blog de du senegal pour 2012
mis à jour: 08/07 05:43PM

 
 

   [Contribution] Mes certitudes sur le Sénégal de 2012 [08/07 05:43PM]   
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Dans cette obscurité , où je peine à dormir, où les mots se bousculent et où les images défilent, je vois un passé triste qui pointe un doigts accusateur sur un présent qui le nargue et le traite de rétrograde et d’envieux. L’avenir n’est pas non plus gai ; je l’entends demander au présent sur quel pied danser car n’a presque plus d’espoir, et son horizon imprécis, mais le passé de lui préciser que le présent n’est pas digne de confiance puisque rien de ce qu’il lui a laissé n’a été entretenu : il a promu le vol, le mensonge, l’adultère , rien que des comportements dégradant pour l’homme et à reléguer l’éthique et la morale au dernier plan. Je me suis promis qu’à mon réveil, dans cette atmosphère de doutes et d’imprécisions, j’écrirai mes certitudes.
La génération future, avenir de ce pays doit éviter de tomber dans l’insolence et la culture de la médiocrité auxquelles nous sommes aujourd’hui réduits. Elle doit comprendre enfin que c’est la somme de leurs ambitions personnelles qui ferait l’essor du Sénégal et elle devra aussi éviter de raisonner comme certains, fatalistes à souhait, qui se prennent déjà pour une génération sacrifiée, se croient victime d’un faux départ et se refusent d’y croire davantage et donc de se battre. Pour réussir il ne faut jamais abandonner.
Je me poserai aussi des questions sur le pourquoi de cette crispation qui fait que, ballotés entre la montée en puissance et l’attachement de la plupart de nos hommes religieux à des félicités terrestres et le comportement presque de lâches de la plupart de nos hommes politiques, les sénégalais se perdent, mais militent la plupart pour la facilité, l'arrogance et la médiocrité?
J’écrirai donc pour dire ce qui me fait mal et parler à un Etat qui s’éloigne, jour après jour, des intérêts supérieurs de la Nation pour les leurs. Et ceci malgré le fait que surement mes amis, collègues ou parents m’interpelleront, à la remarque des mes empruntes que je laisserai trainer ça et là, pour me dire qu’on ne se bat pas avec un État puisqu’il sort toujours vainqueur dans ce genre de duel. Et, dire qu’ils soufrent tout comme moi . C’est cela aussi le paradoxe du Sénégal, un pays où ses fils préfèrent « courber la nuque et accepter en silence un sort qui les brime » plutôt que de braver le chaud soleil à la recherche de meilleures conditions d’existence parce que diarouko té amoul solo ték ci Yaalah baaxna. Un fatalisme désespérant. J’écrirai malgré tout, puisque seul dans ma chambre je regrette amèrement mes sprints à la Maurice Green de 2000, et préciser que je ne me bats pas contre l’Etat pour n’en avoir ni les moyens encore moins la motivation. J'extériorise mes sentiments. Des sentiments de malaise et de regrets. N’avons-nous donc plus le droit de penser et de dire ce que l’on pense ? Les mêmes : amis, collègues et parents, m’interpelleront à nouveau pour cette fois ci me rappeler que je suis jeune et plein d’avenir et que ce serait dommage de compromettre ainsi ma carrière. Je leur rétorquerai que la compromission par peur aussi nuit à l’homme et à sa carrière. A chaque fois qu’ils ont besoin de nous ils viennent nous voir où que nous soyons et quoique nous puissions représenter à leurs yeux, donc il est normal que nous sachions leur dire, les yeux dans les yeux, sans frissonner, ce que nous pensons d’eux surtout s’ils nous déçoivent. J’ai fini par avoir l’ulcère à force de cogiter dans les ténèbres, à m’emporter dans des discussions de salon et à m’énerver devant la désinvolture avec laquelle ces irresponsables administrent notre cher pays. Les agrégats économiques rappelleront à qui de droit que les sénégalais dans leur majorité souffrent et ne comprennent pas qu’on leur dise que leurs maigres revenus doivent être revus à la baisse et que le gouvernement compte, au même moment, quarante ministres dont quatorze d’Etat (nous oublions bien sûr et volontairement de parler des ministres conseillers sans aucune utilité) avec des incohérences terribles en matière d' hiérarchisation et de domaine de compétence conséquence de l'enlisement et de la cacophonie au cœur du système étatique. Ne leur parlez surtout pas d’agrégat macroéconomique en hausse, ils ont faim vous répondront ils avec un doigt accusateur sur un État jugé budgétivore avec un budget de la Présidence qui dépasse les 100 milliards là où celui de L'Elysée dépasse à peine les 75 milliards.
J’écrirai en rouge sang de colère. Colère face à cette avarie qui carcinome l’espoir de tout un peuple. Une avarie sans pitié qui à chaque fois cherche à s’enrichir peu importe les moyens et à mettre des bâtons dans les roues des vaillants serviteurs de la Nation comme Bara Tall. Une avarie qui m’a promis la lune et ses étoiles et a fini par descendre au dessus de ma tête Satan et l’enfer. Je suis désolé. J’essayerai d’ écrire avec moins de passion, ce qui est parfois difficile quand on sait que le taux de mortalité infantile (moins d'un an) dans notre pays, selon les statistiques de l’UNESCO, en 2008 est de 57% et qu'en face, sans aucune insouciance, des millions sont distribués, pêle-mêle, dans un semblant de générosité qui frise à peine le risible. Des hôpitaux qui manquent du minimum nécessaire face à des politicards véreux faisant sans retenu la bamboula dans une misère qu'ils ont installée et qui a fini de ligoter les plus de 34% de la population qui vivent en dessous du seuil international de la pauvreté, soit 1,25 $ US par jour. Ajouté à ce triste tableau que seuls 77% de la population utilisent des sources d’eau potable améliorées ce qui veut donc dire que 33% de cette population vivent dans le dénuement le plus totale et n’ont point accès à un minimal sanitaire pour vivre décemment. C’est alarmant !
Il nous faut, dans ce contexte qui fait perdre le Nord et qui n’aide pas non plus à trouver l’Est, une union des cœurs, un vrai sens du patriotisme et une détermination pour faire face à la débandade et mettre fin à cette cacophonie.
Nous ne sommes malheureusement pas encore prêts pour tous ces sacrifices, donner de nous même pour des générations entières, penser plus aux autres et moins à nous. Un manque criard de citoyenneté. Les mots de Winston Churchill, à la Chambre des Communes, au début de la seconde guerre mondiale, retentissent encore dans nos esprits : « Je n'ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur.». l’Angleterre s’en est sortie ragaillardie et grandie. Quand aurions nous un tel sens de la responsabilité ?
Le sénégalais est lui-même fautif tout comme moi qui conjugue mon engagement au futur alors que je le considère comme un impératif. Les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent. C’est une vérité divine. Nous méritons donc ceux là que nous détestons un instant pour les acclamer un autre instant. Nous aimons ce que nous blâmons et ceux qui nous piétinent. Une triste réalité.
L'opposition n'en est pas moins coupable. Elle qui ne se meut qu’entre quatre murs alors que pour avoir choisi de servir son peuple elle devait pouvoir se suer pour ce même peuple.
Face donc à toutes ces imprécisions, j’ai la certitude que le Sénégal de 2012 ne sera pas loin de celui de 2000.
L’indécision elle, est la pire des attitudes car pouvant mener à des choix diaboliques. J’ai donc choisi de me débarrasser d’une telle incertitude et militer pour le retour à la rigueur et à la compétence, le retour à la vertu et à la droiture. J’ai choisi, dans ce chemin pour le renouveau et le changement malheureusement retardé, Idrissa Seck ! Certains me traiteront d’opportuniste, d'incohérent, de sans valeurs et même de vendu, mais je rêve de voir Mara au pouvoir afin que cesse mon calvaire et les vôtres. Idrissa Seck incarne, à mes yeux et loin des slogans et des déclarations d’intentions, le vrai changement que nous attendons depuis des années maintenant. Telles sont mes certitudes !

Le déçu de l’alternance



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Ecrit par: lol | 08/07 05:49PM


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