blog de ibrahima gassama
mis à jour: 01/04 01:02AM

 
 

[02/10 09:36PM]
Quand la vie ressemble a l' enfer !
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S’il y a un point de vue sur lequel l’ensemble des sénégalais peuvent s’entendre c’est que les conditions de vie de la population sont devenues tellement insupportables que chacun se demande de quoi demain sera fait. Dans un pays où les gens peinent à manger, boire, se loger et s’approvisionner en électricité, il y a lieu de se demander si les lendemains chanteront. Quand un peuple ne rêve plus cela devient une tragédie nationale, et malheureusement c’est une situation que vit le Sénégal d’aujourd’hui.

 Le pays est loin des espoirs suscités en 2000 quand chacun pensait que la fin du régime socialiste équivaudrait désormais à la bonne gouvernance et à l’amorce d’un développement réel. Nous sommes aussi loin de cette promesse de Wade de faire du Sénégal une référence en production énergétique. Pour ceux qui s’en souviennent encore, le président soulignait qu’il mettait fin à l’existence du consortium Elio Hydro-Québec car seulement deux de ses investisseurs avaient la capacité de mettre définitivement un terme aux délestages au Sénégal. Et de surcroît, il affirmait un excédent de production qui serait valorisé sur le marché africain. Loin de ces promesses, nous vivons la dure réalité de coupures d’électricité qui sont devenues générales dans tout le Sénégal. Alors qu’auparavant ces coupures étaient surtout circonscrites à la région de Dakar en raison de la forte demande dans la capitale, maintenant ce sont toutes les régions du Sénégal qui sont touchées. On peut alors dire sans se tromper que le rêve est devenu un cauchemar. La vie économique est bloquée partout, surtout pour le sénégalais moyen qui ne vit plus car ses moyens de production ne fonctionnent plus.

La colère exprimée partout au Sénégal vient juste pour rappeler que la vie est devenue un enfer. Ce ras-le-bol dépasse la question de l’électricité, qui en est certes le catalyseur, pour s’étendre à la vie tout court de tous les sénégalais. Les populations de la banlieue vivent une inondation sans précédent sans que les autorités publiques ne montrent un plan concret pour prendre en main la situation. Les sacs de riz distribués à quelques militants et quelques motopompes ne résoudront guère la situation. Ce qu’il faut c’est un plan bien défini et des investissements subséquents pour résoudre la question récurrente de la circulation des eaux de pluie. Pourquoi aller investir aux Etats-Unis plus de 40 milliards dans des immeubles servant à abriter des ministres alors que la population sénégalaise meurt dans l’eau et souffre d’une absence d’électricité? La confusion des priorités semble être une lacune notoire du gouvernement en place et s’il n’y prend garde la colère publique risque de l’emporter avant la fin du mandat de Wade. Il ne serait pas excessif de dire que quand dans un milieu urbain on vit sans gaz, sans électricité et que l’on patauge dans l’eau on vit en enfer. Ce portrait est celui de toutes les grandes catastrophes que l’on voit à travers le monde.

Sur la question spécifique de l’électricité, il serait illusoire de penser qu’un directeur défénestré pour des coupures intensément vécues par la population deviendrait compétent une fois promu en ministre. Il ne faudrait s’attendre à aucun changement si des mesures urgentes ne sont pas prises :

1) Mettre fin au mandat du ministre de l’énergie pour incompétence;

2) Faire un audit complet de la gestion de l’électricité;

3) Etablir les besoins et les investissements supplémentaires nécessaires;

4) Confier la gestion de l’électricité à une entité parapublique indépendante à l’image d’Hydro-Québec;

5) Chercher de nouvelles sources d’énergies renouvelables comme le font déjà plusieurs pays en développement.

L’administration d’un secteur aussi stratégique que l’électricité et le gaz demande une gestion saine et durable. Le pilotage à vue ne peut  résoudre que des questions ponctuelles et non une crise structurelle telle que vécue par la SENELEC.

La faiblesse du pouvoir d’achat des sénégalais, la baisse de leur niveau d’activité due aux coupures d’électricité, les inondations causées par l’insuffisance de stratégies d’aménagement urbain, etc. sont autant de facteurs explosifs qui risquent de créer des remous permanents au Sénégal si des solutions idoines ne sont pas apportées par le gouvernement. Gouverner c’est prévoir, c’est pourquoi il est urgent pour Wade et son gouvernement de s’occuper des problèmes réels des sénégalais au lieu de diriger les ressources publiques vers des usages qui sont loin des aspirations de survie de son peuple.

Ibrahima Gassama, Montréal (Canada)

Economiste spécialisé en développement durable

igassama@gmail.com

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Commentaires
EXCELLENT
L'IDEE EST BONNE MAIS çA NE SERT A RIEN DE DONNER DES CONSEILS A DES IMBECILES.LA PREMIERE ETAPE DE LA SOLUTION QU'IL FAUT C'EST DE BALAYER LE REGIME WADE ET DE METTRE WADE ET TOUS LES COUPABLES AU POTEAU.ILS SONT DE VERITABLES CRIMINELS.
Ecrit par: DAME SARR | 04/10 10:17AM


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