Frédéric Tendeng est journaliste et actuel Coordonnateur de la Rédaction du quotidien sénégalais KOTCH appartenant au groupe Psp, éditeur des magazines NOUVEL HORIZON et THIOF. Il a aussi été Rédacteur en Chef de la radio Sud Fm Banjul jusqu'en Octobre 2005, lorsque le Président Abdoulaye Wade ordonna aux autorités Gambiennes de fermer cette radio dont l'indépendance et la critique objective des premières dérives du Sopi devenaient gênantes. 

Aujourd'hui, Frédéric est le cofondateur et Chef du Desk Sénégal du journal en ligne www.jollofnews.com qui est un outil d'information et d'éducation au service de la Sénégambie et de la CEDEAO.

Auparavant, il était sous rédacteur en chef du quotidien national gambien Daily Observer avec lequel il a notamment couvert le naufrage du bateau Le Joola où officiellement 1863 personnes furent tuées. 

En 2006, Frédéric Tendeng a été le rédacteur en chef  de la radio Xfm Mbour et du bihebdomadaire du groupe de presse privé Xew-Xew Communications dont il s'est séparé en 2008 pour travailler en indépendant.



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Un Conseil constitutionnel miroir du peuple

Frédéric TENDENG

Le 23 juillet a finalement vécu sans heurts. La détermination du pouvoir à faire de samedi dernier une propriété exclusive du Sopi et d'Abdoulaye Wade n'a pas prospéré. Au finish, le Pds s'est résout, malgré lui, à partager cette journée de démonstration de force avec le M.23 et l'opposition. Les manifestations terminées, l'on revient à la question essentielle qui s'est posée avant l'effervescence d'il y a deux jours. Abdoulaye Wade peut-il être candidat à un troisième mandat? La réponse est un "Non!" sans ambages, même si le camp du président sortant s'obstine à refuser de s'accommoder cette évidence. Au vue de l'importance capitale à accorder à cette question de la candidature de Wade et aux autres interrogations relatives à l'inscription des jeunes sur les listes d'électeurs ainsi qu'au déroulement du processus électoral, les discours sur le nombre de manifestants rassemblés à la Vdn ou la Place de l'Obélisque sont d'une trivialité insultante. Ce sont des analyses réduites à une estimations de foules et qui ne font qu'amplifier le scepticisme ambiant de nos concitoyens par rapport à la rationalité du discours de la classe politique sénégalaise.

Le vrai débat est donc à chercher auprès des populations qui l'ont déjà engagé depuis le 23 juin dernier. Ce sont en effet ces populations, mues d'une conscience citoyenne active, qui feront le prochain président de la République. Malheur à ceux qui ne comprennent pas encore cette donne de l'histoire en marche du pays. C'est d'ailleurs le moment d'interroger la conscience de toutes les personnes concernées de près ou de loin par cette "farce" mal venue de la candidature à un troisième mandat d'Abdoulaye Wade. L'on peut en effet concéder au vieux chef du Sopi le réflexe, somme toute humain, de vouloir sauver ses arrières à l'orée de son mandat en cours. C'est pourquoi il tombe de plus en plus dans un autisme qui l'enferme dans sa négation de l'évidence sur l'invalidité de cette prétention exagérée dont ses protégés, en danger, veulent bien lui faire croire le bien fondé. Par contre, il sera impossible de concéder aux cinq sénégalais du Conseil constitutionnel un passage par les détours sinueux de l’application de la loi pour tenter de faire valider cette candidature impossible au peuple. Ce peuple, c'est celui qui n'attend pas les politiciens pour défendre l'intégrité de la constitution. C'est aussi ce peuple qui agit spontanément pour la cause nationale comme il l'a fait le 23 juin dernier. Il n'a pas besoin d'un T-shirt ou de 2000 francs Cfa pour répondre à des appels aux objectifs éminemment politiciens.

C'est pourquoi les cinq Conseillers sont instamment interpellés pour intégrer l'exigence du respect de la constitution par le peuple dans leurs outils analytiques propres devant servir de référentiel à la validation du choix des présidentiables de 2012. Les populations rejettent déjà l'argument fallacieux brandi par les affidés du Sopi qui consiste à vouloir réduire le rôle du Conseil constitutionnel à seulement vérifier les critères contenus dans le dossier de chaque candidat à la présidentielle en faisant fi du nombre de mandat déjà exercé par Abdoulaye Wade. Il n'y a que les défenseurs des privilèges acquis par les détournements et l'imposture pour défendre de telles positions. Malheureusement pour eux, Wade ne saura jamais faire la déconnexion entre la politique électorale, c'est-à-dire, celle à destination de ses militants (ma waxoon waxeet) et la "politique des problèmes" comme celui de sa candidature illégale. Wade ne sait pas engager ce décloisonnement pour analyser séparément ces deux arènes.

Voilà pourquoi chacun des membres du Conseil constitutionnel doit sans délai commencer à réinterroger l’articulation entre le respect de la constitution, son devoir de conscience et l'intérêt national. Ils doivent aborder frontalement ce débat pour éviter un nouveau supplice au peuple et faire reculer Wade qui croit à tort que tous les sénégalais, y compris les membres du Conseil constitutionnel, sont encore fascinés par son personnage et lui acceptent toujours tout.


fredcikaw@gmail.com


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THANKS A LOT FREDERIC.
THANKS A LOT FREDERIC. TA PLUME EST TOUJOURS DE PLUS EN PLUS PERTINENTE ET SURTOUT OBJECTVE. COMME VOUS L'AVEZ ADROITEMENT SOULIGNE, LE CAMP DU SOPI VEUT DETOURNER LE DEBAT SUR LES ELEMENTS FONDAMENTAUX COMME L'IMPOSSIBILITE POUR WADE DE SE REPRESENTER ET SURTOUT L'EPINEUSE QUESTION DE LA DEMANDE SOCIALE.
Ecrit par: DIOP XILATES | 25/07 09:24PM


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