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QUEL GACHIS!
16 Juin 2002, le Sénégal du football est au firmament de son ascension vertigineuse entammée un jour de Mars 2000 á Kano oú les Schnittger boys avaient fini de faire trembler l'ogre Nigérian au cours d'un quart de final mémorable face á Okocha et compagnie . En effet le Sénégal venaitt de se défaire de la Suéde en 1/8 de finale de la Coupe du Monde dans un Oita Stadium totalement sous le charme des Metsu boys. Avant même de rencontrer la Turquie pour un rendez-vous historique en quart de finale, relâchement ne saurait être plus tôléré avec des scénes de sabar improvisés au sein de la délégation et des pas de diagati á qui mieux mieux. A Dakar comme partout, l'on ne jurait que par le nom de nos nouveaux héros nationaux qui avaient pour nom, El Hadj Diouf, Khalilou Fadiga,Henri Camara, Pape Bouba Diop et autres Ferdinand Coly. Le Sénégal était béni des dieux du foot disait-on.La manne financiére qui découlerait de cette honorable premiére participation, nous permettrait de nous départir de l'informel organisationnel dans lequel notre football a toujours végéter, et de jeter les bases d'un développement durable qui nous permettrait d'asseoir une domination continentale sans partage et contestation nous permettions nous de projeter. Oui l'embellie procurait par les performances de nos Lions sur le sol asiatique était un prétexte inéluctable pour masquer nos carences en matiére de management et de planning de la chose footbalistique. Oui le Sénégal du football était béni. Bruno Metsu le nouveau sorcier blanc á la criniére au vent avait réussi lá oú tous les défenseurs de la discipline rigoureuse d'une conduite irréprochable et autre hygiéne de vie d'un sportif de haut niveau avaient lamentablement échoué. El Hadj Diouf et compagnie, touches pas...Ils étaient devenus le symbole d'un Sénégal de type nouveau.D'un Sénégal émergeant, d' un Sénégal gagnant n'en déplaise aux mécontents et aux empêcheurs de tourner en rond. Accueillis comme ils le méritaient avec les honneurs de la Nation toute entiére, leur aura était incontestable. Cependant l'idylle ne durera que le temps d'un été ou les héros se verront proposé tous azimuts des contrats faramineux et juteux.Exit le gourou Metsu attiré par les sirénes du pétro-dollars, exit le ministre des Sports de l'époque Joseph Ndong,exit El Hadj Malick Sy Souris papa poule de cette campagne miraculeuse.Le nouveau triumvirat conduit par Youssou Ndiaye nouveau super Ministre des Sports, avec son ami au calepin plein d'addresse utiles Said Fakhry feront venir un nouvesu sorcier blanc (chauve celui lá) Guy Stephan á qui il est "sommer" de gagner la CAN, rien que la CAN 2004 malgré des match éliminatoires poussifs. Du brouillard de Radés nous ne retiendrons que l'indiscipline dont ont fait montre joueurs et dirigeants se donnant en spectacle pour une contestation stérile aprés le but tunisien synonyme d'élimination. Le volet faits divers j'en passe. La guégerre pour le limogeage de Guy Stephan "jugé" responsable de l'échec tombera dans l'oreille d'un sourd. Il restera en sursis jusqu'á ce que Emmanuel Adebayor et ses partenaires viennent chiper la "place" de mondialiste au nez et á la barbe de nos héros á Léopold S Senghor svp. L'ouragan emportera le triumvirat Youssou Ndiaye-Said Fakhry-Guy Stephan. Nous étions á l'an III de l'épopée asiatique. Rien des retombées de la participation á la Coupe du Monde jusque lá, un championnat moribond, pas de politique de redressement du football local, tâtonnement et improvisation á grand échelle, guerre de positionnement et autes coups fourrés. Pire, une chasse aux sorciéres initiée sous Youssou Ndiaye atteindra son paroxysme avec l'arrivée á la Rue Carnot du plus illuminé Ministre des Sports de l'histoire de notre pays: El Hadj Daouda Faye. Monsieur Touche á Tout, Connait Tout, et surtout á Toujours raison. Faute imcombant au politique, ce ministre dont le Sport n'avait point besoin dans l'état de deliquescence avancé auquel il se trouvait marquera son territoire. Son magistére laissera un goût amér parce qu il usera plus de son penchant pour le diktat pur et simple pour imposer "sa" vision révolutionnaire de gestion du sport en créant des foyers de tensions avec les fédéraux de presque toutes les disciplines affiliées...même la régatte. Aprés avoir retiré la délégation de pouvoir aux fédéraux du foot et mis le Sénégal dans le collimateur de la FIFA, il cassera du Laye Sarr-Amara Traoré au profit d'un nouveau sorcier blanc (aux cheveux argentés celui-la) Henry Kasperczak qui avait pour tache, de gagner la CAN, rien que la CAN. N'ayant pas pu se départir de la bande á Mbaye Ndoye, il usera du dilatoire dans le conflit opposant le machint truc nommé CCPC contre ses ennemis jurés, les féderaux du foot. S'en suivit, la mort du football local, qui n'avait pas besoin d'un éniéme conflit de pâquerettes laissant en rade des jeunes qui ne demandaient qu'á s'exprimer dans l'optique de lendemain meilleurs. C'est dans un tel contexte de flou et de conflit latent qu'Issa Mbaye Samb nouveau maître des lieux á la Rue Carnot, essayera de conduire les Lions qui avaient fini de se faire payer leurs arriérés de primes dues et fini d'indexér l'amateurisme des dirigeants en général , vers une hypothétique victoire en CAN au Ghana. Avec un peu de recul, cette campagne désastreuse en terre ghanaénne n'est que le résultat des tergiversations, du manque de tac, et surtout d'un optimisme aveugle de la part de tous (moi en premier). Oui nous avions une équipe sur le papier, mais nous avons cessé de jouer au football depuis...le 16 juin 2002 contre la Suéde a Oita. Le 22 juin 2002, en quart de final contre la Turquie (0-1) nous avions quitté la scéne mondiale satisfaits. Aprés avoit titiller les cîmes du haut niveau, l'Afrique serait nôtre sous peu, pensions nous . 6 ans et trois CAN aprés toujours rien. Depuis lors, nos vaillants héros asiatiques sont rentrés dans les rangs, s'il ne cirent pas les bancs dans leurs clubs respectifs, ils ont tout simplement disparus des tablettes; á quelque deux ou trois éléments préts, leurs clubs respectifs jouent tous...le bas du tableau. D'aucuns les traitent de papy faisant de la résistance. Pour boucler la boucle, avec la déroute face á l'Angola (1-3) en CAN nous avons touché le bas-fond.La goutte de trop.Non les marabouts ne sont pas des faiseurs de miracles, et oui seul le travail paye. La fédération de football a volé en éclats, nos clubs jouent en Coupe d'Afrique sans compétitions, des sapeurs pompiers se cachant derriére des machin trucs appelés Associations des Anciens Internationaux inondent les médiats au lieu de s'investir dans les clubs pour les redresser, l'Etat constate les dégats et ne plus user de l'avantage politique que constituait une équipe nationale gagnante, le football sénégalais est malade parce qu'étant mort-né, ses acteurs et décideurs se tirant á bout portant sous le regards de spectateurs désabusés, écoeurés par tant de désinvolture, tant de rancoeurs, tant de querelles inutiles. En attendant, lAlgérie, le Libéria, La Gambie, nos prochains adversaires se préparent, pas nous.Quel gâchis! En attendant, le jeune Issa Diallo aspirant footballeur de 12 ans se tourne les pousses se demandant si dans un contexte pareil, il pourra un jour grandir et fouler la pelouse d'un nouveau stade comme Leopold Senghor, arbhorrer un maillot frappé de la tête de Lion, et enchanter 80 000 fidéles et plus de 10 millions dâmes pour donner enfin la victoire au vrai Sénégal qui gagne. Un Sénégal qui ne comptera plus sur ses marabouts, un Sénégal avec des dirigeants impartiaux et rigoureux dans la gestion de ressources et des hommes, un Sénégal avec des joueurs animés du diom et kersa dont ont fait montre Les Lions du beach soccer vainqueur de la CAN á Durban hier, pas des prima dona et autres stars de vitrine et de je ne sais quoi. Un Sénégal avec une Fédération forte capable de gérer le football sans compter sur l'appui financier de l´Etat.Un Sénégal avec des clubs forts, avec une politique de formation généralisée et des compétitions á la clé pour tout club affilié qui aspirerait au statut professionnel et même amateur. Un Sénégal avec un type de dirigeant nouveau, rompu aux tâches de gestion de club de haut niveau ayant pour support l'attrait de societes publiques et privées en marketing et sponsoring. Oui, il est de notre devoir tous, pouvoirs publics, décideurs, amateurs, amoureux du foot, personnes de bonne volonté, journalistes de murir la réflexion pour sortir le football de sa léthargie et aider le jeune aspirant footballeur Issa Diallo á réaliser son rêve avant qu'Arsenal,Chelsea, Barcelone ne viennent nous l'enlever á ...15ans.
FAITS QUI N'INTERESSENT QUE SINDO
CHAMPION D'AFRIQUE BEACH SOCCER: Félicitations á Ibrahima Ndiaye Chita, a Amadou Diop Boy bandit et leur poulains brillants vainqueurs de la CAN de football sur plage hier a Durban en Afrique du Sud. Sans tambours ni trompettes, ils ont fiérement représenté le Sénégal et gagné le premier titre continental en football contre toute attente . Mbarawathieu!
MORT DE THIERRY GILARDI : Un grand s'en est allé. Son professionalisme , sa passion , resteront un souvenir inoubliable pour beaucoup. Que la Terre lui son légére.
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