Les apparences sont souvent trompeuses [15/07 06:05AM]   
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La montagne a accouché d’une souris, est-on tenté de dire. La plupart des Sénégalais attendait un chef de l’État qui montre qu’il a pris la pleine mesure de la situation délétère dans laquelle vit le Sénégal depuis les  journées historiques  du 23 et 27 juin. Manifester qu'il est sensible à l'accalmie  après la tempête. Plutôt que de montrer que le message envoyé par le peuple et principalement par la jeunesse a été bien compris, le président n’y est pas allé de main morte. Faisant dans le mépris, tombant dans la provocation et proférant même des menaces. Du moins, c’est ce qui transparait de son ...


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   Ibrahima Fall: Homme providentiel ou candidat de plus? [15/06 01:13AM]   
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Débit modéré et parfois  lent, regard fixe semblant chercher la réponse à la question posée, explications fournies avec concision voire avec parcimonie de temps en temps, les différentes sorties d’Ibrahima Fall dans plusieurs médias du pays cette fin de semaine ont fini de donner une idée précise aux Sénégalais sur le nouveau candidat déclaré aux prochaines joutes présidentielles. Un coup médiatique réussi!...


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   FESMAN 2010: La reconnaissance et le respect ne s'achétent pas [03/12 12:58PM]   
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En 1966, sous l’égide du président poète, Léopold S. Senghor, fut organisé le premier Festival mondial des Arts nègres. Le continent noir qui sortait d’une longue période de colonisation après les affres de la Traite négrière avait besoin d’espace pour exprimer et revendiquer  la réhabilitation de la race noire longtemps mise au banc des discriminés et des opprimés. Les intellectuels et artistes noirs de la diaspora voulaient, et c’était à juste titre, montrer à la face du monde que,  malgré les souffrances surhumaines et les exploitations ravageuses vécues depuis belle lurette, les peuples noirs sont toujours debout et que la destinée du monde ne s’écrira pas sans eux. Bref, c’était l’occasion rêvée de montrer toute notre fierté d’avoir la peau noire et surtout d’exhiber l’apport de nos hommes et femmes à la civilisation mondiale. Chose que des Occidentaux  ont tenté d’occulter en vain. ...


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   Au-delà des retrouvailles (article publié dans lequotien du 07 nov. 09) [23/12 12:14AM]   
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Il est fréquent d’entendre dire qu’en politique, il ne faut jurer de rien et qu’il faut s’attendre à tout. Si, dans l’arène politique, les plus grandes adversités d’antan peuvent se muer en alliances circonstancielles du jour au lendemain, ce qui doit inquiéter et interpeller les observateurs et autres spécialistes de la chose politique, c’est moins l’attitude versatile de nos politiciens que le comportement suiviste de la plupart des Sénégalais. Tels des moutons de panurge, nombre de nos compatriotes se laissent guider et emporter au gré des humeurs de leurs dirigeants. Comment comprendre que les milliers de Sénégalais qui assistaient tristement à la descente aux enfers d’Idrissa Seck suivie de son emprisonnement soient les mêmes qui applaudissent aujourd’hui les accolades et autres supercheries du «père» et du « fils d’emprunt»? Le pouvoir de l’argent et les méfaits de l’achat de conscience sont passés par là me diront certains. D’autres constateront impuissants, et c’est à juste titre, que la pauvreté est la mère de toutes les vices. Toutefois, les raisons pécuniaires et la recherche d’un bien-être social peuvent-ils justifier le comportement alimentaire des électeurs au détriment des choix éclairants qu’ils doivent faire et qui engagent le reste de leur vie ? Hélas, il nous semble que la position critique et la capacité de distanciation  font cruellement défaut à nos compatriotes et ce, dans presque tous les domaines de la vie. De la politique à la culture, en passant par la religion, l’attachement affectif prend le dessus sur toute autre forme de considération. On soutient aveuglément et de façon hâtive le candidat politique avec lequel on  partage la même espace géographique, la même ethnie ou la même confrérie, peu importe son parcours nébuleux ou l’origine de sa richesse. Tant et aussi longtemps que sa manne financière est partagée ou distribuée, tout le reste n’est que du superficiel et notre nouveau messie peut facilement obtenir la faveur de nos voix. Les affinités politiques d’origine morale ou idéologique ont cédé la place au culte de la personnalité surtout celle que nous recommande «le vénéré marabout». Ce dernier, de son côté, entretient le culte de la mystification, de l’illumination et de la recherche implicite des plaisirs temporels. Au rythme où vont les choses, ce n’est pas de si tôt que les Sénégalais se feront diriger par des hommes probes et intègres. Les résultats médiocres obtenus par des candidats indépendants et certains chefs de partis de la nouvelle génération en 2000 et 2007 en sont la parfaite illustration. Des hommes, tels que Talla Sylla, qui est prêt à donner sa vie pour sa patrie ; Mamadou Lamine Diallo ou Mame Adama Gueye (pour ne citer que ceux-là) avec leur parcours élogieux, sont arrivés très loin derrière le président Wade, Idrissa Seck et Tanor Dieng. Même si ces derniers gardent beaucoup de cafards dans leurs placards, la population ne leur en tient pas rigueur. Par conséquent, on ne devrait pas s’étonner de voir Macky Sall figurer dans le tiercé gagnant lors des prochaines élections présidentielles à moins qu’il ne revienne au bercail libéral.  En effet, dans la logique de formation des partis politiques, on s’aperçoit que, généralement, ceux-ci sont créés à la suite d’un coup de gueule ou parce que monsieur untel n’est plus dans les bonnes grâces du président de la république. Suivez mon regard. Depuis le règne socialiste jusqu’à maintenant, il s’agit toujours d’une bande de mécontents qui,  digérant mal la défenestration ou  refusant de jouer dorénavant les seconds rôles, vont ruer dans les brancards et créer une nouvelle formation politique. Cependant, ces opposants de circonstance prennent bien soin d’installer, au préalable, un solide réseau aussi bien maraboutique que financier afin de parer à toute éventualité. Et la mayonnaise tient toujours.
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