[13/01 06:51PM]
Le vieux nègre et la constitution
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L’élection présidentielle qui se profile à l’horizon n’augure rien de bon pour la stabilité  sociale de notre pays,   comme en témoigne ‘’ l’affaire Dias’’   l’électricité est dans l’air et la violence à fleur de peau. Le principal responsable de cette ébullition pyrétique  n’est personne d’autre que Abdoulaye Wade qu’un journaliste politologue a qualifié à juste titre de ‘’ bâtisseur doublé d’un prédateur dangereux’’.


Cet homme arrivé au pouvoir avec les honneurs, en 2000 est devenu le naufrageur  volontaire de notre démocratie qui jadis fut érigée en modèle à suivre dans le contexte africain francophone. Contrairement à ces  deux prédécesseurs qui ont fait preuve de grandeur et de dignité, au moment  crucial, lui sur qui reposait l’espoir non seulement des sénégalais mais de beaucoup d’africains a vite montré son vrai visage, celui d’un politicien sans foi ni loi.


En dépit ses 26 ans de galère dans l’opposition, c’est une grande tristesse de découvrir que  son but n’était en fait rien d’autre que d’arriver au pouvoir pour se servir et  s’y accrocher comme Bongo ou encore Eyadema.


Ces derniers en réalité ont toujours été ses modèles et non Keynes, Montesquieu où que sais je encore. Son entêtement à s’accrocher au pouvoir comme un soudard échappé des eaux noires de la soldatesque est outrageusement indigne de son grade d’universitaire.


 Un ‘’pouvoirisme’’ d’autant plus révoltant qu’il est âgé de 85 ans. Et que dans notre tradition africaine un vieillard de cette trempe est censé être l’incarnation de la sagesse.


Son  dessein malsain que s’apprête à avaliser son Conseil constitutionnel, va constituer la mise en bière de la démocratie qui jusque là était alité dans ce pays qui s’appelle le Sénégal qui dispose pourtant  d’une vieille tradition électorale datant de 1848.


Jamais dans l’histoire de notre pays, on aura vu au sommet de l’Etat autant de bassesse, d’incompétence, d’impunité et de corruption, la preuve à défaut de briller par les synapses, on ne peut que s’attacher les services de nervis pour broyer des adversaires politiques et des  journalistes qui mettent un point d’honneur à faire convenablement leur travail.


Wade dont le nom reste lié à l’assassinat en 1993 de Babacar Seye, vice-président du conseil constitutionnel, est aujourd’hui devenu un tonton macoute car les commanditaires des nervis sont bien tapis au palais présidentiel.


L’auteur de ‘’ma waxon waxeet’’ (véritable invite à la culture du mensonge et de l’irresponsabilité  que malheureusement répètent à satiété  les enfants dans les rues de Dakar), reste le promoteur et l’unique symbole de la déchéance morale de l’état, aidé en cela par ses thuriféraires vénales et ses ministres qui à l’exception de quelques têtes sont pour la plupart que des rentiers insatiables de la politique. Au vu,  des tensions  que suscite la candidature honteuse et pathétique de cet homme fini, que les poubelles de la postérité  ont déjà réservé une place de choix , un compatriote, récemment rencontré  à Cotonou, me confiait  que pour la première fois de sa vie, qu’il a honte d’être sénégalais, lui qui vit au Bénin, c’est certainement pourquoi. Un pays où la constitution est resté intacte depuis 1993, alors qu’en douze ans de pouvoir, Wade a effectué une bonne quinzaine de modifications (plus que Diouf en 19 ans de pouvoir).


Ce qui est inacceptable, c’est qu’un seul homme  par sa  gourmandise mette en péril la vie de plusieurs millions de sénégalais. Va-t-on rester stoïque et laisser le forfait se dérouler comme sur des roulettes ?


La question mérite amplement d’être posée car ‘’le cabotin de Benghazi’’ non seulement promeut une candidature illégale mais suprême insulte au peuple sénégalais, il parle de victoire au premier tour. Le sang risque de couler et sincèrement, le dire à l’heure actuelle n’est pas jouer les cassandre.


Car le drame de notre Sénégal, pays d’élégance et de valeurs est dirigé par un homme qui ne connaît pas la honte, encore moins le tribunal de la conscience. Tricher pour gagner n’est pas une ignominie pour cet homme, pour parler comme Machiavel.


Pour terminer,  je suis de ceux  qui croient que le conseil constitutionnel va tout simplement avaliser la candidature de Wade et d’ailleurs des révélations corroborant ce schéma -jusqu’ici non démenties- circulent dans la presse.


Ces ‘’sages’’ grassement payés, généreusement choyés, par Big brother, préfèrerons,  jeter l’opprobre sur leur famille, trahir leur pays au lieu de dire non comme l’aurait fait à coup sûr un honnête homme qui s’appelait Kéba Mbaye (célèbre magistrat sénégalais, ancien président du Conseil constitutionnel, connu pour son éthique).


Mais tout cycle a une fin et celui de Wade est en train de sonner comme un glas et sa pitoyable méthode Coué (je vais gagner au premier tour, je suis le meilleur…Patati patata) et ses incantations puériles  témoignent tout simplement de la peur et du manque de confiance qui habitent actuellement le vieil homme.


‘’le pouvoir est le fils abâtardi de la faiblesse…’’disait le psychologue allemand Eric Fromm. Et les tonneaux bien remplis ne font pas de bruit. Son régime aura été celui des routes, des nouvelles lycées mais  surtout celui du sang et de l’argent sale.


 


 


 


 


 


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