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Vive le peuple sénégalais et gloire à sa jeunesse Par Mandiaye Gaye
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« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs. » de Robespierre [+]

Extrait du Lettre à la Convention nationale



Le mois de Février 2012 qui coïncide avec la campagne électorale de l’élection présidentielle, restera gravé à jamais dans les mémoires des Sénégalais et dans l’histoire de notre pays. C’est au cours de ce mois, que le peuple sénégalais a révélé au monde entier sa ferme détermination à empêcher vaille que vaille, Me Wade, président de la République, de violer sa Constitution. Il a fait oublier ainsi, à tous ceux qui l’accusaient de passivité légendaire, qu’il n’en est en réalité rien du tout. C’était juste, parce que l’heure de faire entendre raison à un chef d’Etat sourd et muet comme Abdoulaye Wade, qui s’accroche au pouvoir telle une guêpe, n’avait pas encore sonné. Aujourd’hui, c’est chose faite. Le peuple sénégalais dans sa majorité, composé de patriotes ardents et son avant-garde, constituée par sa vaillante jeunesse, aux avants postes du combat.

Le réveil du peuple sénégalais le 23 Juin 2011, a fait prendre conscience à beaucoup de citoyens indécis ou indifférents, pour les amener à rallier le juste combat de leur peuple. Face à un homme qui défie son peuple et emprunte la voie de la dictature pour se maintenir au pouvoir et vouloir transformer les Sénégalais en des sujets soumis, il fallait absolument, un réflexe de haute portée patriotique des citoyens, pour résister et se dresser vaillamment contre une telle tentative aussi insensée dans son essence. Ce fut fait.

Il est heureux de constater que notre jeunesse ait pris spontanément, ses pleines responsabilités, en occupant la place qui lui est sienne dans ce combat populaire. A ce titre, son peuple est fier d’elle toutes tendances confondues, et lui rend un vibrant hommage, pour son courage, son abnégation et son comportement exemplaire et patriotique. Les propos que véhiculent les hommes du pouvoir et leurs affidés tendant à l’infantiliser selon quoi, elle serait téléguidée ou manipulée par l’opposition, sont infondés et ne sont rien d’autre qu’un mauvais procès qu’on lui fait. Ces propos n’ont eu fort heureusement aucune prise sur leur détermination et engagement à en finir avec Me Wade. En vérité, c’est bel et bien une prise de conscience nette et claire au terme de leur réflexion, sur leur propre situation et celle du pays depuis 12 ans, sous la direction de Me Wade.

Ceux qui usent d’un paternalisme décadent et non évolutif à l’endroit de notre jeunesse, qu’ils sous-estiment d’être capable de s‘élever à la hauteur des préoccupations de l’heure, pour résoudre les problèmes arrivés à maturité et auxquels elle est confrontée au cours de son évolution, se trompent lourdement et doivent se rappeler que : « Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années »

Tous les peuples se valent en principe, il leur suffit simplement que ceux qui les gouvernent, veuillent outrepasser l’intolérable, pour qu’ils réagissent à la hauteur de l’affront et remettre les choses en ordre. Et ce sont ces limites-là, qui ont été atteintes et mêmes dépassées par Me Wade, dans sa boulimie du pouvoir. Voilà pourquoi, ceux qui, jusqu’ à présent, s’estiment encore non concernés ou indifférents à la souffrance de notre peuple, souffrance qui a atteint maintenant son paroxysme, devraient plutôt faire profil bas ; au lieu de chercher à empêcher d’authentiques patriotes, de s’indigner contre un homme qui œuvre quasiment à la destruction de leur pays, en résistant par l’exercice de leur devoir. Contrairement à ceux-là, les autres qui manifestent leur indignation et protestent contre les violations récurrentes de notre Constitution, comptent exercer dans les règles, comme le leur autorise la Constitution, leur devoir de citoyen et d’assumer pleinement les responsabilités historiques qui sont les leurs. C’est ainsi que va la vie en république et dans un Etat de Droit.

Depuis le 23 juin 2011, notre pays est entré dans une nouvelle ère, sous la conduite du M23 qui regroupe quasiment tous ceux qui sont opposés à la violation de notre Constitution par Me Wade, et également, à sa candidature pour un 3e mandat. Cette phase décisive, consiste, à ce que notre peuple reprenne sa souveraineté, pour l’exercer par lui-même et pour lui-même, en se choisissant démocratiquement ses dirigeants. C’est à cela que nous assistons depuis 8 mois avec la coordination du M23, qui s’amplifie chaque jour davantage par de nouvelles adhésions. Sa mission qui consiste à mutualiser toutes les énergies qui sont dispersées et éparpillées dans plusieurs organisations différentes. Aujourd’hui, le M23 est devenu une force réelle qui compte et pèse lourd dans l’échiquier politique, tendant à devenir incontournable dans le règlement de la situation de crise, dans laquelle Me Wade a plongé notre pays.

Jamais dans l’histoire de notre pays et de mémoire de Sénégalais, le rejet d’un homme politique n’a été aussi massif et de surcroit, doublé d’une perte de popularité de même ordre, comme c’est le cas avec Me Wade aujourd’hui. En effet, ovationné comme il l’était par des foules nombreuses en 2000, quand il arrivé au pouvoir comme personne ne l’a jamais été dans notre pays, il est aujourd’hui l’ombre de lui-même, hué et voué aux gémonies, partout où il passe dans le pays, sans compter les brassards rouges, signes de protestation contre lui.

Notre jeunesse, comme j’ai eu à le dire dans mon dernier ouvrage-La problématique de la citoyenneté au Sénégal- à un rôle capital à jouer dans la marche de notre pays. Voici ce que je disais à propos d’elle : « Donc, pour cet ultime combat, dans le but d’éviter le chaos à notre pays dans les moments à venir, la jeunesse compte pour beaucoup et doit prendre une part active et décisive dans tout ce que nous aurons à entreprendre, en direction d’une solution satisfaisante. Elle doit cesser de douter de sa force réelle, de son avenir et de celui de notre cher peuple, qui sont d’ailleurs confondus et intimement liés. Elle doit prendre la pleine mesure de sa conscience et se convaincre qu’elle est, et demeurera pour toujours l’espoir de toute une Nation. La jeunesse doit s’engager résolument et dans une cohésion parfaite, pour devenir la locomotive de la lutte, le fer de lance du combat pour la citoyenneté pleine et l’avant-garde du peuple. Tout cela, de concert avec les hommes et les femmes qui sont déterminés à se battre pour une alternative à l’alternance, afin de défendre nos acquis démocratiques obtenus de hautes luttes par les générations précédentes. C’est un legs à sauvegarder jalousement par la jeunesse. C’est un devoir historique aussi pour elle, dans la perspective de rebâtir notre pays sur de nouvelles bases plus justes et démocratiques.

A cette étape cruciale, comme celle-ci, c’est justement une jeunesse patriotique, consciente de ses responsabilités, toutes tendances confondues, unie dans un même élan, pour le seul objectif, qu’il nous faut, afin de nous débarrasser de ce régime incompétent et dangereux. Pour jouer effectivement, ce rôle capital qui doit être le sien, il importe alors qu’elle soit le moteur de la locomotive, dans le but de réparer tout le mal que ce régime leur a porté et de préparer leur avenir. Et dans ce combat ultime de sauvetage de notre peuple, sa part est décisive et déterminante. En effet, quand un pays est en danger, ce sont tous ses enfants qui doivent se lever et se dresser comme un seul homme pour le défendre. Mais parmi ses enfants, il y a une composante essentielle, considérée légitimement comme l’espoir de la nation et force motrice des luttes sociales justes, c’est la jeunesse patriotique et consciente. … également, étant la force la plus apte et plus indiquée à occuper les premières lignes, si toutefois, elle prend conscience de son rôle de citoyen et à la fois d’avant-garde, par ses prédispositions de force et de capacité physiques et non moins, d’intelligence[1]. »

Les évènements en cours de ce mois de Février 2012, ont démontré de façon nette et claire que notre jeunesse a joué pleinement le rôle qui était attendu d’elle, en occupant effectivement la place qui lui revient de droit. La propagande du pouvoir et ses satellites tendant à la démobiliser en la déconnectant de sa source le peuple, n’a pas marché. Elle reste tout à fait collée à son peuple, pour mener avec lui l’ultime combat, ainsi que tous les patriotes de notre pays, en vue d’empêcher Me Wade, de demeurer au pouvoir au-delà du 26 Février 2012. Le peuple sénégalais est aujourd’hui fier de sa jeunesse, pour lui avoir donné beaucoup de satisfaction en ces moments critiques que traverse notre cher pays, le Sénégal. Toutefois, il nous faudra maintenir la mobilisation en permanence et demeurer également très vigilants, tout le M23 s’entend. Dès lors, allons tous ensemble, à l’assaut du monstre.



Mandiaye Gaye

Gaye_mandiaye@hotmail.com


[1] La problématique de la citoyenneté au Sénégal pages : 184 à 186

Harmattan juillet 2011

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Elections 2012
VOS CARTES D'ELECTEURS SERAIENT MULTIPLIEES PAR 10 LE RESTE DOIT SERVIR A JUSTIFIER LA FRAUDE. REGARDEZ LE SITE DES ELECTIONS INTRODUISEZ VOTRE N° DE CARTE ET VOTRE NOM ENSUITE CHANGEZ LE PREMIER CHIFFRE VOUS ALLEZ VOIR. LE VOL EST PROGRAMME
Ecrit par: kante | 22/02 11:24PM


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Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Banqueroute, corruption et liberticide Préface de Boubacar Boris Diop ™xHSMCTGy117587z ISBN : 978-2-296-11758-7 30  LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Mandiaye Gaye LE SÉNÉGAL SOUS ABDOULAYE WADE Me Wade a introduit dans la gestion des affaires de la république au cours de son mandat, des pratiques étrangères et irrationnelles tendant à dénaturer et à banaliser nos institutions. Et dans ce cadre précis, aucun domaine de la vie nationale n’a été épargné (…) Nous devons agir pour sauver la république du Sénégal. Tout d’abord et avant tout, nous devons en faire notre tâche prioritaire avant qu’il ne se disloque en tant que nation, ou avant qu’il ne soit trop tard. Nous devons bien cela à notre pays. Egalement, pour honorer la mémoire de nos disparus, qui nous avaient précédés dans cette tâche et qui avaient aussi tant oeuvré pour le même combat et objectif. Le résultat des élections locales du 22 Mars 2009, est une éclatante victoire pour tout le peuple sénégalais et, un avant goût de 2012 pour tous ceux qui s’opposent vaillamment contre le régime libéral. C’est également, une sanction négative d’une politique et un avertissement clair, d’un homme Me Wade, à son régime et à tous ceux qui sont encore hésitants à s’engager résolument dans ce combat ultime, d’un peuple qui souffre dans sa chair, par la faute d’un homme qui lui a tourné le dos, dès l’entame de son mandat, au profit de ses intérêts propres lui et les siens et de l’Extérieur. C’est avec force et conviction, par une analyse sans concession de l’échec intégral du régime libéral que l’auteur nous invite à prendre nos responsabilités pour mettre fin au calvaire que connaît notre pays depuis dix ans. Mandiaye GAYE se présente volontiers comme un autodidacte dont l’histoire individuelle est portée par ses engagements dans la lutte anti-coloniale, puis contre le régime néocolonial qui lui a succédé après les indépendances. Il connut la prison et la clandestinité qui ont forgé en lui un patriotisme de conviction toujours renouvelé au gré des luttes inlassables pour un Sénégal libre et démocratique.