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Sexualité La précocité de l’activité sexuelle est un piège !
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Si l’on tient compte des rendez-vous secrets, promenades à deux, attouchements, caresses, étreintes, baisers, danse en couple…, beaucoup d’adolescents commencent leur vie sexuelle assez tôt. Toutes ces rencontres sont des occasions d’échanges érogènes, source de plaisir. On parle d’activité sexuelle quand la relation comporte un rapport sexuel avec pénétration.


Les premières relations amoureuses répondent à une ‘quête d’amour’, au désir de plaire et à cet élan qui pousse le garçon vers la fille, et inversement. Ils découvrent des émotions nouvelles et inventent, le moment venu, des gestes et des contacts corporels qui traduisent leurs sentiments. Tous les sens participent à ce langage non verbal, les regards, les attitudes, etc., suivant l’imagination et la culture de chacun. Il faut du temps pour réussir à exprimer tout ce que l’on a envie de dire, mais aussi pour comprendre la signification des gestes et des comportements de l’autre. La gentillesse féminine peut être interprétée par un garçon comme une preuve d’amour. Après avoir été complimentée, une fille ne doit pas s’imaginer : ‘Super ! Je vais devenir sa bonne amie.’



Le décalage entre les garçons et les filles



A l’adolescence, il existe un décalage, entre les garçons et les filles, dans la perception de leur corps. Le garçon prend ‘naturellement’ conscience de l’éveil de sa sexualité. Alors que l’adolescente sait qu’elle devient femme avec l’apparition des premières règles ; c’est le regard des garçons qui lui fait découvrir qu’elle est désirable.



Lors des premiers rendez-vous, la conduite des jeunes suit généralement le même cheminement pour apprendre à se connaître : ils flirtent.



Le flirt est une relation privilégiée qui est source de joies partagées. C’est une étape avant ‘d’aller plus loin’ ; d’un commun accord, elle s’arrête avant que l’excitation et le désir deviennent irréversibles.



Une conception différente de l’expérience sexuelle



Garçons et filles conçoivent différemment l’expérience sexuelle. Pour l’adolescente, c’est un désir de communion avec l’autre, comme dans les romans ; alors que le garçon recherche une affirmation de soi dans ses premiers rapports.



‘Pour le garçon, c’est comme un plongeon en eau profonde’. Si la femme se donne, il a l’impression qu’elle, aussi, a plongé, et qu’elle s’est donnée sexuellement tout entière. Mais les choses ne se passent pas ainsi. La femme ne se livre pas en une seule fois. Son abandon est progressif. La rencontre sexuelle est pour elle l’occasion de ne livrer qu’une petite part d’elle-même, la part la plus externe. L’accès aux couches les plus intimes se fait toujours par étapes.



Si nous nous sommes servi, pour l’homme, de l’image du plongeon, pour la femme nous devons employer celle de la maison. La femme est dedans et l’homme dehors. Il s’approche et, en observant sa manœuvre, sa façon de frapper à la porte, la femme éprouve des sensations, porte sur lui des jugements à partir desquels elle décidera de lui ouvrir ou non. La porte ouverte, il lui faudra encore attendre. Elle doit observer ses gestes, elle regarde ses mains, ses cheveux, respire son odeur. Autant de sensations physiques qui sont aussi des jugements de valeur.



Ce n’est que ces premières épreuves passées avec succès, que la femme lui ouvre la porte d’une pièce plus intime. L’observation se poursuivra en même temps qu’une évaluation attentive : Qui est-il ? Que peut-il donner ? Quel couple formerions-nous ? Que ferions-nous ensemble ? Et ainsi pas à pas, l’homme doit franchir des seuils.



L’adolescent exposé



Lorsqu’il est trop précoce, le rapport sexuel ne s’inscrit ni dans la formation du couple, ni dans un désir d’enfant, ni même dans une véritable recherche du plaisir mais dans un besoin de normalité et d’intégration sociale, pour être comme tout le monde. L’apprentissage de la sexualité, comme tout apprentissage, nécessite une progression.



Sans se montrer moralisateur, il est possible d’expliquer au jeune adolescent que le passage à l’acte sexuel n’est pas la condition sine qua non pour découvrir la volupté, qu’une relation peut être riche et apporter beaucoup de plaisir sans rapport complet, et qu’il faut peut être attendre d’avoir acquis un peu de maturité pour aborder sans dommage une vie sexuelle d’adulte.



Les adolescent(e)s ont du mal à s’exprimer et certain(e)s pensent échapper à leur solitude et à leurs problèmes par l’activité sexuelle. En réalité, rien n’est résolu ; mais ils(elles) n’en prennent conscience qu’après. Les garçons disent qu’ils ont ‘commencé’ pour se rassurer sur leur virilité, pour défier l’autorité parentale, pour faire comme ceux de leur classe ou même pour ‘imiter ce qu’ils avaient vu dans un film’. Quand la fille accepte, sans le désirer réellement, c’est pour vérifier son pouvoir de séduction, pour imiter les autres ou par peur de perdre ‘son bon ami’. Souvent, elle dit qu’elle l’a décidé parce qu’elle était amoureuse.

Beaucoup de tourments et trop souvent une vie gâchée !



Avoir une activité sexuelle sans être capable d’en assumer les conséquences, c’est jouer à un jeu de hasard.



Des filles et des garçons ne sont pas pressés de commencer leur activité sexuelle. Ils pensent à leur avenir et s’investissent dans leurs études, l’apprentissage de leur futur métier et/ou des activités associatives sportives, religieuses, sociales, etc. Ceux qui sont respectueux de la morale religieuse ou familiale attendent le mariage, d’autres préfèrent avoir davantage de maturité car ils ne se sentent pas prêts et veulent que la ‘première fois’, ce soit avec celle ou celui qu’ils choisiront pour construire leur foyer et avoir des enfants.



Comme le dit cette jeune fille : ‘Je veux être pure pour celui que je vais épouser plus tard ? C’est le cadeau que je voudrais faire à mon mari.’



La sexualité n’est qu’un aspect de l’amour !



Pour Jean Bayolak, éducateur, de nombreux jeunes confondent ces deux termes, alors qu’ils n’ont pas la même signification. ‘Le désir sexuel est comme un feu. Satisfait dans le mariage, il est comparable à un feu de fourneau qui brûle à sa place. Mais en dehors du mariage, il est semblable à un incendie qui fait des ravages et cause plus de dommage qu’il ne rend de service’.



L’amour, le mariage et la sexualité sont trois forces qui tendent l’une vers l’autre. L’amour vrai tend vers la durée, donc vers le mariage qui entraîne l’acte sexuel qui, à son tour, fait grandir l’amour. Si un homme et une femme suppriment l’un de ces trois éléments, les deux autres qui le maintiennent finissent par disparaître et toute leur relation d’amour devient malheureuse.



Actuellement, l’acte sexuel est trop souvent banalisé, mais c’est un tort. Même si le garçon et la fille n’en ont pas conscience, il engage leur avenir, surtout la première fois. Il ne concerne pas seulement le corps, mais aussi l’esprit et le ‘cœur’. Les émotions vécues ensemble sont mémorisées et elles influenceront leurs comportements futurs.



Toutes les religions prônent l’abstinence avant le mariage. Dans de nombreuses cultures, la virginité avait une grande valeur. Elle demeure encore un symbole. Et, si l’évolution des mœurs favorise, pour certains, l’accès rapide à la sexualité, l’expérience montre bien qu’un appétit trop vite satisfait n’est pas un facteur de stabilité du couple.



Actuellement, dans le monde entier, des personnes se laissent influencer par l’abondance des images qui font miroiter l’attrait du plaisir immédiat et facile. Alors que la joie de vivre n’a pas sa source dans les plaisirs superficiels et égocentristes. Il faut garder les valeurs morales du passé, ne pas renier toutes les traditions et, avec discernement, ne choisir dans le progrès que ce qui participe à notre mieux-être.



Aujourd’hui comme hier, l’épanouissement de la personnalité, l’harmonie de la vie en couple et la joie d’avoir des enfants, participent au bonheur de toute sa famille et à l’équilibre de la société.



Serigne Samba Ndiaye, Phytothérapeute (www.sambamara.com)

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