02/11 02:52PM
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