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L'Histoire s'invite encore dans le present des hommes.La rive gauche du fleuve Senegal a longtemps ete une contree agricole prospere.
Lorsque les francais l'ont occupe pour faire le commerce de la gomme et des esclaves,ils avaient deja projete d'y etablir une colonie agricole. Mais les habitants ne voulaient pas leur ceder la propriete des terres de decrue et la main d'oeuvre ne pouvait s'obtenir qu'a travers les travaux forces.Concernant le Dimar(englobant l'actuelle communaute rurale de Fanaye),la resistance farouche du saint Elimane Boubacar,jusqu'a Ali Diop en 1958,le regard sur la terre etait sacre,pour atteinte a son integrite,c'est un sacrilege a payer par le prix du sang.
La conquete coloniale achevee,les autorites francaises s'interesserent plutot a la culture commerciale de l'arachide dans l'ouest du Senegal.Meme si elles ont projete de grands travaux hydro-agricoles,elles les realiseront finalement sur le fleuve Niger.
Pour punir le Fouta,une longue parenthese de delaissement fut observee,et pourtant cette partie du Nord Senegal et Sud de la Mauritanie pouvait garantir l'autosuffisance alimentaire des populations.Il suffisait seulement de moderniser les moyens de production dans une perspective du concept "Bamtaare"theorisee et poussee dans la pratique par l'equipe de feu Ahmadou Malick Gaye dans la foulee des projets integres de l'Union pour la Solidarite et l'Entraide.
Mamadou Dia avait voulu favoriser par l'animation rurale la participation populaire au developpement.Apres son emprisonnement en 1962,le gouvernement de Senghor s'est efforce surtout de promouvoir la culture d'arachide.La production d'arachide a chute en 1965.Secheresse et epuisement des sols ont fait le reste;pour convaincre du retour aux cultures vivrieres.
Un systeme qui accable les paysans de dettes pour les semences,l'engrais.les charrues,alors que les hausses des prix du cours mondial de l'arachide ne profitent qu'a l'Etat.
En 1964,le Gouvernement du Senegal adopte la Loi sur le Domaine National,qui place toute terre non immatriculee comme propriete privee,soit presque toutes les terres du Senegal,sous le controle de l'Etat.Une loi de deux poids, deux mesures puisque certaines collectivites urbaines notamment a Dakar et Touba ont vite fait de brandir leurs"titres fonciers"concoctes a la hate sous des injonctions et complicites politiciennes.
La peripherie du Senegal est abandonnee a son sort,seulement visite en des periodes electorales,les nombreux bras valides dans la vallee partent travailler a l'exterieur.Parcequ'il n'y avait pas de grandes entreprises dans les localites,pas d'usines,pas d'avenir radieux en vue.
Depuis l'independance,il n'y avait eu en amont du Delta que quelques petits projets "pilotes",a Guede,et une station de recherche FAO a Matam.En 1973,la SAED a etendu son action a la basse vallee:a Nianga,elle endigue 10.000 hectares de terre de decrue,et met en place en 1975 un premier grand perimetre de 650 hectares.
La vallee n'a pas joue non plus un role de refuge pour l'elevage lors des secheresses.Les perimetres irrigues,trop peu etendus,ne permettent pas de nourrir le cheptel local ni de compenser la perte des paturages de saison seche;l'acces des animaux au fleuve n'a pas ete prevu.La complementarite du waalo et du dieri a ete rompue.
Pour rappel,le document intitule"Le Programme integre de developpement du bassin du Senegal"en douze volumes,fait par un bureau d'etudes francais pour le compte du PNUD et de l'OMVS,declare que le but est de mettre en valeur de 300.000 a 400.000 hectares de terre irriguees,avec une double recolte annuelle.
Les cultures de base seront le riz et le ble;les surfaces de sorgho et de mais devront diminuer progressivement.
De nombreuses voix se sont elevees pour mettre en garde contre les consequences previsibles des projets de l'OMVS.C'etaient des gens competents,agronomes,economistes,sociologues,journalistes.Ils n'ont pas ete ecoutes.
Adrian Adams,expert et ami pertinent du developpement disait dans son oeuvre:"Le long voyage des gens du fleuve" en 1977,ceci:La mise en valeur du fleuve Senegal est une tache primordiale pour les peuples du fleuve et des pays riverains dans leur ensemble.Si toutefois elle devait se faire selon les objectifs et les methodes prevus actuellement,mieux vaudrait pour eux qu'elle ne se fasse pas"!
Si la politique des barrages avait reussi,on en serait pas la aujourd'hui.Et il serait interessant que les candidats a la presidentielle de 2012 qui etaient au pouvoir se prononcent la-dessus,et disent leur par de responsabilites dans cet echec lamentable qui a englouti des milliards!
Maintenant quel investisseur aujourd'hui?Et parlons du brulant present dont la communaute rurale de Fanaye est le point focal.D'abord regretter qu'il y est mort d'hommes.Des cousins,des familles que tout reuni qui s'entretuent sans savoir pourquoi?Manipules,desinformes par des individus et groupes interesses!
Ce n'est toujours pas facile de parler de maniere objective d'une affaire quand c'est un jeune frere de meme pere et mere qui est au centre des protagonistes.Mais je me fais confiance quant a au sens de l'Histoire et des principes qui m' ont toujours guide.
Il s'agit d'un projet initie par SenEthanol,j'ai eu la chance de parcourir le document qui m'a ete remis par une tierce personne,honnete le frere Boubacar fidele continuateur de feu Ahmadou Malick Gaye,avec Thierno Aliou Ba qui souffrent de ne pas etre ecoutes dans cette affaire.
Personne n'en doute,les biocarburants sont l'energie de l'avenir.Toutes les voitures au Bresil roulent a l'ethanol.Les voitures au Senegal pourront consommer l'ethanol sans necessite de changer de moteur.C'est la seule solution pour notre independance energetique.C'est normal que les lobbys petroliers suivent de pres et s'opposent a tout ce qui bouge contre la concurrence au petrole,quite a payer des hommes de main et organiser des guerres citoyennes pour maintenir leur standard.
A Fanaye,voila ce qui s'est passe:le projet est vote sur 26 voix,4 sont defavorables.La procedure est suivie,meme si on le sait le niveau des elus laisse a desirer(c'est un phenomene regretable que l'on note meme a l'Assemblee Nationale,au Senat),vote automatique et sans rien savoir du contenu.Le proverbe pulaar dit:"seeno fo e gundooji mum" ;on a les dirigeants que l'on merite.
Les detracteurs du projet disent que des villages seront deplaces,les promoteurs jurent que tous les villages seront contournes,dotes de voies de sortie vers la route nationale.J'attends que l'Etat se prononce la-dessus.
Il sera le plus grand projet de tournsol au monde qui va generer mensuellement 25.000 tonnes;une piste d'atterissage pour l'epandage des terres par avion;les villages seront alimentes en eau par des routes d'irrigation,developper des cultures fourrageres pour le betail;des GIE de femmes ont ete creees et soutenues financierement;du travail pour 400 villageois,qui,en attendant que les cultures demarrent touchent la somme de 4000Fcfa/jour;des infrastructures et actions sociales,etc..
Mais ce qui cause la surenchere et la cabale de certains opposants de bonne foi,c'est l'opacite dans laquelle l'affaire est conduite.Oui,quand un projet qui mesure quatre fois plus que la superficie de l'exploitation de la CSS voit le jour,les conditionalites doivent etre connues et clairement explicitees aux populations,car pour la reussite d'un projet aussi bon soit-il,si la population n'adhere pas,c'est voue au conflit.
Fanaye risque donc de perdre un bon projet de developpement qui est mal compris par les populations,sabotte par les pions des petroliers,saborde par des querelles politiciennes.
Il est a noter que la tete de fil de lutte contre le projet se trouve un depute PDS au parlement propre cousin a ce meme Karass Kane,PCR de la communaute rurale de Fanaye.Des querelles politiciennes qui ont mobilise en abusant une partie de notre diaspora qui avait tout interet de soutenir les investissements dans leur patelin pour un retour organise en concert avec une bonne gestion des ressources locales.Ils reviendront avec leur expertise et gout du travail.
Bien evidemment,un projet de developpement ne doit pas etre sujet a des cotteries familiales et doit etre signe et contresigne par les responsables dument mandates et non des cousins ou nieces qui n'ont jamais mis pied au terroir.
Cinq conditions pour sauver ce projet:
1-Ramener le calme dans les esprits surchauffes
2-Depolitiser le projet,en misant sur des criteres de competence dans les recrutements;
3-Communiquer des enjeux,accords avec l'investisseur;
4-Briser le mur d'opacite par une transparence aux instances de decision;
5-Une gestion transparente des ressources,du contrat liant l'investisseur a la collectivite locale.
Allah sauve Fanaye des demons de la division par les monstres assoiffes de "Fitna"!!!
Makkane
President de la Cellule
Union pour la Solidarite et l'Entraide(U.S.E)
New-York
Pour sauver ce projet singulier dans sa dimension,il faut cinq conditions a mettre en oeuvre dans l'immediat.
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