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Décidément, Wade et sa cohorte sont passés maîtres de la mauvaise foi doublée du ridicule et de l’hypocrisie. Voilà des individus animés de prétentions mégalomaniaques qui n’ont d’égales que les ambitions fantaisistes et surréalistes nourries et entretenues par ce vieux sénile de président dont le Sénégal peine jusqu’ici à trouver une formule adaptée à la retraite forcée dont il doit bénéficier de droit pour services rendus à la honte nationale et internationale, à la corruption, à la mal gouvernance et au népotisme. Et puisque que ce vieillard dévergondé ne rate jamais l’occasion d’exhiber sa nature provocatrice et belliqueuse, le voilà qui nous sert sur un plateau en plastique sa nouvelle trouvaille : une nomination au Nobel de la Paix. C’est infect, puérile et dégueulasse venant d’un homme dont le passage laisse toujours les traces indélébiles de la discorde, du deuil, de la prison et de l’impunité. Du bateau Le Joola à Maître Babacar Sèye, de la Casamance meurtrie par un conflit qui lui dépasse l’intelligence à Kédougou la rebelle, Wade n’a fait que porter malheur aux honnêtes citoyens de ce pays qu’il tente à tout prix de réduire à leur plus modeste expression. Depuis son accession au pouvoir, les citoyens de ce pays au premier rang desquels les journalistes, les opposants et tous les libres penseurs, sont traqués, traînés devant la division des investigations criminelle devenue une police politique, pour être ensuite humiliés devant certains juges véreux de son appareil de répression. En neuf ans de pouvoir, Abdoulaye Wade, sa famille et leur mafia aux affaires se sont illustrées par les abus à répétition sur la constitution, les institutions de ce pays et leurs corollaires essentiellement axés autour de la justice et des droits de l’homme. Le rapport 2007 du département d’Etat Américain sur cette question note par exemple que le Sénégal s’est illustré sur « […] des cas douteux de détention et de mort dans le cadre d'enquêtes et de détention préventive prolongée (…) la corruption et l'impunité, la régression de la liberté d'expression, la liberté de presse, de réunion et la récurrence des menaces de mort contre des leaders de partis politiques de l'opposition, des syndicalistes, des journalistes ». Comment le Comité du Nobel aurait-il pu nominer à cette distinction un tel fossoyeur de la paix dans son propre pays et qui étend ses prétentions belliqueuses en Gambie, en Guinée Conakry, en Guinée Bissau et en Côte d’Ivoire?Le prix Nobel de la Paix est un titre de noblesse dédié à des femmes et des hommes résolument engagés pour une paix véritable dans leur pays d’abord et dans le monde entier ensuite. Ce sont des personnes de cohésion, de justice, d'éthique, d'équité, d'ouverture d'esprit et de coeur, ce qui est tout le contraire de Wade (xolam dafa xat). Barack Obama a trouvé son pays en guerre, en décadence économique et au bord de l’explosion sociale. Avec l’humilité et la générosité qui sont les siens, il a réussi à remettre cette puissance sur les rails en neuf mois alors qu'en neufs ans Wade a doublé les foyers de tensions et de haines, creusé les inégalités sociales puis cultivé et entretenu les frustrations dans tout le Sénégal. Aux confrères Abdoulaye Badji et Bassirou Seck qui se sont permis d’être les auteurs d’un article aussi dénué de fondement que de sens, je rappelle qu’au-delà du lauréat du Prix Nobel de la Paix, les nominés 2009 de cette distinction ne seront connus que cinquante ans après. Autrement dit, nous ne saurons les contendants à ce prix gagné par Obama qu’en 2059. Peut-être que Wade sera encore là pour briguer un énième mandat à la présidence du Sénégal qu’il chérit tant? Les articles donc les plus élogieux sur ce vieux président ne réussiront jamais à effacer sa gouvernance infecte marquée par une forfaiture dont lui seul et sa famille sont responsables. Si des confrères sombrent dans l’aventurisme au point d’accompagner cette mafia à la potence, ils n’auront qu’eux même à s’en prendre. Que Wade veuille encore espérer être lauréat de ce prix prestigieux, c’est son droit, mais il devra auparavant engager ce pays et ses hommes dans une concertation sincère pour reconstruire les institutions qu’il a détruit. Il devra ensuite se défaire de ses deux entonnoirs à sous et à lois que sont « son sénat » et « son assemblée nationale ». La dernière étape consistera à arrêter ses deux fils (le vrai qui s’est enrichi sur l’anoci et le faux qui s’est approprié les milliards du peuple qu’il a appelés fonds politiques et dont lui seul et son père d’emprunt connaissent la cachette).Wade pourra ensuite se démettre dès les mois prochain et espérer la clémence des sénégalais qui prieront pour la réussite de ses prochaines missions de paix qu’il engagera bien sure sans les bons offices de Cheikh Tidiane Gadio. fredcikaw@gmail.com Tel: +221 77 279 12 00
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