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MESSIEURS LES CHEFS DE L'ETAT !
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J'ai mis du temps à me convaincre de la nécessité ou pas de ce billet qui, au vrai, ne saurait être doux. Et les raisons sont quasi-incomptables qui vont du pouvoir du dire et du sens de l'écrire, en un pays où, de lectures réelles il n'est que de bulletins de salaires, de factures d'eau et de téléphone, de consommations erratiques et de fiches, paradoxalement surestimées, d'électricité. Eh oui, mais hélas !.. En un pays où, depuis un demi de siècle et des poussières maintenant, trois suprêmes magistrats se sont relayé, nous léguant les théories les plus belles (et rien que cela, hélas !..) sur le concept qui donne du sens à notre existence et devrait non seulement nous déterminer, mais nous restituer à nous-mêmes. Qui plus est, en cette époque et en un monde où tout ce qui est honorable à tendance à foutre le camp. Vous pouvez, lors, imaginer et vous assurer que je prends ma plume, contraint et forcé par la nature affreuse du réel, par le viol, sans scrupule par les tutelles, des objets et missions assignés à la Culture, comme vocable et levier en aptitude de financement d'une économie nationale, en passant par des gestes et des faits, des errements et la réalité trop poignante que vivent, à cause de leur légèreté insoutenable et d'un pluriel réflexe de marginaux, tous les actants quotidiens dans le domaine qui est mien. En effet, j'accomplis cette adresse comme on prend date avec soi ou voudrait que demain on ne dise pas de moi : "Il a laissé passer" ou "il a laissé faire". C'est avec vous partager une évidence qui, pour sûr, ne vous échappe point, ô vous, debout pour changer le présent et nous aider à, positivement, changer d'avenir : le Sénégal est à la croisée de chemins qui, tous, ne doivent être que de dissidence. Oui, que de ruptures et d'avec toutes vaines promesses, tous les dilettantismes et impostures qui, aux fonds atroces d'insondables gouffres, depuis plus de trois décennies, ficellent nos concitoyens, et singulièrement les gens de la sphère culturelle, à l'attente de tout ce qui est fondamental : la stabilisation du secteur et une offensive communication à mener de mains d'experts, un statut sensé et une sécurité pérenne, des capacités renforcées et les solutions idoines aux questions latentes qui vont du livre et la lecture aux sports et aux loisirs, en passant par le tourisme et l'artisanat, les arts plastiques et le cinéma, le stylisme et la mode, la photographie, la musique et le théâtre, une valorisante et dynamique promotion de nos sites et monuments, et la guerre sans merci contre les pirateries et contrefaçons qui ont déjà défait trop d'harmonies (même conjugales !) et font que, trop souvent encore, il advient que des "artistes", dénués des minima vitaux, en arrivent à exister moins bien que des chiens en errance, dans un espace où, plus que jamais, on leur fait pourtant croire, chaque jour qui naît, que "la Culture est au début et à la fin du développement". Je vous l'affirme, Préexcellences, et ce n'est pas de gaieté de cœur, comme cela ne devrait plus jamais être de saison de se ronger les sangs : les acteurs culturels, tous ordres et natures confondus, sont fatigués de tourner en rond et de constater depuis 32 ans au moins qu'on ne les prend que pour des bourriques circonstantiellement valorisées quand, par exemple, il est des perspectives de réunions politiciennes ou de mobiliser pour des objets et sujets apparentés. Comme s'ils exigeaient l'impossible ou des choses et conditions hors de portée des plans et budgets validés aux chambres hautes de l'Etat ? Nous sommes des légions monstres à avoir certitude que, pour faire recouvrer à la Culture ses syllabes d'accueil et aux acteurs leurs lettres de noblesse,1095 jours suffiraient, comme il ne faudrait que 10 petites minutes pour résoudre la préoccupante question du livre et de la lecture "au pays de Léopold Senghor", 96 heures pour établir, de façon consensuelle, la feuille de route d'une politique culturelle, non plus informelle comme c'est le cas depuis 1982/83, mais convertible en gestes et en faits par les femmes et hommes adéquats : tout juste 36 personnes, d'ailleurs bien présentes dans la Cité et qui s'ennuient de n'être mises en situation de servir... Parce que d'une République de citoyens, on est, tacitement, passé à une République de militants, tout comme d'une Nation de grands commis, on a mué en Nation de mange-mil et d'usurpateurs sans vergogne de fonctions et missions. Si, donc, je raconte tout ça, c'est à fins que ces faits soient changés et qu'on accepte enfin que la Culture est à inclure du lot des domaines dits réservés parce qu'étant le lieu idéal de toute positive mise en représentation de notre moi et de nos souverainetés. Et puis quoi ? Je ne vous apprends rien en arguant encore que les peuples se distinguent, en priorité, par leurs écrivains et artistes, par leurs agents de promotions (artisanales et touristiques) et par leurs sportifs. Aux postes frontières du monde civilisé, le Sénégal. La France demeure ce qu'elle est par Molière et Hugo, par Voltaire et Montesquieu. L'Angleterre rayonne par Shakespeare. L'Italie est une "botte" éternellement belle par Venise et ses gondoles, par Dante et Giacometti. L'Espagne est en nos cœurs par Picasso et Dali, par la tauromachie et la paella. Le Portugal par Pessoa et le fado est un éternel été. L'Allemagne n'est ce qu'elle est que par Goethe, par Beethoven et par Beckenbauer. Et l'on pourrait à l'infini décliner ce qui en nos imaginaires rend grands et fascinants les nations et les peuples. En somme, tout est Culture !.. Et je ne vous apprends rien non plus en insistant sur la conviction que les questions de tous les jours sont des questions politiques, économiques et sociales qui, toutes, en appellent, en premier, à des réponses culturelles. Pour la Casamance, par exemple, intégrer ce facteur ce sera comme de boucler 50% du chemin qui conduit à la solution du problème entier que ce coin de pays demeure dans la conscience et dans le cœur de tous les enfants normaux du Sénégal ! Faites-vous donc violence, et pardieu ! Excellences, abjurez toute théorisation de la Culture, pour franchir enfin le rubicon ! L'impératif d'extraire la Culture des sacs et bennes à ordures dans lesquels on l'a lotie devra être d'urgence majeure pour qui croit franchement que "la Culture est et reste l'essence de notre existence". Le très prochain "Commandeur des Sénégalais", soucieux de légitimement laisser des marques qui bellement lui survivent se devra, certes, de mûrir de sublimes rêves et de comprendre, en les rendant dynamiques, qu'il ne suffit pas seulement de bâtir de grandioses édifices, mais d'y introduire des contenus réalistes parce que réalisables. Qu'il ne suffit pas de prendre la Culture comme un plan B ou X, ou une grappe d'opérations ponctuelles pour mieux abêtir la plèbe, mais d'en user comme viatique et outil pour, comme disait Léopold Senghor, avec fierté et au grand jour, étaler "ce que l'Homme noir apporte... au banquet de l'Universel". Là, sûrement, les commencements d'une plausible renaissance et de la résurrection du Sénégal comme pôle incontournable de culture "cultivée" et, inévitablement, de socioculture mais, à vie, dépêtrée de toutes empreintes et de toutes teintes d'obscénités publiques !

Elie-Charles Moreau
leforumdespoetes@yahoo.fr

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