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[05/12 07:59PM]


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[28/07 08:43AM]
Mais au Sénégal dans quelle republique sommes-nous PAR MANDIAYE GAYE
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Mais au Sénégal, dans quelle république sommes-nous ?

 

Comment un ministre de la république ose t-il, dans une république normale, inciter des gens de son terroir à revendiquer plus fort pour avoir plus de gains ? Non pas pour des causes justes comme par exemple plus de justice sociale, d’emplois aux ayants-droit, d’hôpitaux bien équipés avec suffisamment de médicaments pour se soigner, d’écoles dotées de matériels adéquats ainsi que d’enseignants aptes et suffisants pour mieux étudier, d’électricité pour satisfaire les abonnés de la Sénélec etc.., mais, pour plus de postes ministériels et directeurs généraux pour les militants PDS, comme si le Sénégal était leur propriété privée ou appartenait à Abdoulaye Wade, pour qu’il en fasse ce que bon lui semble.

Les  propos ne sont pas seulement ridicules, mais ils sont extrêmement graves et dangereux pour notre pays, parce que cela montre à suffisance que nous sommes gouvernés par de véritables charognards qui se trouveraient autour d’un cadavre en putréfaction avancée et qui sont pressés de se le partager. C’est aussi la confirmation sans conteste que le gouvernement de la république sous Me Wade, est effectivement un simple gâteau à se partager entre Me Wade et tous ceux qui le soutiennent dans son entreprise de déconstruction de la nation sénégalaise.

Imaginez un seul instant, que dans tous les coins et recoins du Sénégal, que les citoyens en fassent de même, en réclamant chacun de son côté, un ceci ou cela ! Comment allions-nous nous en sortir ? Il est d’autant plus grave, que l’auteur de tels propos, est un ministre d’Etat et de surcroit celui des Forces armées. Ce qui suppose qu’un tel homme, pourrait bien prétendre devenir un jour le chef d’Etat. Que Dieu nous en garde ! Pensez-vous qu’un tel Sénégalais a une hauteur d’esprit et assez d’équité pour être à équidistance entre deux citoyens sénégalais dont l’un est membre du PDS et l’autre citoyen tout court ? Il est évident, qu’il en serait absolument incapable. A partir de ce postulat, nous pouvons parfaitement affirmer et à juste raison que le ministre Baldé, dans la station où il se trouve, ne traite pas tous les Sénégalais sur le même pied d’égalité, au regard de ses tristes propos indignes même d’un simple citoyen, il fait de la discrimination.

Pour rappel, la constitution dispose et impose aux gouvernants en ces termes :

« - l'accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l'exercice du pouvoir à tous les niveaux ;

- l'égal accès de tous les citoyens aux services publics ;

- le rejet et l'élimination, sous toutes leurs formes de l'injustice, des inégalités et des discriminations ; »

Me Wade par ses choix erronés, fondés uniquement sur la capacité des uns et des autres à le flatter et le parti pris manifeste ou la discrimination, qui faussent l’égalité des chances des citoyens sénégalais devant la loi, a mis le pays dans une désorganisation totale sur tous les plans et le place dans un Etat de non droit effectivement.

En dehors du cas Baldé, il y a aussi, celui du ministre Omar Sar, chargé de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’Assainissement. Le  ministre Omar Sarr et son cabinet qui, au lieu de s’atteler à nous trouver des logements décents à portée de nos bourses et de tout faire pour éradiquer une fois pour toutes les inondations récurrentes, non, ils préfèrent louer honteusement les capacités de manœuvres d’une prostituée, pour liquider un « frère-adversaire » politique qui menace leur position de prébende. Mais quand c’est  le chef de l’Etat et ses ministres qui ignorent, même le sens de la république et de la citoyenneté, on peut alors, bien se demander, dans quelle république sommes-nous ? Nous sommes au regret malheureusement, de constater que c’est cette situation-là qui prévaut présentement dans notre pays. Si Me Wade était à la hauteur de ses prérogatives républicaines, de tels propos seraient condamnés sans concession avec la plus grande fermeté, et l’auteur serait sévèrement sanctionné, en commençant par le décharger des ses fonctions actuelles. Mais hélas Me Wade occupe une place qui n’est vraiment pas la sienne!

La vraie « réussite » de Me Wade, c'est d'être arrivé à détruire en partie tout ce qui pouvait représenter la morale, la foi, la dignité, l’honnêteté et l’honneur dans notre pays, il a entrepris de remplacer à tout prix et partout, les vertus par les vices. Ainsi l'argent du contribuable est mis à profit pour corrompre les honnêtes citoyens qui lui résistent et acheter certaines consciences en ventes sans état d’âme. Et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour transformer les sénégalais en des objets dépourvus de faculté mentale ou des sujets qui sont obligés de se soumettre à ses vœux et désirs.

Baldé s’est exprimé peut être malencontreusement, mais il a émis parfaitement, le sentiment général, partagé par tous les gens qui nous gouvernent, du sommet à la base. C’est certes triste, mais ils pensent tous exactement la même chose, pour eux, en dehors du PDS principalement et secondairement ceux qui les soutiennent, tous les autres Sénégalais comptent pour zéro.

Mais puisque nous sommes avec Me Wade, sous l’ère de la pensée unique, ceci traduit sans doute l’expression de leur chef et effectivement, ils fonctionnent tous sur le registre du parti pris sans état d’âme. C’est pourquoi, quand Karim Wade déclare en pensée, que le pouvoir ne s’hérite pas mais se mérite, il veut, à l’image de son père, nous endormir, pour lui permettre de dérouler tranquillement son plan machiavélique, qui le placerait à la tête du pays sans passer par les urnes, car il sait parfaitement bien, que son père ne le mettrait pas sur le même pied d’égalité que les autres Sénégalais, pour briguer le pouvoir. Comme Baldé le suggère si bien, à ses frères de parti de Bignona, si Karim revendique avec force le pouvoir auprès de son père, ce dernier fera l’impossible pour le lui remettre par a ou b, en dehors de tout mérite. Avec Me Wade, c’est l’argument de la force qui l’emporte sur la force de l’argument malheureusement, voilà pourquoi Baldé indique cette voie-là.

Les Sénégalais sont témoins et notent, que tous ceux qui revendiquent pour des causes justes, relatives à leur existence sociale, pour leur dû, pour réclamer la fourniture normale d’électricité, pour éradiquer les inondations etc.., sont souvent victimes de répression et de bavures policières. Ce qui atteste une fois de plus, que nous avons en face de nous, des gens qui se préoccupent peu de nous, mais qui sont décidés à demeurer au pouvoir à l’infini ou dans l’impossible, tenteront de détruire notre pays entant que nation. Toutes les forces vives de la nation devraient mettre aujourd’hui de côté, toutes considérations, autre que la fin de ce régime dangereux pour l’existence même de notre nation. L’urgence nous commande d’unir toutes les forces acquises à cet objectif, autour de l’essentiel.

A la lumière des propos émis par le ministre d’Etat, ministre des Forces Armées et de la pratique quotidienne de la gestion des affaires publiques par Me Wade, ce ne sont plus les  signes et preuves qui manquent aux Sénégalais, pour se convaincre une fois pour toutes, que le pouvoir de l’alternance œuvre pour les intérêts particuliers de son clan et non pour ceux bien compris de la nation sénégalaise.

Mais, quand est-ce que les Sénégalais comprendront cela, ou nous faut-il encore des loupes pour mieux voir l’hécatombe de ce régime qui ne finit pas de nous entraîner vers la catastrophe ?

 

 

Mandiaye Gaye

Gaye_mandiaye@hotmail.com


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Commentaires

une vraie republique de voyous............
Ecrit par: fama | 28/07 02:06PM


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Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Banqueroute, corruption et liberticide Préface de Boubacar Boris Diop ™xHSMCTGy117587z ISBN : 978-2-296-11758-7 30  LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Me Wade a introduit dans la gestion des affaires de la république au cours de son mandat, des pratiques étrangères et irrationnelles tendant à dénaturer et à banaliser nos institutions. Et dans ce cadre précis, aucun domaine de la vie nationale n’a été épargné (…) Nous devons agir pour sauver la république du Sénégal. Tout d’abord et avant tout, nous devons en faire notre tâche prioritaire avant qu’il ne se disloque en tant que nation, ou avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons bien cela à notre pays. Egalement, pour honorer la mémoire de nos disparus, qui nous avaient précédés dans cette tâche et qui avaient aussi tant oeuvré pour le même combat et objectif. Le résultat des élections locales du 22 Mars 2009, est une éclatante victoire pour tout le peuple sénégalais et, un avant goût de 2012 pour tous ceux qui s’opposent vaillamment contre le régime libéral. C’est également, une sanction négative d’une politique et un avertissement clair, d’un homme Me Wade, à son régime et à tous ceux qui sont encore hésitants à s’engager résolument dans ce combat ultime, d’un peuple qui souffre dans sa chair, par la faute d’un homme qui lui a tourné le dos, dès l’entame de son mandat, au profit de ses intérêts propres lui et les siens et de l’Extérieur. C’est avec force et conviction, par une analyse sans concession de l’échec intégral du régime libéral que l’auteur nous invite à prendre nos responsabilités pour mettre fin au calvaire que connaît notre pays depuis dix ans. Mandiaye GAYE se présente volontiers comme un autodidacte dont l’histoire individuelle est portée par ses engagements dans la lutte anti-coloniale, puis contre le régime néocolonial qui lui a succédé après les indépendances. Il connut la prison et la clandestinité qui ont forgé en lui un patriotisme de conviction toujours renouvelé au gré des luttes inlassables pour un Sénégal libre et démocratique.