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Affaire Abdoulaye Diop : des aveux et des contre-vérités qui exigent une démission immédiate !
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Appelé à clarifier l’opinion publique sur l’acquisition qu’il a faite à Montréal, au prix de 4 millions $CAN sous le couvert d’une compagnie à numéros, d’un immeuble de 9 étages comportant 49 appartements, notre argentier national, « meilleur Ministre des finances en Afrique au Sud du Sahara » partaît-il, a servi des réponses, dans Le Quotidien en date du 25 novembre 2011, qui méritent attention. Les réponses qu’il a fournies sont révèlatrices d’aveux et recèlent des contre-vérités.

Des réponses qui sonnent comme des aveux de taille

Le premier aveu est la confirmation de ce qu’il avait nié en 2004, aidé en cela par certains journalistes qui lui sont totalement devoués : l’immeuble en question (9 étages composés de 49 appartements !) situé au 4488 rue Sainte-Catherine Ouest dans Westmount à Montréal, lui appartient. L’immeuble est actuellement évalué, dans le rôle foncier de la ville de Montréal à plus de 5 millions $CAN (plus de 2,3 milliards de francs CFA) et Monsieur affirme lui-même qu’une « société d’assurance propose d’acheter la maison à 8 millions $CAN (plus de 3,7 milliards de francs CFA) ». Comment une personne, au Sénégal, dont les seules activités connues sont fonctionnaire en activité au Ministère des Finances puis Ministre de la Républiqe (en somme que des activités dans le secteur public et n’ayant jamais travaillé dans les secteurs industriel et commercial comme chef d’entreprise) a pu se bâtir licitement, honnêtement et de façon transparente une fortune qui lui permet d’initier des opérations immobilières de cette envergure à l’étranger qui feraient pâlir n’importe quelle agence immobilière sénégalaise ? Rappelons que Monsieur Diop, pour les besoins de cette opération, avait fait une mise de fonds d’un (1) million $CAN au comptant ! Il devrait s’expliquer. Il a une obligation morale et un devoir contractuel de le faire, lui qui ne s’est pas gêné de se poser comme apôtre d’une saine gestion des finances publiques en épinglant et en faisant envoyer à la prison de Reubeuss, pendant plus de 5 ans, 5 inspecteurs du Trésor pour détournement de déniers publics (affaire des inspecteurs du Trésor dont les poursuites avaient été déclenchées sur la base d’un rapport d’inspection qu’il avait établi lorsqu’il était à l’Inspection générale des finances).


Le second aveu de Monsieur Diop est de reconnaître que l’immeuble lui a coûté 4 millions $CAN. Chose plus grave, il admet avoir viré sur ce montant, à la demande du vendeur, la somme de 300 000$CAN « dans son compte au Bahamas (sans doute pour soustraire une partie à la taxe de plus value) ». Cela est d’autant plus grave que c’est le fait d’un Ministre des Finances qui est bien au courant des intentions de son vendeur, à savoir « soustraire une partie à la taxe de plus value » (A Diop dixit) qui a accepté et fait procéder le virement de cet important montant dans un compte off-shore ouvert au Bahamas ! Quelle crédibilité faudrait t-il accorder alors à un Ministre des Finances qui a participé, voire qui a été le maître d’œuvre, depuis 2000, de tous les foras, séminaires, réunions techniques et même la règlementation sur la lutte contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale au plan national, sous-régional et international ? En acceptant, en connaissance de cause, d’être complice actif d’une évasion fiscale voire d’un blanchiment d’argent, il admet avoir pris partie pour les délinquants à col blanc, donc a commis une forfaiture. On ne peut pas appeler cela autrement. À moins qu’on veuille lui trouver, une fois de plus, une excuse complaisante. Moins que ça, un Ministre, même un responsable de moindre envergure, aurait été démis de ses fonctions immédiatement dans un pays normal. Comme le Sénégal n’est pas un pays normal, il faudrait s’attendre, au minimum, à la consolidation des positions actuelles de M. Diop.

Des réponses teintées de contre-vérités

Les réponses de Monsieur Diop recèlent beaucoup de contre-vérités. En voici quelques exemples. Contrairement à ce qu’il essaie de faire accréditer, l’acquisition de l’immeuble a bel et bien eu lieu le 17 janvier 2003. Un acte de vente signé devant Me Abraham Polger, notaire, le confirme au premier paragraphe du jugement rendu par la Cour Supérieure du Québec, le 22 février 2011, dans l’affaire opposant la compagnie à numéros de Monsieur Diop à celui qui lui a vendu l’immeuble. De plus, dans le paragraphe 2 du même jugement, il est écrit que Monsieur Diop a versé au comptant, au moment de la signature, 1 million $CAN (en sus des 300 000 $CAN virés dans un compte aux Bahamas) et le reste « 2 700 000 $ étaient payables à terme et garantis par hypothèque en faveur de la banque et du vendeur ». Il apparaît de ce qui précède, de façon nette et sans ambages, que l’immeuble n’a pas été acquis en 2006 comme tente de le croire Monsieur Diop et que le financement du reliquat était acquis au moment de passer devant le notaire en janvier 2003.

En présentant les choses dans cette chronologie, il veut berner tout le monde en faisant croire que l’acquisition de l’immeuble a été rendue possible grâce à une plus value (360 000 $CAN) réalisée dans une opération immobilière intervenue en 2004 (vente de sa maison sise à Ville Mont Royal à 780 000 $CAN après l’avoir achetée à 420 000 $CAN en 2002). Ce dont il s’agit en 2006, c’est une opération de refinancement (le terme a son importance !) de l’immeuble comme le prouve le paragraphe 83 du jugement précité avec l’implication du couple Adiélou – Fortin devenus actionnaires à partir de ce moment. Que Monsieur Diop utilise sa plus-value réalisée dans le cadre d’un refinancement opéré en 2006, c’est possible. Mais qu’il veuille nous dire que c’est grâce à cette plus-value réalisée en 2006 qu’il a financée l’acquisition d’un immeuble en janvier 2003, c’est totalement abracadabresque ! Advenant cette hypothèse, il faudrait que Monsieur Diop nous explique comment il a pu trouver les (640 000 $CAN, soit 300 millions de francs CFA) représentant le reliquat entre le million de dollars payé comptant à la signature du contrat et les 340 000 $CAN de plus-value. En mettant cela en contexte, l’achat de l’immeuble est intervenu moins de 3 ans après l’alternance et Monsieur DIOP n’était que Ministre délégué du budget, la question qui brûle les lèvres est celle-ci : quel emploi public au Sénégal permet t-il de réaliser des économies sur salaire de 300 millions de francs CFA en moins de 3 ans (soit plus 8 millions par mois !) lorsqu’on sait le Président de la république ne gagne pas plus de 600 000 francs CFA par mois ? Question subsidiaire, mais dont la réponse serait révélatrice du degré de vassalisation des services fiscaux, financiers et douaniers sénégalais : comment toutes ces colossales sommes ont pu être transférées du Sénégal au Canada sans attirer l’attention des autorités chargées de la surveillance des transactions bancaires (si elles étaient effectuées par banque) ou celle des autorités douanières (si elles étaient transportées physiquement) ?

Pour toutes ces raisons, Monsieur Diop doit démissionner ou être démis de ses fonctions, une enquête menée sur les conditions entourant son enrichissement ainsi que les investissements et placements qu’il a opérés au Sénégal et au Canada. C’est le minimum attendu d’un Président de la république que j’interpelle ici et maintenant. L’ancien Ministre des finances et actuel Président de l’Assemblée nationale, M. Mamadou Seck, a déjà montré la voie à suivre (pour moins que ça, il avait préféré démissionner et parvenir à prouver son innocence devant les tribunaux avant de revenir … en force !).

Dans cette histoire à dormir debout, c’est l’intelligence des sénégalais qui est insultée. Monsieur Diop nous raconte des contre-vérités que certains journalistes s’évertuent à crédibiliser pour des raisons qui leur sont propres, mais que nous n’ignorons pas. Lorsque le Président Sankara lançait sa célèbre phrase « malheur à celui qui bâillonne son peuple », il ne s’adressait pas uniquement aux dirigeants politiques. Il parlait de toutes les femmes, de tous les hommes qui, à partir de leur position, contribuent à cacher la vérité et exercent une censure qui ne dit pas son nom pour que les vraies affaires ne sortent pas (ce qui permet de maintenir le peuple dans l’ignorance au moment où l’élite se partage des prébendes). Les journalistes qui soutiennent Monsieur Diop sont à ranger dans cette catégorie. Demain, il fera jour, et ils seront jugés par l’Histoire pour complicité de prédation. Nos mémoires ne sont pas et ne seront pas défaillantes.



Al Ousseynou Cissé

Montréal

Al.ousseynou.cisse@gmail.com

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Commentaires
affaire abdoulaye diop
Il est coutumier des faits.On se souvient de la celebre phrase de l'Insp. d'Etat Nafi N. Keita a qui notre meilleur ministre voulait acheter sa maison deja vendue"khathial ma diayal la" Un certain journaliste senegalais vivant au Canada du Nom de ABDOULAY ROKHAYA WANE/WONE qui pretend etre son ami lui viendra encore certainement a la rescousse mais c'est peine perdue. Wade doit prendre son courage a 2 mains et se debarasser de cette vermine,s'il veut marquer des points pour 2012.
Ecrit par: mbeur1 | 28/11 12:32PM


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