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Ndiaga Loum, docteur en communication Professeur chercheur au Département de travail social et des sciences sociales Université du Québec en Outaouais ndiaga.loum@uqo.ca Ndiaga Loum est juriste, politologue, professeur de communication internationale au département de travail social et de sciences sociales à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Il est l’auteur de deux ouvrages (Les Médias et l’État au Sénégal : l’impossible autonomie, L’Harmattan, 2003, Médias à l’école, Manuel de l’enseignant et Guide d’encadrement, écrit en collaboration avec Michel Sénécal, Panos, 2005), et de plusieurs autres publications portant sur des questions diverses : fracture numérique et solidarité Nord/Sud, médias, religion et pouvoir en Afrique, Droits de la personne et relations internationales, etc. En dehors de ses activités d’enseignement et de recherche, Ndiaga Loum est aussi expert en droit international humanitaire et à ce titre il a servi pendant deux ans au sein de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples comme adjoint du Rapporteur spécial sur les prisons et les conditions en Afrique.
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Lettre au substitut du procureur! M. le Juge, votre lecture des 2 éthiques de Weber est appropriée mais approximative Représentant des intérêts de l’État et donc de la société dans le procès dit des « chantiers de Thiès », le substitut du procureur s’approprie la réflexion wébérienne sur les deux éthiques : «L’éthique de conviction est une chose, celle de responsabilité une autre. Et elle doit l’emporter». Monsieur le Juge, vous permettez! Votre lecture de Weber est approximative et la référence faite en la circonstance au secours d’une conscience frêle et fragilisée par l’embrigadement de la ligne politique est par conséquent défaillante. Weber n’a jamais voulu dire que celui qui a l’éthique de conviction n’a pas l’éthique de responsabilité. Il n’a jamais voulu dire que celui qui a l’éthique de responsabilité n’a pas l’éthique de conviction. L’une renvoie à une position qui consiste à dire la vérité en toutes circonstances sans tenir compte des conséquences sociales de son acte. L’autre consiste en une attitude prudente qui tient toujours compte des répercussions possiblement pernicieuses d’une parole ou d’un acte, et peut mener jusqu’au mensonge par omission. M. le substitut du procureur, à la lecture de vos réquisitoires, le fond philosophique qui sous-tend votre raisonnement juridique, comme un clin d’eil à votre titre, est un ersatz. En combinant les 2 éthiques wébériennes, deux logiques, me semble-t-il, devraient structurer votre démarche : l’une réfère à votre responsabilité en tant que juge et l’autre renvoie aux circonstances de la rédaction du rapport de l’IGE sans lequel ce procès n’aurait jamais lieu. La responsabilité du juge Votre éthique de la responsabilité devrait vous inciter à poser ces questions : une justice inféodée au pouvoir peut-elle rendre un verdict juste dans cette affaire aux implications fondamentalement politiques? Lorsque les "juges" chargés de juger Bara Tall se rendent au Tribunal, ont-ils en tête leur serment (l'exigence de vérité due au peuple au nom duquel ils jugent)? Ou bien, ont-ils plutôt en tête leur objectif personnel de carrière avec des promotions en vue ou mieux, l'instinct de préservation des positions déjà occupées? Après tout, l'on pourra ensuite invoquer le Pardon de Dieu et espérer de ce dernier une appréciation fondée sur les circonstances atténuantes de sa responsabilité personnelle, là où l'enjeu commande de se soumettre à l'ordre politique ou de disparaitre. Que vous viennent alors en secours de votre conscience les mots du doyen Ousmane Camara qui, devant la Haute Cour de justice chargée de juger l'affaire Mamadou Dia, affirmait faire que son devoir "sans être persuadé de la culpabilité de l'accusé". Se poser toutes ces questions au nom d’une éthique de responsabilité, c’est refuser de diluer son honnêteté intellectuelle dans une sorte d'hypocrisie collective symbolisée par ce mot "masla" fondé sur le respect de prétendues traditions (même républicaines), comme s'il en existait de figées, de fixes ou de définitives. Vous l’aviez rappelé vous-même ces mots de l’autre qui vous astreignait au devoir d’ingratitude : « Lorsque la politique entre au palais de justice par la porte, le droit sort par la fenêtre ». Mais ne soyons pas véridique au point d'être nihiliste. Notre conviction est que, comme dans tous les corps de métiers, il y a dans la magistrature sénégalaise des femmes et des hommes de refus qui placent leur serment au dessus de toutes les préoccupations matérielles et financières de ce bas monde, qui savent résister aux pressions politiques. Mais force est aussi de reconnaitre que s'ils ne sont pas arbitrairement affectés, ils sont placés à des endroits où ils n'auront jamais l'honneur de se prononcer sur une "affaire d'État" dont les conséquences juridiques mal maitrisées seraient susceptibles de menacer l'équilibre fragile de notre jeune démocratie.
Si ces préoccupations sous-tendues par une éthique de responsabilité ne vous indiquent pas la voie de l’acquittement, essayons celle de la conviction appliquée aux conditions de production du rapport de l’IGE. Les circonstances de la rédaction du rapport de l’IGE Votre éthique de la conviction devrait vous inciter à convoquer dans vos mémoires les circonstances dans lesquelles le rapport qui sert de preuve pour assoir votre intime conviction, fut rédigé. Vous souvenez-vous de l’interview accordée par la patronne des enquêtes, l’IGE, à la radio Wal Fadjri en septembre 2005? De ses propres aveux sortent deux choses qui rendent au moins troubles les circonstances dans lesquelles se déroula cette enquête : refus de se laisser corrompre par le ministre de l’économie et prise en charge par le Président de la république des frais de rapatriement et d’hospitalisation en France de son époux. M. le Juge, et si on comparait votre exigence éthique à celle des corps de contrôle de l’État dont fait partie celle sans qui ce procès n’aurait jamais eu lieu! Pourquoi, Diantre, disait-elle rejeter la tentative de corruption d’un Ministre et acceptait-elle et sollicitait-elle même auprès du chef de l’État, des billets pour la Mecque et le payement de frais d’hospitalisation en France d’un de ses proches ? Peut-être vous dirait-elle dans le dernier de ces cas, qu’il s’agissait d’une situation d’urgence. La faiblesse psychologique entrainée par les circonstances d’ordre matériel (frais de rapatriement et d’hospitalisation en France) est une de ces circonstances propices à l’expérimentation effective des tentatives de corruption. Le conflit d’intérêt devient inévitable et la mission commanditée se mue en mission commandée. Un proverbe bien de chez nous affirme que "qui vous prête des yeux vous indique l’endroit dans lequel vous devriez regarder". Il n’est d’ailleurs pas étonnant à cet égard que la visite du ministre à son domicile dont elle faisait largement état au cours de cette fameuse interview, se déroula dans ces circonstances de maladie d’un de ses proches. Pourquoi vous refuserait-elle le droit d’assimiler cette tentatative de corruption du ministre à la décision du Président de prendre en charge les frais de rapatriement et d’hospitalisation d’un de ses proches? Le célèbre romancier Sénégalais, Cheikh Hamidou Kane, disait que "lorsque la main est faible, l’esprit court de grands risques, car c’est elle qui le défend". Il n’est plus ici question de droit, il est question d’éthique. Le questionnement éthique, c’est celui qui survient lorsque l’observation des normes ne résiste plus aux circonstances du moment. Dans le cas d’espèce, il se décline en ces termes pour la chef des enquêtes des chantiers de Thiès : devrait-elle, alors même qu’elle avait déjà reçu des cadeaux ou avait bénéficié des bienfaits du Président de la République, démissionner pour ne pas trahir l’idéal d’indépendance de sa mission. Devrait-elle poursuivre son travail de vérification tout en prêtant le flanc au désidérata de son commanditaire dont la générosité à son égard était avouée sans gêne? Entre le marteau de la peur et l’enclume de la raison, la mauvaise conscience repose en paix. Étrange paradoxe que celui d’un pays qui place ses vérificateurs, ses policiers et ses juges au cœur d’un conflit dont les enjeux strictement politiques n’ont rien à voir avec les préoccupations originelles des prétoires. Et si demain, en cas d’une seconde alternance, les protagonistes changeaient de camp? Quid des sentiments de revanche et des désirs de repentance? Il est encore temps pour se ressaisir. Le droit est le parent pauvre dans tout le processus de cette affaire dite des « chantiers de Thiès », des investissements jusqu’aux jugements, les emprisonnements, en passant par les missions de vérifications, les inculpations, les perquisitions, les pressions, les auditions et les arrestations. Il est alors temps, devant cette faillite du droit, d’interpeler votre conscience personnelle, de recourir au questionnement éthique comme vous le faites, même de façon assez approximative. Comme nous le disons souvent à nos étudiants, si le droit est une colonne qui met du temps à prendre forme, à s’inscrire dans le temps, l’éthique, c’est ce qui intervient d’urgence en zone sinistrée pour apporter les premiers secours. Dans cette affaire des chantiers de Thiès, trop de personnes ont souffert dans leur chair propre, leur vie privée et leur intimité violées à force de perquisitions, ballotées d’interrogatoire à interrogatoire, leur santé fragilisée et peut-être demain la mort, pour des raisons qui n’ont rien à voir en réalité avec les faits pour lesquels ils sont interpelés, mais pour des griefs inconnus jusque-là du dispositif législatif pénal: "délit d’amitié", "délit d’ambition", "délit d’appartenance à un camp". M. le substitut du Procureur, comme nous mourrons tous un jour, que nous rendrons compte personnellement, la question qui structure notre esprit dans tout ce que nous disons et faisons, est d’abord et surtout d’ordre éthique. De Tunis d’ou j’écris ces lignes, j’entends la défense des juges, policiers et autres administrateurs soumis du régime défait de Ben Ali : « nous ne sommes pas responsables, nous ne faisions qu’appliquer des ordres ». Oui, mais dans l’échelle des chaines de responsabilités, l’absolution de celle de l’exécutant ne s’obtient pas par l’excuse de la contrainte imposée par le chef. Que les cas tunisien et égyptien viennent au secours de vos consciences pour vous inciter à refuser d’appliquer des ordres injustes d’une autorité politique qui peut en un temps record passer d’un palais (doré) à un autre (l’exil ou la mort) et livrer ses exécutants et ses obligés au jugement immanent du peuple. Pr Ndiaga Loum.
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Merci professeur!
L'amalgame est fait entre juge (= magistrat assis) et procureur du parque (magistrat debout) qui ne sont pas soumis aux memes regles de fonctionnement ni a la même hierarchie.
L'analyse doit donc être totalement repensée en tenant compte de ce point et apres on pourrait juger de la pertinence.
Je suis quand même choquée qu'un Professeur assume de telles affirmations alors que ses hypothèses de départ même sont fausses et du coup je vois plein de message de félicitations mais je pense que la première vertu d'un chercheur c'est de vérifier ses sources et l'exactitude de ses propos et je réfute déjà ceux qui me diront que c'est juste une erreur de syntaxe car les fonctions et attributions ne sont absolument pas les mêmes! Wassalam et mes excuses à ceux que j'aurais offensé par mes propos
Ecrit par: Mareme2 | 22/08 05:36PM
Re:
I propose not to wait until you get big sum of money to order different goods! You should just take the credit loans or just college loan and feel free
Ecrit par: StokesVera | 03/06 12:18PM
JE ME SOUVIENS DE CES VERSETS QUI M'INTERPELLENT A CHAQUE FOIS QUE J'y PENSE:
" la ruée vers les biens vous obsedera jusqu'à ce que vous connaissiez le sépulcre"
"ce jour là, vous rendrez compte de vos plaisirs éphèmères"
c'est valable pour tout le monde y compris le Procureur de la République!
je pense personnellement qu'aucun pouvoir, aucun privilège ne vout que l'on condamne un innocent, a fortiori quand c'est délibéré.
voyez ave quelle énergie le Ministre de la justice est prêt à casser du magistrat simplement parce qu'ils font la grève de zèle alors qu'il les incite au zèle sans la grève!
reflechissez!
Ecrit par: | 03/05 06:07PM
Pour une modification du CSM
Pauvre substitut du Procureur, soumis à un pouvoir hiérarchique et jeté dans l'aréne tel un gladiateur sans armure, tu ne que peux recevoir tes coups en silence.
Ha si tu avais un Procureur qui te servirais d'armure, si tu avais un conseil qui prendrait ta défense devant le Chef de l'Etat, Président du conseil. Je suis sûr que tu te limiterais à démontrer le mal fondé du dossier et de demander tout bonnement au tribunal de renvoyer les Bara tall auprés de leurs familles. Mais instrution quant tu nous tient notre conviction vasille. Dans le réquisitoire du substitut il faut bien savoir lire entre les lignes pour distinguer sa conviction et les instructions qu'il ne pouvait ignorer sous peine de faute professionnelle.
Il faut repenser le statut de la magistrature pour qu'enfin arrive une justice juste
Ecrit par: jako | 01/05 03:14AM
Rien à comprendre
"S'il s'agissait d'exécution systématique d'ordre sa présence serait surement dispensable, un ordinateur ferait l'affaire"
Diery Hop, tu m'a fait rire, tu as totalement raison..........
kelountang, tu as raison de privilégier une analyse systémique appliquée à la magistrature, c'est un débat de fond valable partout tant que la nomination des juges à certaines responsabilités dépend du pouvoir politique, mais dans le cas d'espèce et dans bien d'autres encore, rien n'empêche au procureur ou son substitut de faire valoir son indépendance individuelle quand l'injustice est aussi manifeste. Évoquer l'emprise de la hiérarchie est un argument trop léger et manque de rigueur. Comme le dit Diery Hop, on ne peut pas être convaincu de la non culpabilité des accusés et en même temps demander leur condamnation à 5 ans de prison et la saisie de leurs biens. Le Pr Loum est gentil de parler d'une "hypocrisie collective"; pour le substitut du procureur, je m'excuse, mais c'est carrément de la fumisterie: "ce n'est pas moi, ce sont mes chefs", ça ressemble à ça et c'est cela qui pose problème.
Ecrit par: mareme | 27/04 08:50PM
J'avoue que c'est avec la chair de poule que j'ai lu et relu cet article du Pr Loum qui me remet à réver car c'est une preuve que le Séénégal n'est pas peuplé de navets comme on nous en présente souvent. Cependant en tant que personne extérieure aux sciences juridiques, profane complet en la matière je pense que Pr Loum a eu le mérite de poser un vrai débat et certaines interventions que je vois à la suite me laissent penser qu'il pourrait s'agir de gens de la magistrature. Mon niveau, par honnéteté, me confine alors à une intervention plus générale m'appuyant surtout sur l'éthique évoquée par le procureur. Je pense que ce dernier est à un des tournants de son histoire, de sa vie. Je le dis car en ayant énoncé de manière claire que ce procés sent la politique à mille lieux, qu'il est tout à fait bizzare que de tous les entrepreneurs accusés de surfacturation que seule une poignée est traduite en justice, et surtout que sa conviction est qu'il n'ya pas eu surfacturation donc l'accusation est fausse je pense en tant que profane qu'il n'avait pas à demander sanction à l'égard d'une personne dont il n'a rien à reprocher. C'est aprés tout une personne humaine dotée de sens et de formation supérieure. quelqu'un disait que des 3 pouvoirs c'est le seul où on est sûr de retrouver que des gens formées à bonne école. S'il s'agissait d'exécution systématique d'ordre sa présence serait surement dispensable, un ordinateur ferait l'affaire. A mon avis la logique voudrait que, s'il était cohérent avec lui même, il se confére à la sagesse du tribunal comme je les entends souvent dire. Mais requérir une peine aussi sévére (5 ans de prison, confiscation de tous les biens, ...), fermer les yeux sur tout ce qu'il a lui même énoncé en parlant de procés aux relents politiques, aprés avoir entendu des "experts" qui auraient dû eux mêmes être jugés pour usurpation de fonction, aprés avoir pris connaissance des circonstances de l'audit, mais surtout aprés avoir lavé de tout soupçon Salif Ba, Idrissa Seck et Cie qui ont tous , en passant affirmé qu'il n'y avait pas de surfacturation, aprés avoir vu le président recevoir Bara Tall et donner des instructions fermes pour qu'on lui paye ce qu'on lui doit et voir le premier ministre parler dans ce sens, je comprends mal ce procureur en venir à demander une condamnation de quelqu'un qu'il a lui même blanchi. Je crois comme d'autres, dans cette affaire c'est pas le procureur Ndoye qui est en cause, ni Bara Tall c'est bien la justice sénégalaise qui est encore une fois en procés et malheureusement ou heureusement, c'est selon, elle est juge et partie. Ce que le procureur a fait et que je considère plus comme une fuite en avant, compte non tenu du jugement divin, doit être rectifier par son compère président du tribunal qui doit venir au secours d'un collègue et d'une institution qui doit demeurer un rempart essentiel dans la vie des citoyens et voir ses animateurs passer à tour de rôle. Le président doit mettre un terme à cette farce car la responsabilité est énorme et le risque d'un discrédit définitif certain.
Ecrit par: Diery Hop | 27/04 05:59PM
comprendre
pour répondre un peu a mareme c'est vrai que même les profanes connaissent un peu la différence entre juge et procureur mais je te vois glisser de go a une confusion en assimilant magistrat a juge alors que c'est l'appellation générique dans ce corps de métier,,bref la question fondamentale qui vaille d’être posée c'est la creation d'un systeme independant au dela de toutes les analyses savantes et autres,,si t'es juriste tu es a meme de comprendre que telle que la nomenclature judiciaire est fixéé au senégal les juges "rebelles "encore que le terme est chargé, ne sont bons qu'a juger des vols d’ânes a bakel.dans une démonstration simple le procureur de la république a le choix de confier le dossier a 10juges d'instruction différents,le donnerait t-t'il a quelqu'un chez qui l’indépendance est le trait de caractère dominant sous peine de voir échouer une occasion de se faire féliciter par sa hiérarchie,il faut comprendre que n'est pas procureur qui veut,ou président de juridiction qui veut,,et c'est de cela qu'il s'agit,,,les conclusions des assises nationales ont fait état de tout cela , espérons bien que les futurs gouvernants appliqueront ces résolutions, l'histoire politique bégaie souvent,le doctrinaire du flagrant délit continu, bourreau de Wade opposant joue actuellement les grands rôles dans la magistrature,le csm ne devrait plus être dirigé par le président de la république;les affectations d'une secte de privilèges a des postes de choix,la parrainage,sont autant de facteurs qui freinent l'ardeur et emperchent de jouer une partition disharmonique.qui disait que dans la magistrature on détéste l'originalité,et méme dans le port vestimentaire,,rires,,cordialement mareme
Ecrit par: kelountang | 27/04 03:13AM
C'est beau
Voici un article de haut niveau qui donne lieu à un débat de haut niveau aussi, sans injures ni invectives. on en redemande. Merci surtout XALIMA de nous offrir une aussi brillante réflexion. J'ai lu l'article dans le POP aujourd'dui; je n'arrête pas de relire....
Quelqu'un de la profession!
Ecrit par: Avocat | 26/04 03:02PM
merci Pr
Aux 2 magistrats qui ont réagi à l'article du professeur Loum pour lui demander de faire la distinction entre la fonction de juge et celle de substitut, sachez que l'article s'adresse à la fois à la fonction de substitut en particulier et au métier de juge en général. Si la magistrature est divisée en 2 catégories (les magistrats de siège et ceux du parquet), vous pouvez au cours de votre carrière vous retrouver dans l'une ou l'autre par le biais de nomination. S'il est plus difficile pour le magistrat du parquet de faire preuve d'indépendance parce qu'il reçoit ses ordres directement du procureur et donc du ministre de la justice et donc du Président, il ne doit jamais oublier qu'il agit au nom de la société et doit refuser d'appliquer les ordres injustes de ceux à qui il doit sa nomination et qui, de toutes les façons peuvent changer au gré des alternances politiques.
Si l'article s'adresse au substitut ici, ce dernier n'est qu'un prétexte pour interpeler toute une profession (les juges ou les magistrats si vous préférez). Le fonctionnement interne du ministère public est connu de tous, même des profanes, il n'est pas une justification pour excuser une aliénation du juge au pouvoir qui, de toutes les façons, pourrait demain vous être fatale. C'est le sens des exemples tunisien et égyptien évoqués ici.
A bon entendeur
Ecrit par: mareme | 26/04 01:49PM
tontou
je salue la pertinence de l'analyse par endroits si elle n'était pas viciée par quelques incompréhensions de l'auteur sur le fonctionnement du ministère public different de la fonction de juger .et en me positionnant contre votre logique,l'on devrait comprendre le courage de ce jeune substitut qui a fait sienne la boutade"la plume est serve la parole est libre"pouvait-il faire autrement?je parle un peu a cela qui comprennent la rationalité qui sou tend l'action du parquet?la théorie des baïonnettes intelligentes n'a rien a voir ici,,mr ndoye etait t -il dans l'application d'ordres illégaux ici?la question fondamentale qu'il faut poser a ce propos c'est de passer a une analyse systemique du pouvoir judiciaire et de son fonctionnement,car au dela des jacasseries de tout bord c'est le systeme judiciaire qu'il faut repenser,faire de sorte que le magistrat puisse dans son approche personnelle peser sur le cours des choses,mais quand le ministere public ,bras seculier de l'administration se choisit ses juges d'instructions?quand un substitut n'a pas la possibilité de passer outre les instructions non conformes a sa conviction,quand la fonctionnarisation a outrance du corps fait cultiver la docilité ^pour l'avancement,il n'yaura aucune garantie d'independance,,,c'est une vue de l'esprit que de croire que l'indépendance est foncièrement une affiare de personne,quand le systeme est parseme de textes liberticides,,,c'est le systeme qui n'est pas independant;;;imaginer un peu la géne du doyen des juges si les pseudos putchistes du 19mars lui etaient déféres?dans ce cas de figure les dispositions du code pénal viséés ne lui permettraient pas d'apprécier a priori de la solidité des pousuites sauf a prendre un refus d'informer qui dans ce cas dans la rigueur des principes ne pourrait prosperer et pourrait exposer son auteur a une faute professionnelle "le déni de justice"c'es
Ecrit par: ham | 26/04 02:08AM
Merci à Ndiaga Loum pour ce merveilleux article qui pointe une réalité au Sénègal.
Ecrit par: Mayacine Diop | 25/04 06:41PM
Un substitut n'est pas un juge.
Un juge c'est un magistrat qui a la liberté de juger selon sa conscience.
Tandis qu'un substitut est un magistrat, et non un juge, qui obéit aux injonctions de sa hiérarchie c'est à dire du parquet général, c'est encore à dire du ministre de la justice, donc c'est à dire du président de la république ou son fils.
Donc il ne faut pas commencer votre article par Monsieur le juge.
Il faut de la rigueur et je constate que cela manque à tous les niveaux au Sénégal.
Ecrit par: professeur | 25/04 02:00PM
Nous avons besoin de messieurs comme vous qui savent dire ce qu'il pense sans ambages.Ce qui est une forfaiture dans ce Sénégal actuel c'est sa justice. Il faut être un politique du pouvoir pour y avoir raison.Nous assistons à l'effondrement de beaucoup d'institutions qui dans les temps
faisaient la fierté de ce pays.
Ecrit par: babi | 25/04 01:06PM
Merci Pr Loum
C'est assurément,un beau rappel d'un principe sacro-saint du droit administratif,rappeler pour notre gouverne la théorie des baïonnettes intelligentes était plus que nécessaire. Refuser d’obéir a un ordre manifestement illégal est un rempart a la disposition de tout acteur public,son mépris par certains pour les raisons que vous avez si bien évoquées ne saurait justifier d'un oubli délibéré qui le rangerait dans les mémoires des normes obsolescentes, loin s'en faut.
Ecrit par: Babs | 25/04 04:37AM
Merci pour ce coup de fouet dans la fourmilière.
Ecrit par: Assane Sow | 25/04 12:52AM
quelle vision!
quand une personne ecrit des lignes fondees sur la verite ,le contenu est beau limpide et facile a comprendre .le temps est un des noms de dieu ,en tout cas ndiaga a eclaire monsieur le juge .le grand keba mbaye ne disait il pas:apprenez a juger comme vous aimeriez etre juges le jour du jugement dernier. merci ndiaga
Ecrit par: abdoul aziz seck | 25/04 12:40AM
courage
Tous les dossiers seront rejugsese rejuges par DIEU. Attention la vie est courte. La vérité triomphera un jour et bientôt.
Ecrit par: gueye | 25/04 12:15AM
courage
Tous les dossiers seront rejugsese rejuges par DIEU
Ecrit par: gueye | 25/04 12:12AM
Superbe Ndiaga, comme toujours.
Ecrit par: Jambar | 24/04 10:26PM
merci encore trop de personnes ont souffert et esperons que la raison le guidera
Ecrit par: kedovin | 24/04 07:35PM
MERCI
MERCI, lE PEUPLE A VRAIMENT BESOIN DE PERSONNES QUI RAISONNENT LUCIDEMENT ET EN TOUTE VERITE,
Ecrit par: kheich | 24/04 04:40PM
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