blog de mody niang
mis à jour: 07/11 08:51PM

 


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Date et lieu de naissance : 1945 à KOKI, Département de Louga

 

Coordonnées : mobile : 77 6536851  /  fixe : 33 8355136 / e-mail : modyniang@arc.sn

 

Tour à tour instituteur (1963-1972), professeur (1972-1981), inspecteur d’enseignement (1981-2000), à la retraite  depuis décembre 2 000 ;

 

Très tôt impliqué dans les mouvements associatifs, les syndicats d’enseignants et les Ong nationales et internationales. J’ai été en particulier membre simple, puis membre du Conseil d’Administration de l’Association africaine d’Education pour le Développement (Asafed), puis de l’Organisation canadienne pour l’Education au service de Développement (Oced). C’est l’Asafed qui éditait l’excellente revue africaine « Famille et Développement » dont j’ai été pendant de nombreuses années responsable de la rubrique « Education ».

 

Je me suis également intéressé très tôt à la politique, à la politique en tant que gestion, conduite des affaires de la cité et  non à la politique politicienne, technologie déployée pour accéder coûte que coûte au pouvoir et le conserver. Dans cette perspective, j’ai eu à prendre, sans désemparer et pendant une trentaine d’années, des positions publiques sur la manière dont le pays est gouverné, du temps de Senghor comme de celui de Diouf, avec lesquels je n’étais pas souvent d’accord.

 

Je crois avoir joué un rôle, même modeste, dans l’avènement de l’alternance au Sénégal. J’ai eu à accompagner les autorités issues du 19 mars 2 000 pendant au moins une dizaine de mois, avant de prendre nettement mes distances, leur gouvernance se révélant rapidement très peu différente et même pire que celle des Socialistes. Depuis lors, je les combats avec plus de vigueur encore que je combattais les Socialistes, mais dans les limites admises par la Loi et la Démocratie.

 

Parallèlement à mes contributions, je publie des livres pour contribuer modestement à une meilleure connaissance de l’histoire de mon pays et, plus spécifiquement, à aider les jeunes générations à disposer d’informations pertinentes leur permettant d’apprécier correctement la gouvernance des trois présidents qui se sont succédé à la tête du Sénégal. C’est ainsi que j’ai à mon compte six livres dont voici les titres :

 

 

1)      Me Wade et l’Alternance : le rêve brisé du Sopi, publié à compte d’auteur en février 2 004, puis réédité par L’Harmattan en janvier 2 005 ;

2)      Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?, L’Harmattan, mai 2 006, livre jusqu’ici banni des frontières nationales, dans l’indifférence totale ;

3)      L’héritage politique de Léopold Sédar Senghor : entre ombres et lumières, Éditions Sentinelles, janvier 2 007, Dakar ;

4)      Un vieux président face à lui-même. Autoglorification, affabulations et calomnies, Editions Sentinelles, novembre 2008 ;

5)      « Amadou Lamine Faye : comprendre l’alternative wadienne ». Un livre qui établit une nullité prétentieuse, Editions Sentinelles, mai 2009 ;

6)      Abdou Diouf : 40 ans au cœur de l’Etat socialiste au Sénégal, L’Harmattan, juin 2009.

 

Ces livres, mêmes ceux publiés par les Editions Sentinelles à Dakar, ne sont pas distribués par les deux principales librairies de la capitale nationale, ni à l’intérieur du pays. Les deux premiers, publiés à Paris, sont carrément bannis des frontières nationales. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’ai des difficultés, moi l’auteur, à me procurer un ou deux exemplaires du second livre.

Pour les autres livres, je suis obligé d’en assurer moi-même la distribution. C’est aussi cela le Sénégal de Me Wade.

 



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"Me Wade et l'Alternance: le rêve brisé du Sopi, publié à compte d'auteur en février 2004, réédité par L'Harmattan en janvier 2005
Qui est cet homme qui nous dirige?, L'Harmattan, mai 2006
L'héritage politique de Léopold Sédar Senghor: entre ombres et lumières, Editions Sentinelles, janvier 2007
Un vieux président face à lui-même. Autoglorification, affabulations et calomnies, Editions Sentinelles, novembre 2008
"Amadou Lamine Faye: comprendre l'alternative wadienne". Un livre qui établit une nullité prétentieuse, Editions Sentinelles, novembre 2006
Abdou Diouf: 40 ans au coeur de l'Etat socialiste au Sénégal, L'Harmattan, juin 2009





 

[16/08 03:00PM]
Les audits, quinze mois après !
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LES AUDITS, QUINZE MOIS APRÈS ....

 

La critique qui revenait le plus dans le discours des candidats de l'opposition lors de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel de février 2000, était incontestablement la mauvaise gestion supposée des socialistes. Cette gestion était présentée comme si désastreuse qu'à l'unisson, tous les candidats qui s'opposaient à l'ancien Président de la République, promettaient sous tous les toits que, une fois l'alternance intervenue, l'une des premières mesures qu'ils prendraient était d'auditer les sociétés nationales, les sociétés parapubliques, les projets, les programmes et autres structures qui géraient des deniers publics ; de les auditer et de punir sévèrement les éventuels délinquants et de les dépouiller des biens qu'ils ont soustraits frauduleusement et impunément pendant plusieurs années. Et de toutes les promesses, c'est incontestablement celle-là qui était la plus attendue par les Sénégalaises et les Sénégalais. Leur patience allait être mise à rude épreuve car les premiers audits n'avaient pas commencé quatre à cinq mois après l'installation du gouvernement de l'alternance. Il fallut encore attendre presque autant des mois pour que les premiers rapports tombent et que trois d'entre eux soient, de l'avis de Monsieur le Ministre d'Etat Directeur de Cabinet de Monsieur le Président de la République, transmis à la justice. Depuis lors, seul un mis en cause, l'ex-directeur général de société nationale des Chemins de Fer du Sénégal (SNCS) et quelques-uns de ses ex-collaborateurs, ont été inculpés et incarcérés dans la Maison d'arrêt et de correction de Thiès. D'autres ont été de temps à autre tout juste entendus par la Division des Investigations criminelles (Dic).

 

On se souvient que lors de l'inculpation de l'ex-directeur général de la SNCS, ses avocats et ses camarades de parti avaient crié au complot, au règlement de compte, accusant ses adversaires PDS de la ville de vouloir lui enlever toute possibilité de prendre une part active dans la campagne pour les élections législatives du 29 avril 2001. Cet argument, de mon point de vue, ne tient pas évidemment la route : celui qu'on appelait l'argentier du parti socialiste était relégué à la 53e place sur la liste nationale de ce parti. Il n'avait donc aucune chance d'être élu et ses proches n'allaient probablement pas le laisser se lancer dans la campagne. Certains d'entre eux dénonçaient déjà l'ingratitude et la déloyauté de la direction nationale du parti socialiste à l'égard de celui qui s'était donné corps, âme et argent en mai 1998 comme en février et mars 2000 avec l’espoir de faire élire triomphalement la liste des députés socialistes et le Président Abdou Diouf. L'ex-directeur général de la SNCS ne devait donc plus constituer une menace sérieuse pour le PDS à Thiès pendant les élections législatives du 29 avril 2001.

 

Les socialistes et certains observateurs politiques faisaient également courir le bruit de l'utilisation des audits à des fins politiciennes. Le PDS les utiliserait pour déstabiliser le parti socialiste et les brandissait comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête de certains barons du parti gouvernemental. Que valent aujourd'hui objectivement toutes ces accusations, suppositions et supputations ? Il appartient aux autorités exécutives (et principalement au Ministre d'Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République) et judiciaires de répondre à cette question et de dissiper cette forte impression qui s'installe de plus en plus et d'après laquelle les audits ont atteint les objectifs pour lesquels ils avaient été brandis et que, partant, il n'y a plus d'intérêt à continuer à les agiter. En tout cas, comme le dit si bien wolof njaay, xela ngi teey. En d'autres termes, on ne comprend plus, on ne sait plus où donner de la tête, à quel saint se vouer.

 

Voilà bientôt quatre mois que l'ex-directeur général de la SNCS est en prison. Pendant ce temps, d'autres anciens directeurs généraux de sociétés nationales, qui ne devraient pas être moins coupables que lui, vaquent tranquillement à leurs occupations et "se la coulent même douce" au grand dam des Sénégalais et des Sénégalaises épris de justice. Nous avons appris de la bouche même d'autorités haut placées, de monsieur le Président de la République, de l'ex-Premier ministre lors de la présentation de sa politique générale devant l'Assemblée nationale, du Ministre d'Etat Directeur de Cabinet de Monsieur le Président de la République, de l'ex-Ministre de l'Economie et des Finances, que ce qui s'est passé à la poste, à la Lonase et aux Industries chimiques du Sénégal (ICS) était aussi grave, sinon plus grave que ce que les audits ont constaté à la SNCS. Pour ce qui est des ICS, on a même fait état de ramifications internationales gravissimes et pour lesquelles des investigations complémentaires étaient nécessaires. Le Directeur général de l'IPRES n'était pas en reste dans la gravité des présomptions de mauvaise gestion qui pesaient sur lui. Tout ce beau monde, quinze mois après l'installation du gouvernement de l'alternance, se comporte comme si de rien n'était et a largement le temps de se débarrasser de tous les documents qui pourraient les compromettre et de mettre en lieux très sûrs les fruits de leurs forfaits (si toutefois ce que les audits ont révélé est fondé).

 

De temps à autre, la presse révèle qu'une "personnalité" a été entendue par la Dic. C'est le cas notamment de Assane Diagne, des barons du parti socialiste qui ont trempé dans la grave affaire des accords secrets de la pêche, de l'ancien président du Sénat et ex-questeur de l'Assemblée nationale, de l’édile de la mairie d'arrondissement de Golf Sud (ancien président du Cosapad et nouveau président du Cosapawad), du tout nouveau directeur de l'Administration générale et de l'Equipement du Ministère de l'Education nationale et célèbre ex-directeur du Centre des Oeuvres universitaires de Dakar (COUD) etc.... On annonce également qu'un ex-sénateur, un certain M. Bèye, fortement impliqué dans le grave scandale qu'a connu le trésor sera entendu et probablement écroué. C'est du moins ce qu'annonce la presse.

 

On le constate donc, du côté des autorités gouvernementales comme judiciaires, les choses concernant les scandales financiers avancent lentement, trop lentement, à compte gouttes. Pourtant, la gravité des problèmes agités devait inciter plutôt à la diligence, afin que les Sénégalaises et les Sénégalais sachent avec précision qui est qui et qui a fait quoi, que les sanctions exemplaires tombent et quel que soit le rang (ou l'ancien rang) des délinquants, qu'ils aillent rejoindre les délinquants à la citadelle du silence et régurgitent les importantes sommes d'argent qu'ils ont indûment soustraites aux deniers qu'ils étaient chargés de gérer. Le scandale du trésor a mis trop de temps à être traité, malgré la gravité des faits qui sont reprochés aux prévenus. Dans cette affaire, le parquet avait adressé une lettre à l'ancien président du sénat pour la levée de l'immunité parlementaire de l'ex-sénateur Bèye dont on disait qu'il avait joué un grand rôle dans les délits de faux et usage de faux et surtout de convoyeur de fonds à l'étranger. Sa qualité de sénateur-entrepreneur et probablement son passeport diplomatique lui auraient facilité la tâche à l'époque. L'ancien président du sénat, et pour cause, avait royalement méprisé le parquet en refusant de faire une suite à sa correspondance. Un autre ancien responsable politique, maire de la commune d'arrondissement de Golf Sud et aujourd'hui transfuge du parti socialiste, a été entendu ces temps derniers par les limiers de la Dic ("Soleil" des 23 et 24 juin 2001). Il est suivi pour "malversations immobilières sur des terrains sis à Sahm Notaire, vendus à deux voire trois individus ou cédés à des promoteurs immobiliers". Le président du nouveau Cosapawad aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés : attribution par arrêté municipal d'un lot de terrains à son profit et perception indue de sommes d'argent importantes estimées à plusieurs millions de francs de la part d'acquéreurs qui attendent encore d'entrer en possession de leurs terrains (cf le même "Soleil" page 8). De nouveaux plaignants, qui ont été eux aussi plumés, se seraient manifestés et auraient esté en justice. Comment, un tel maire, a-t-il dû se comporter vis-à-vis des différents budgets qu'il a eu à gérer depuis 1996 ? Comment nos nouvelles autorités, qui étaient probablement au courant du rapport accablant de la Commission de vérification des comptes des établissements publics ont-elles pu nommer monsieur Sada Ndiaye tout nouveau Directeur de l'Administration générale et de l'Equipement du Ministère de l'Education nationale alors qu'il venait d'être relevé, un ou deux mois seulement auparavant, de ses fonctions de directeur du Centre des Oeuvres universitaires de Dakar (Coud) ? Comment comprendre qu'il reste encore en place alors que le rapport de la Commission de vérification de sa gestion au Coud estime ses forfaits à 5 milliards de francs CFA ? Pourquoi l'ancien ministre socialiste de l'Equipement, devenu entre-temps bleu et figurant à la 31e place sur la liste nationale du PDS, n'a-t-il pas jusqu'ici été inquiété malgré les marchés-bidon donnés de grè à grè à des entrepreneurs-tailleurs ? La presse privée, "Sud quotidien" notamment, a estimé ces marchés à plusieurs centaines de millions ? Où en est la grave affaire des accords secrets des licences de pêche ? Que sont devenues les sommes importantes rapportées par la vente de ces licences de 1992 à 1999 ? Qu'en est-il des 50 véhicules qui auraient été achetés sur cet argent ? Et des villas luxueuses qui auraient été construites sur les mêmes fonds et au bénéfice de certains barons du défunt régime ? Qu'attend-on encore pour interroger et inculper s'il y a lieu les anciens directeurs généraux de la poste, de la Lonase, de l'IPRES, de l'Office national des habitations à loyer modéré, du Port autonome de Dakar, des Industries chimiques du Sénégal etc... ? Qu'est devenue l'affaire de la Senchim dont la presse privée estimait les dommages subis par l'Etat à 5 milliards de francs CFA ? Pourquoi nos différentes structures de contrôle (nous n'en manquons pas) se sont-elles gardées, depuis le 19 mars 2000, de jeter ne serait-ce qu'un rapide coup d'oeil sur la gestion des mairies de Kaolack, de Pikine, de Guédiawaye, de Mbour, de Richard Toll etc..., mairies qui ont été sur la sellette depuis plusieurs années ? Qu'est-ce qui explique le maintien de l'actuel directeur général du CICES à la tête de cette structure, malgré les commentaires les plus osés qui ont été faits sur sa gestion ici et à la Sapco ? Autant de nombreuses questions, qui sont loin d'être exhaustives d'ailleurs et auxquelles nous aimerions trouver des réponses claires et satisfaisantes.

 

Réaliser de gros projets créateurs d'emplois pour les jeunes, faire accourir les investisseurs au Sénégal, construire des écoles, des centres de santé, des hôpitaux, moderniser l'agriculture, l'industrie et la pêche etc..., tout cela est important mais ne satisfait pas toute l'attente des Sénégalaises et des Sénégalais. En plus de tout cela, ils auraient souhaité vivement en avoir le coeur net sur la suite des audits, savoir avec précision comment nos deniers ont été gérés pendant quarante ans. Avant et pendant toute la campagne électorale pour le scrutin présidentiel de février et mars 2000, nous avons beaucoup entendu sur cette gestion que l'on trouvait beaucoup de plaisir et d'enthousiasme à nous présenter comme étant particulièrement catastrophique. Et les plus hautes autorités de ce pays avaient enfoncé le clou avec les premiers rapports d'audits et réaffirmé leur ferme volonté d'aller jusqu'au bout de ces audits pour situer les responsabilités et faire punir sévèrement les éventuels délinquants. Nous attendons cette punition, ces sanctions avec impatience. Ce qui n'a rien à voir avec la méchanceté gratuite, la jalousie ou la chasse aux sorcières. La presse rend chaque jour compte de condamnations fermes de plusieurs mois voire de plusieurs années de pauvres jeunes Sénégalaises et de jeunes Sénégalais pour des délits qui sont des peccadilles si on les compare aux crimes dont de très grands directeurs généraux et des élus locaux se sont rendu coupables pendant plusieurs décennies. Ce n'est pas juste : la prison n'est pas faite pour les plus démunis ou les moins bien nés si tant est qu'ils existent. Elle est faite pour ceux et celles qui enfreignent la loi et quelles que soient leur origine, leur fortune, leur appartenance politique ou religieuse etc... En France, Roland Dumas, Charles Pasqua qui doit avoir perdu le sommeil, Jean Christophe Mitterrand, Dominique Strauss Kahn, Michel Noir, Alain Carrignon etc..., en savent quelque chose. Il est temps au Sénégal que la justice soit la même pour tous les citoyens et toutes les citoyennes. Au rythme où vont les choses et surtout si on considère la manière dont sont traités jusqu'ici les audits, nous en sommes encore loin et c'est dommage pour les autorités issues de l'alternance sur lesquelles le peuple du 19 mars 2001 fondait beaucoup d'espoir pour la satisfaction de l'incompressible demande sociale et surtout pour éradiquer progressivement la corruption et les détournements de deniers publics, ces plaies béantes qui ont obéré pendant quarante longues années nos maigres ressources. Malheureusement, les fameux audits qui avaient été commandités à cet effet et avaient suscité beaucoup d'espoir sont en train de piétiner au grand désappointement des tombeurs du régime socialiste et de son candidat. Les rares rapports qui ont sanctionné certains d'entre eux sont traités avec lenteur et à la tête du client, donc de façon politicienne. En tout cas c'est ce que penseraient de plus en plus d'observateurs, y compris des plus neutres et des plus objectifs. A cet égard d'ailleurs, le dernier rapport de transparency international nous met mal à l'aise : nous nous enfoncerions de plus en plus dans le gouffre des pays les plus minés par la corruption. Par-delà donc les audits qu'il convient de tirer rapidement de leur longue somnolence, voire de leur profond sommeil, les nouvelles autorités gouvernementales nous doivent de mettre rapidement en place des mesures durables et efficaces pour prévenir la corruption et les détournements de deniers publics. En particulier, elles nous doivent de mettre en branle nos très nombreuses structures de contrôle et dont certaines ne manquent pas de souffrir de la tutelle qui pèserait terriblement sur elles. L'Inspection générale d'Etat (L'IGE) en particulier devrait être, faute d'être soustraite de la tutelle de la Présidence de la République ou d'en être délocalisée, bénéficier au moins d'une autonomie substantielle. Elle devrait être constamment sur le terrain pour contrôler la gestion de nos maigres ressources et établir des rapports qui ne connaissent pas le même sort qui leur était toujours réservé du temps du trop long régime socialiste. Aucun gestionnaire de deniers publics, fût-il un proche du Président de la République ou de ses collaborateurs immédiats, ne devrait échapper aux "descentes" inopinées des inspecteurs généraux d'Etat et des membres des autres structures de contrôle.

 

Les autorités habilitées nous doivent d'exploiter avec diligence tous les rapports d'inspection et, s'il y a lieu, de prendre et d'appliquer effectivement des sanctions exemplaires à l'encontre des hommes et des femmes incriminés, quels que soient par ailleurs le niveau de la "station" où ils se trouveraient et les relations qui les lieraient à des chefs religieux, à de grands notables ou aux proches de Monsieur le Président de la République et de son Ministre d’Etat.

 

 

 

                                                                                     Mody Niang

 


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