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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR L'INQUISITEUR EN CHEF IBRAHIMA SENE
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Votre interview parue dans le journal Kotch en date du 6 septembre 2010 a été l’occasion de critiquer les propos tenus par Serigne Mbaye THIAM dans les colonnes dudit quotidien une semaine avant. Vos déclarations font suite à d’autres encore dont les attaques d’une rare inélégance contre Ousmane Tanor DIENG dans les colonnes du Pop en date du 13 juillet dernier. C’est Cheikh Hamidou KANE qui a écrit que de la discussion jaillit la lumière et que si les pieds et les mains du tisserand ne se contredisaient pas jamais la bande de tissu ne naîtrait. C’est pourquoi, en dépit de leur caractère souvent intempestif, et parfois franchement discourtois, vos déclarations n’auraient appelé aucun commentaire particulier de notre part, si elles n’étaient parfois carrément mensongères.

Déjà sur la forme, il est, d’une part, malséant d’interpeler nommément et publiquement des alliés pour stigmatiser leurs libres opinions et, d’autre part, répréhensible de s’introduire par effraction dans leurs propos pour en extraire des bribes afin de les galvauder par une interprétation qui confine à une malhonnêteté intellectuelle évidente. Si elle n’était pas encore assimilée, ce n’est certainement pas à nous de vous inculquer la leçon sur le choix de mots convenables et le respect mutuel que commande le minimum de bienséance et de civilité entre partenaires. Mais au-delà de la forme, sur le fond, vos propos qui reposent sur une présentation tronquée des déclarations visées sont encore plus critiquables.

D’abord concernant vos déclarations du 13 juillet à l’encontre de Ousmane Tanor DIENG, on peut ergoter sur le sens des mots et gloser sur les intentions cachées d’autrui, mais toute la mauvaise foi du monde ne justifiera pas cependant qu’on puisse réfuter la réalité de la bipolarisation des formations politiques de l’opposition en perspective de 2012 autour d’un clivage candidature unique/candidature plurielle, avec des divergences au sujet de la stratégie à adopter et la tentation pour certains de prendre leur conviction pour un dogme.

Pour nous socialistes, la candidature unique est une demande pressante d’une bonne partie de l’opinion désireuse de se débarrasser du régime. Voulant capitaliser sur le soutien populaire, notre participation à la réflexion sur les possibilités et les modalités d’une candidature consensuelle est une option stratégique. Mais cette quête pouvant s’avérer difficile alors surtout que les prétentions des uns et des autres ne sont pas toujours proportionnées à leur poids électoral, il serait irresponsable dès lors de ne pas envisager l’hypothèse d’un échec des négociations et les solutions alternatives, le cas échéant.

L’autre fausse assertion qui ne saurait être une erreur de bonne foi au regard de votre pedigree d’homme d’appareil rompu aux manœuvres partisanes, c’est d’affirmer, en convoquant à tort les conclusions des Assises, l’obligation pour tout candidat éventuel à la candidature unique de se démettre de son mandat de chef de parti. Vous n’ignorez pas que ce que l’on veut prohiber, c’est le cumul des mandats de président de la République et de chef de parti, et que pour cela, encore faut-il se faire élire d’abord à la magistrature suprême.

Que dire aussi de vos invites péremptoires aux candidats éventuels, dans le langage trivial et discourtois qui est le vôtre, à jeter le masque ? Si vous avez un candidat, dites le donc et épargnez nous vos simagrées. Le Parti Socialiste, en ce qui le concerne, a abordé toutes les questions en débat dans un esprit d’ouverture et de respect du point de vue des autres. C’est pourquoi, il estime que toutes les propositions devraient être envisagées et discutées, y compris celle du « mandat de transition » ou de la « période de transition » qui sont distinctes de celle d’un président de transition au sens où vous l’entendez.

Les lecteurs avertis auront relevé que vous avez attaqué violemment Ousmane Tanor DIENG rien que pour sa sage mise en garde contre les dogmes de l’une ou de l’autre option et que vous avez excommunié de Bennoo Macky SALL dont le seul tort est d’avoir dit sa préférence pour une candidature plurielle comme c’est son droit le plus absolu.

S’agissant maintenant de vos commentaires sur les déclarations de Serigne Mbaye THIAM, là on quitte le registre de la mauvaise foi pour verser dans l’ordre du mensonge éhonté.

D’abord, précision sémantique, évoquant la question d’un très hypothétique départ prématuré du Chef de l’Etat, vous avez appelé « transition constitutionnelle » de 6 à 9 mois ce qui juridiquement serait en réalité une suppléance de 60 à 90 jours assurée par le président du Sénat ainsi qu’en dispose l’article 31 de notre Constitution. Ensuite vous prônez un gouvernement de partis, de triste mémoire, que vous opposez au gouvernement d’un parti, là où Serigne Mbaye THIAM, lui, l’opposait au gouvernement de la République « pour le Sénégal et les Sénégalais ». Enfin vous revendiquez d’avoir été le premier à évoquer la question de l’inconstitutionnalité de la candidature de Wade pour un troisième mandat. Mais sauf à fustiger l’ignorance étonnante et la gloriole puérile que recèlent vos propos, nous ne vous ferons pas querelle pour si peu quand il y a beaucoup plus grave.

Ainsi quand vous dites, en jouant sur l’amalgame entre mandat et président de transition, que le Parti Socialiste aurait changé d’avis. Vous savez pourtant la position de notre parti qui est consignée dans le document sur les perspectives politiques de Bennoo pour 2012 et qu’il serait fastidieux d’exposer ici. Pour les gens de bonne foi, sa lecture permet de constater que le parti y a passé en revue les différentes hypothèses qui s’offrent à Bennoo et qu’il s’agissait donc plus d’une « approche méthodologique » pour un débat ouvert et serein, en vue d’aboutir à un consensus. .

Le Parti Socialiste a abordé toutes les questions en débat dans un esprit d’ouverture. Pour le reste, et sans jouer avec les mots, le mandat à venir sera forcément un mandat de transition, compte tenu de notre volonté commune de refonder la République et d’adopter des politiques de rupture dans le cadre d’un régime parlementaire équilibré qui ne doit pas se muer en régime d’Assemblée.
Vous dites également, en vous abstenant toutefois d’étayer vos propos par des preuves tangibles, qu’à Bennoo tout le monde serait pour un régime parlementaire sauf le Parti Socialiste alors que, pourtant, vous savez très bien que c’était l’option de notre candidat depuis l’élection présidentielle de février 2007 puisque nous avions versé cette proposition au programme commun élaboré à l’époque par la CPA et que depuis, nous n’avons jamais varié de notre position.

Vous prétendez aussi que, selon Serigne Mbaye THIAM, l’option du Parti Socialiste serait d’organiser des élections législatives avant le referendum pour l’avènement de la nouvelle République alors qu’il a dit très clairement que « pendant la transition, il s’agira de faire voter une nouvelle Constitution qui va définir un nouveau cadre institutionnel. Après le vote par référendum, il faudra bien mettre en place les organes prévus par cette constitution, notamment créer une Cour constitutionnelle, organiser des élections législatives, mettre en place l’autorité autonome de régulation de la démocratie, etc.»

Mais la timbale c’est lorsque vous insinuez que la volonté de Bennoo ou des Assises serait de supprimer l’élection du Président de la République au suffrage universel direct alors que personne ne vous a mandaté à cet effet. Pour votre bonne gouverne, les problèmes que posent cette question du mode de scrutin et toutes les autres d’ailleurs, dont l’agencement du calendrier des élections subséquentes à l’adoption de la nouvelle charte fondamentale et l’installation des nouvelles institutions, sont trop complexes pour devoir admettre les réponses simplistes et expéditives que vous affectionnez tant.

Enfin et ce n’est pas le moindre, vous soutenez qu’à l’exception de la ville de Dakar, partout les maires socialistes n’ont pas respecté leurs engagements vis à vis de nos alliés. Le Parti Socialiste prend acte et se glorifie de ce, qu’au moins, vous avouez que pour ce qui concerne la première ville du Sénégal, le maire Khalifa SALL qui est un socialiste pur jus, conduit une bonne politique à la satisfaction de tous. Cependant vous n’enfoncerez jamais un coin entre lui et ses camarades à la tête des autres collectivités locales. Si ce que vous dites était vrai, il y a longtemps que le fonctionnement de toutes ces communes et de toutes ces communautés rurales serait déjà bloqué puisque le Parti Socialiste n’y détient la majorité absolue dans aucune d’entre elles pour pouvoir faire ce qui lui plairait. Vos desseins inavoués doivent être vraiment contrariés pour vous pousser à des tels extrêmes à la limite du calomnieux et du diffamatoire les plus abjects.

C’est vrai que, pour le bonimenteur, le mensonge est toujours le bienvenu car il sait qu’il en restera toujours quelque chose et que quand il est adroit il peut faire illusion mais vos propos suintent trop la mauvaise foi et charrient trop la falsification grotesque pour espérer prospérer. Ces méthodes d’un autre âge ne nous intimideront ni ne nous divertiront car le Parti socialiste, qui en a vu d’autres, ne s’est jamais fait prendre en flagrant délit de manquement à la parole donnée ou à un engagement souscrit à l’égard de ses alliés.

Est-il besoin de rappeler qu’il était là pour ramasser le flambeau de l’opposition quand l’imposture Abdoulaye WADE faisait encore illusion auprès de phalanges entières de la classe politique ? Il faut que cessent les procès d’intention ou en sorcellerie et qu’arrêtent ceux qui caressent in petto le rêve, qu’au fond, tout le monde puisse être désigné candidat unique de Bennoo sauf un socialiste alors pourtant qu’aucune autre formation ne peut brandir de titres plus méritoires en terme de qualité de ses ressources humaines ou se prévaloir d’une meilleure implantation sur le territoire national ou d’un plus grand poids électoral.

Depuis plusieurs mois vous vous érigez en procureur voire en inquisiteur en chef de Bennoo pour décerner des brevets de bonne conduite alors que rien dans votre cursus ne vous en confère la légitimité. S’agissant de stratégie politique d’ailleurs, on serait bien en peine de savoir ce qui vous autorise à asséner vos certitudes avec tant d’aplomb. Vous avez beau pontifier ou lénifier, mais chacun sait, pour ne retenir que les deux dernières échéances électorales, que vous vous êtes toujours fourvoyé.

En 2000 vous avez prôné le soutien inconditionnel à Abdoulaye WADE et vous êtes en train de vous en mordre les doigts aujourd’hui. En 2007 vous avez porté mordicus une candidature décrétée la meilleure avec la même intempérance et les résultats que l’on sait maintenant. Et visiblement vous ne craignez pas la récidive pour 2012 puisque vous voilà encore, de nouveau, en campagne.

A chaque échéance vous avez éructé haut et fort contre ceux qui ne voulaient pas vous en croire. Cette fois encore vous voilà invitant, à cor et à cri, à répéter vos erreurs passées. Mais cette fois, sentant venir votre échec, vous êtes prêts à diaboliser le Parti socialiste et à dynamiter la logique unitaire qui anime la coalition rien que par dépit.

En cherchant encore, en 2010, à inventer les règles qui devraient gouverner le choix du candidat d’une coalition politique par des chemins de traverse et donc à vouloir ainsi réinventer la roue, vous êtes les véritables fossoyeurs de l’unité de Bennoo, le prototype même de l’opposition la plus bête du monde aveuglée par la frustration et la haine au point de se tirer une balle dans le pied et risquer ainsi de laisser passer un adversaire.

Sachant que n’importe quel critère objectif vous disqualifierait, vous choisissez de contribuer au discrédit de la classe politique en en appelant à la candidature de la société civile dont la conquête et l’exercice du pouvoir ne correspondent ni à la vocation ni au sens de l’engagement.

Au demeurant, si l’envie de prodiguer des conseils d’apprenti sorcier en ingénierie électorale vous démangeait de nouveau et vous redevenait si irrépressible, songez plutôt à en faire profiter à l’homme politique en mal de base politique Ibrahima SENE au lieu de continuer à jouer à la vache folle du Bennoo.

Dakar, le 07 septembre 2010

Maître Moustapha MBAYE Avocat à la cour
Coordonnateur adjoint et Porte parole de Vision socialiste

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Commentaires

Ce texte c'est de la foutaise. Tanor a fait tomber Diouf. A cause de lui le PS s'est disloque. Il a ete battu en 2007 et il sera encore rebattu en 2012. Il a tout fait pour que Khalifa Sall ne soit pas maire de Dakar. Bon debaras Tanor et les PS de la 25eme heure.
Ecrit par: N'gor | 08/12 04:10PM


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