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La loi sur parité de Me. Wade, est une tentative illusoire de réparation d’une inégalité supposée par une injustice . Par Mandiaye Gaye
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Quand dans la République la parité foule aux pieds la compétence, le mérite intrinsèque, ferme les yeux sur le savoir-faire propre des uns et des autres, et efface l’égalité des chances entre les citoyens, cela signifie quoi, si ce n’est pas de l’iniquité donc en porte-à-faux avec la Constitution, en son article premier? Me Wade est effectivement parti maintenant, mais en nous laissant ses séquelles et tares, qui semblent malgré tout, survivre parmi nous. Comme il en a beaucoup posé pendant son magistère, la parité vue selon la conception étroite de Me Wade, est un piège parmi tant d’autres qu’il nous laisse. Je dirai même, que c’est une bombe à retardement qu’il a posée, tendant à opposer systématiquement et de manière antagonique, le couple voulu par Dieu, qui est à la base de l’Humanité. L’homme et la femme, à l’image d’Adam et d’Eve sont justement condamnés à l’union, et leur unité nécessaire, doit être raffermie et toujours renforcée.

En effet, la parité introduite par A. Wade, était au départ de l’escroquerie politique, dans l’unique but d’arnaquer et de manipuler une partie importante de la junte féminine, rien que pour l’amener à défendre sa cause, voire d’en attirer le plus grand nombre dans son parti, à défaut, de soutenir son action politique. C’est d’ailleurs la raison qui l’a poussé à retarder le plus tard possible, d’abord le vote de la loi d’une part, et d’autre part la promulgation tardive de celle-ci, jusqu’à la veille de son départ du pouvoir. Tout cela, dans l’objectif machiavélique, de n’avoir pas à s’appliquer lui-même cette loi, source de discorde, au cours de son mandat. Comme ce fut le cas, avec la loi relative à la vice-présidence de la République. Voici une loi, qui fut pourtant votée en catimini, en procédure d’urgence, mais qui n’est jamais entrée en vigueur jusqu’au départ de son géniteur du pouvoir, preuve donc, de son inopportunité et inutilité.

Alors, dans une large mesure, le piège semble d’ailleurs avoir bien pris, en ce sens qu’une bonne partie des femmes, en font actuellement, un combat épique et le seul qui vaille pour elles. Un Combat à caractère spécifiquement genre, qui semble devenir malheureusement, celui d’une opposition systématique sans discernement, contre les hommes. Un vrai combat d’arrière-garde et une attitude qui est bien entendu regrettable, voire insensée ; car aujourd’hui, les préoccupations majeures et fondamentales du peuple sénégalais globalement parlant, se situent bien ailleurs, et exigent une solidarité agissante des deux composantes pour faire face aux défis titanesques du développement de notre pays.

C’est ainsi que certaines femmes, cherchent à tout prix, et se démènent comme des « diablesses », à se détacher de l’autre composante, avec laquelle elles constituent le fondement de la société humaine. L’homme et la femme forment le couple naturel indissociable par la volonté de Dieu et non, une vue de l’esprit de l’un ou l’autre. Leur mission commune sur terre, est de mener ensemble tous les combats, non seulement contre l’hostilité de la nature pour leur bien-être commun, mais aussi, pour défendre les causes justes à caractère social, économique et culturel, et dans le but de se libérer aussi, des chaines de ceux qui les oppriment et les exploitent indépendamment de leurs genres respectifs. En effet, si nous voulons vivre en harmonie et dans une entente cordiale, fonder des foyers unis dans une société humaine conçue par notre Créateur sur la base de ce couplage, il y a bien nécessité, voire obligation, de respecter strictement les règles immuables de justice sociale et de commun vouloir de vie commune.

Abdoulaye Wade a introduit la parité de manière bouffonne comme à son habitude dans notre société, en foulant allégrement aux pieds, toutes les règles de conduite et les mesures préalables qui siéent. A notre connaissance, cette loi sur la parité, telle qu’elle est libellée dans le fond et la forme, n’a encore jusqu’ici, été appliquée dans aucune république, on peut même dire, aucune société humaine, et surtout de manière intégrale absolue.

Certaines femmes ont relégué dorénavant en arrière-plan, toutes les autres luttes, quelle que soit par ailleurs leur degré d’urgence ou d’importance, au profit du partage du gâteau ou en vue de se faire une place au soleil. A cette fin, elles ne se fixent à présent pour unique et seul objectif, que l’effectivité de la parité intégrale et rien d’autre, oubliant ainsi, de se battre pour une éducation scolaire plus poussée pour ne pas dire intégrale, des filles à l’école. Une cause, socialement et objectivement de loin, plus juste et noble à mes yeux. Elles ont du coup, sous la houlette de certaines d’entre elles particulièrement les plus intéressées, parce que probablement, les seules bénéficiaires de cette loi, compte tenu de leur statut social et degré d’instruction du moment. Ces citoyennes, qui oublient totalement par moments, qu’elles vivent dans une République, sont actionnées et surtout chauffées à bloc, par Me Wade parfait démagogue, avec certains hommes hypocrites, au double langage, qui craignent sans aucun doute de se faire taxer de machos. Ces braves concitoyennes oublient ou ignorent alors, tous les autres aspects combien importants et leur impact dans l’environnement d’une justice sociale pérenne. Et, il en va de même pour la nécessité d’être solidaire, avec l’autre fraction du couple, sans laquelle, aucun de leur combat, même personnel, n’aura aucune chance d’aboutir avec succès.

Et, contrairement à ce que peuvent en penser certaines femmes, notre différence de genres, est justement une complémentarité voulue par Dieu, et, elle est une richesse car, source de vie humaine, de progrès et de développement dans tous les domaines d’activités de la société, comme le démontre la théorie scientifique de la lutte des contraires, source d’énergie aussi.

Mais au fond, le genre, n’est-il pas un état physiologique qui distingue l’homme de la femme ? Tout à fait ! Donc, il n’a rien à voir avec la faculté mentale d’aptitudes physiques et intellectuelles dont tout individu est dotée, et là, seule la capacité constitue la différence. C’est cette faculté-là, qui est mesurable et qui permet selon les individus, d’être ou ne pas être en mesure d’assumer des tâches plus ou moins complexes, qui exigent un savoir-faire parfois très pointu, indépendamment du genre quelconque.

La remarque fondamentale qui ressort en général de tous les débats des défenseurs de cette parité-là, est essentiellement d’aspect économique ou d’avantages pécuniaires. Alors que, nous savons tous, que cette tranche de femmes concernées actuellement par la parité parmi toutes, est infime pour ne dire très minoritaire.

Nous savons tous aussi, parfaitement, que la bonne marche d’une société ou autrement dit, son développement économique, social et culturel doit s’appuyer nécessairement, le plus largement possible, sur ses ressources humaines de qualité et en grand nombre, et cela importe peu, quel que soit du reste le genre qui les porte.

S’agissant du cas de cette loi, on semble bien oublier que dans une compétition ou un concours, c’est la confrontation du savoir-faire qui est en jeu, et la finalité, est alors est de déceler le meilleur parmi les postulants – comprenez par là le plus savant-indépendamment du genre. Ce qui est totalement différent, lorsqu’il s’agit pour chaque citoyen, d’exiger de la République la protection physique de sa personne, la sauvegarde de ses biens et la légalité devant la loi et les biens communs à la nation. Il en est de même également, que le traitement salarial et les avantages connexes, ne doivent souffrir en aucune façon, d’une discrimination relative au genre. Il devra obéir au principe ou à la règle de droit égalitaire, à savoir : à travail égal salaire égal.

Faut-il le dire ? Une fonction administrative ou élective qui nécessite des compétences requises, ne doit pas à priori, être prédestinée à tel ou tel genre de la République, elle doit être soumise à la concurrence ou compétition, entre tous les prétendants qui satisfont au profil exigé, selon des critères clairs et bien définis, qui ne laissent planer aucun doute de parti pris. Ainsi, le vainqueur sortant, sera investi d’une légitimité incontestable et pourra fièrement exiger du respect de tout le monde, parce que n’ayant pas obtenu le poste, à la grâce d’une faveur due à son genre, ou d’un privilège quelconque, mais bien, remporter de haute lutte et haut la main. Un tel chef, ne peut être fragilisé par personne, car il est parvenu à ce haut niveau par son mérité personnel et intrinsèque.

A mon humble avis, la lutte et les combats prioritaires qui devraient vraiment faire honneur et emporter l’adhésion de toutes les femmes d’abord, mais aussi de nous tous, portent aujourd’hui, sur la scolarisation le plus possible des filles et leur maintien sur les bancs de l’école le plus longtemps possible. Ce qui permettrait au plus grand nombre d’entre elles, d’acquérir des connaissances larges et pointues dans plusieurs domaines d’activité de la société. Ce qui leur permettra également de prétendre valablement, à occuper toutes les fonctions en compétition dans la République, au même titre que tous les autres citoyens, au lieu de chercher à se faire octroyer des privilèges ou des fonctions, uniquement sur la base de leur genre et non de leur mérite.

La parité dans le cas présent, est une opération de dévaluation pure et simple de la femme sénégalaise par Me Wade. En effet, il existe bel et bien des femmes très compétentes, certes peu par rapport à leur nombre dans la République, mais qui ont gravi les échelons par leurs efforts et mérites personnels jusqu’au sommet de la hiérarchie, sans passer par les faveurs d’une quelconque parité. J’estime que les femmes dignes, surtout l’avant-garde, celles qui sont libres et ne sont redevables à personne pour ce qu’elles sont devenues, devraient travailler d’arrache-pied, à renverser la tendance actuelle, en commençant par amener l’Etat, à procéder à la scolarisation obligatoire des filles et à dénoncer les parents qui refusent d’amener leurs filles à l’école. C’est là un combat utile et hautement en faveur de la femme, qui mérite d’être mené, de concert avec tous les citoyens républicains, militants du progrès pour l’élévation du niveau d’instruction de la femme sénégalaise en général.

Me Wade, durant ses deux mandats, ne s’est évertué qu’à distribuer des privilèges à gauche et à droite, au lieu de pousser son peuple à élever son degré de conscience et à l’acquisition de connaissances pointues et diversifiées en rapport avec les progrès techniques et scientifiques du XXIe siècle. C’est ainsi, qu’il a passé tout son temps à distribuer tout l’argent du pays, à des individus fainéants et parasites pour en faire des riches artificiels. Il a pondu aussi à cet effet, cette loi sur la parité, en vue de rendre paresseuses et adeptes du moindre effort les femmes sénégalaises et de les empêcher de compter finalement sur leurs propres forces pour émerger comme des citoyennes à part entière. Je pense très sincèrement qu’à l’image des grandes dames de ce monde, qui sont à la tête de leur pays ou des organismes internationaux, ne l’ont pas été à la faveur d’une loi sur la parité. Elles ont obtenu plutôt démocratiquement la confiance de leur peuple et de leurs pairs. Chères concitoyennes, faites comme celles-là, car vous en êtes bien capables. Prenez vos responsabilités et faites cesser ce parrainage ou paternalisme qui vous rabaisse au bas de la société !

Cette fameuse loi sur la parité telle qu’elle est au Sénégal, est unique dans son genre, et n’existe que chez-nous dans sa forme présente. Elle se révèlera tôt ou tard un jour, manifestement inapplicable dans la réalité. Malheureusement, on ne s’en apercevra qu’après coup, quand nous aurons perdu déjà beaucoup de temps, pour rien. Cette loi n’aura servi finalement qu’à semer la discorde dans l’atmosphère de convivialité entre homme et femme, et à disloquer l’unité de la cellule familiale. Cette loi, comme tant d’autres, est parmi les tristes legs que Me Wade nous a laissés.

Cette loi, je le pense fortement, est à réexaminer et à réformer le plus tôt possible de manière plus intelligente pour une applicabilité possible sur le terrain. Elle devra l’être sous l’angle du droit, et partout où cela est possible, et non d’en faire, une obligation idiote et absolue, qui ne tient nullement compte des réalités de tous ordres de la société sénégalaise, avec sa complexité.

Mandiaye Gaye

Gaye_mandiaye@hotmail.com

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Commentaires
Quelles sont les limites de cette parité ?
Est-ce que ça concerne les ministres ? Moité-moitié? Et le président de la République ? Doit-on alterner, un président, une présidente et ainsi de suite ? C'est absurde.
Ecrit par: bathie. | 08/12 08:26PM


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Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Banqueroute, corruption et liberticide Préface de Boubacar Boris Diop ™xHSMCTGy117587z ISBN : 978-2-296-11758-7 30  LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Me Wade a introduit dans la gestion des affaires de la république au cours de son mandat, des pratiques étrangères et irrationnelles tendant à dénaturer et à banaliser nos institutions. Et dans ce cadre précis, aucun domaine de la vie nationale n’a été épargné (…) Nous devons agir pour sauver la république du Sénégal. Tout d’abord et avant tout, nous devons en faire notre tâche prioritaire avant qu’il ne se disloque en tant que nation, ou avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons bien cela à notre pays. Egalement, pour honorer la mémoire de nos disparus, qui nous avaient précédés dans cette tâche et qui avaient aussi tant oeuvré pour le même combat et objectif. Le résultat des élections locales du 22 Mars 2009, est une éclatante victoire pour tout le peuple sénégalais et, un avant goût de 2012 pour tous ceux qui s’opposent vaillamment contre le régime libéral. C’est également, une sanction négative d’une politique et un avertissement clair, d’un homme Me Wade, à son régime et à tous ceux qui sont encore hésitants à s’engager résolument dans ce combat ultime, d’un peuple qui souffre dans sa chair, par la faute d’un homme qui lui a tourné le dos, dès l’entame de son mandat, au profit de ses intérêts propres lui et les siens et de l’Extérieur. C’est avec force et conviction, par une analyse sans concession de l’échec intégral du régime libéral que l’auteur nous invite à prendre nos responsabilités pour mettre fin au calvaire que connaît notre pays depuis dix ans. Mandiaye GAYE se présente volontiers comme un autodidacte dont l’histoire individuelle est portée par ses engagements dans la lutte anti-coloniale, puis contre le régime néocolonial qui lui a succédé après les indépendances. Il connut la prison et la clandestinité qui ont forgé en lui un patriotisme de conviction toujours renouvelé au gré des luttes inlassables pour un Sénégal libre et démocratique.