A propos de l'auteur

Contactez l'auteur
Catégories
Notes récentes
De la Responsabilité dans le viol
[15/09 02:58PM]
Lettre au Président Macky Sall
[19/06 03:29PM]
Les trois écueils de Bennoo – Une quadrature du cercle
[04/11 10:14AM]
Le Peuple Souverain
[08/07 03:51PM]
Le temps de la résistance
[08/07 01:50PM]
Albums photo


Mes Fichiers
Moi_Modou







   De la Responsabilité dans le viol [15/09 02:58PM]   
Évaluer le texte  

Pourquoi ne parlent-elles pas ?



 


Chère SIRAH,


En contribution à votre réflexion, je vous invite à méditer ce petit texte que j’ai pioché sur  le net dans un blog qui parle de viol et des différentes réactions des concernés et de l’opinion. (Vous pouvez trouver l’original du texte dans le blog « le viol un crime presque ordinaire »)


Je pense que votre long développement sur le thème et le fait de publier (de façon inutile je crois ? quelle satisfaction en tirez-vous ?) votre soutien à un « présumé violeur », est une véritable et excellente réponse à la question que se posent les proches et intimes des victimes de viols; Pourquoi si peu de personnes parlent après avoir subit un viol ? LISEZ


Pourquoi ne parlent-elles pas ?


Seulement 10% des victimes de viol dénoncent leur agresseur, aujourd’hui. Pourquoi est-ce si difficile pour toutes les autres de parler ?


Parce qu’à cause de nos préjugés sur le viol (Un viol a lieu la nuit, par un inconnu, avec un couteau), les victimes ne mettent pas le mot « viol » sur ce qu’elles ont vécu.


Parce qu’elles craignent de ne pas être crues, d’être mal jugées ou d’être réduites à l’état de victime. Trop souvent la société leur renvoie le message “peut-être l’as-tu bien cherché” ou “maintenant, passe à autre chose”. Parce que beaucoup de femmes sont violées, jeunes, par quelqu’un de leur entourage. Comment en parler ?


Parce qu’elles ne font pas confiance à la procédure judiciaire. Elles craignent le « Mais pourquoi avez-vous écarté les jambes ? » du policier, le « Enfin, pourquoi ne vous-êtes vous pas débattues ? »


Parce qu’elles veulent oublier. Il est tellement difficile de prendre conscience qu’on n’est pas complètement maître de sa propre vie, que celle-ci peut nous échapper d’un moment à l’autre. Qu’il est possible d’être humilié, chosifié, même si on y est pour rien. Elles préfèrent se taire car elles pensent que c’est un moyen d’oublier.


Elles ont peur d’attrister leur entourage ou craignent les représailles de l’agresseur. Réduire sa victime au silence, en disant qu’elle a bien cherché ce qui lui arrive, fait partie de la stratégie des agresseurs. Elles sont freinées par un sentiment de loyauté, quand il s’agit d’un membre de la famille ou d’un ex-conjoint. En dénonçant, elles craignent de briser une cohésion familiale. Alors que c’est bien le violeur qui l’a brisée.


Le viol est une agression qui utilise les organes sexuels, il n’a rien à voir avec la sexualité, qui est un partage. Mais on confond viol et sexualité. La sexualité étant intime, tabou, les victimes de viol n’ose pas parler de ce qu’elles pensent être « privé ». Car si elles étaient agressées sur n’importe quelle autre partie du corps, elles en parleraient plus facilement.
Souvent, aussi, les victimes parlent, mais elles ne sont pas entendues. Surtout par des gens comme vous SIRAH.


On pense très souvent et à tort je crois que pour être victime d’un viol il faudrait que la personne soit exposée au risque et que la prudence nous prévient contre le viol. C’est une grossière erreur et c’est ce qui vous fait dire : je vous cite « Mais que dire de la fille, soit disant bien éduquée avec rigueur et foi, et qui aurait traversé toute la ville pour retrouver un homme dans une auberge ? Que dire de cette petite qui, dit-on, pour participer à une émission télé s’est amourachée d’un homme jusqu’à le provoquer avec des sms langoureux découverts sur le portable du journaliste ? Yérim est peut-être fautif, mais la fille l’est aussi. » Fin de citation. Parler ainsi c’est méconnaitre que le viol est avant tout un crime de proximité et c’est pour cela que les criminologues l’appellent « viols familiaux élargis ».


La criminologie nous enseigne que « les viols commis par des pères, des beaux-pères, d’autres ascendants, des collatéraux, des conjoints ou des « amis de la famille » viennent largement en tête, suivis par des viols commis par des copains ou des amis des victimes, par des voisins ou bien encore, à une échelle de plus basse intensité relationnelle, par des relations ou des connaissances, du voisinage ou professionnelles. A contrario, l’auteur est inconnu de la victime dans un nombre réduit d’affaires. »


Tout ceci pour vous dire que le viol, fait souvent suite à une relation de confiance, minutieusement construite par son auteur. C’est pour cela que la loi française suivit en cela par le code pénal sénégalais le défini comme : « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise » et ici le terme de surprise prend toute son importance.


Je n’irais certes pas aussi loin que le commentateur ZENGA en disant : « Quel torchon! Le texte n’est pas beau, il y a des erreurs de style, des fautes de syntaxe, et un manque de rigueur dans les analyses ». Toutefois, il demeure vrai, à mon humble avis, que vous faites une très grande erreur dans l’analyse parce que vous ne vous êtes pas appliqué, par mesure de prudence, ce que les scientifiques appellent la rigueur dans les hypothèses de bases et dans la conduite de la réflexion. C’est cela qui vous a fait dire une chose et tout de suite après son contraire et cela sans vous en rendre compte. Je vous cite encore : « Les glissements comme ceux qu’aurait vécus le journaliste Seck peuvent être vécus par n’importe quel être humain. Nous sommes de nature faillible. Et par conséquent capables des pires bestialités. » Plus loin « Certains me diront, et je les vois déjà, que je n’aurai pas réagi de la sorte si c’était moi “la victime” ou un de mes proches. Qu’ils sachent que je ne me serais jamais rendu à l’auberge pour le rencontrer et que si un de mes proches le faisait, je l’aurais aussi culpabilisé. » Fin de citation.


Si nous étions dans le syllogisme nous dirions que n’étant pas faillible comme celui que vous soutenez, vous n’êtes pas un être humain puisque votre postulat de base suppose que tout être humain est faillible.


Chère SIRAH, comme le disent les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, « La honte doit changer de camp ». Il n’est pas convenable de dédouaner un violeur du fait de « l’excuse de la provocation ». Culpabiliser une femme sur sa tenue, son comportement ou ses fréquentations, relève pour moi de la légèreté et d'une réduction facile.


Maintenant il appartient à la justice de dire le droit en toute connaissance de cause.


Cordialement


Teuzman



   Trackbacks

    URL Trackback: http://www.xalimablog.com/trackback/9899

   Commentaires
VIOL
IL faut aussi noter que les victimes de viol sont aussi victimes des tabous de notre société. On ose pas parler du viol pour étouffer les rumeurs que la victime n'a plus sa virginité de peur qu'elle soit discriminée. En tout état de cause je pense que les hommes ne tirent jamais de leçon du passé je veux citer l'histoire de DSK, clinton ... Ternir son image, sa personnalité, hypothéquer l'avenir d'une pauvre fille, pour 5 mm de plaisir ne relève que de l'inconscience de l'homme. Il temps que les hommes s'arrêtent, l'acte sexuel est un acte sacré qui malheureusement est banalisé par ces temps qui courent. Le cas Yérim Seck n'est que la face visible de l'iceberg .Je crois qu'en dehors de condamnations pénales les auteurs de viol devraient subir des traitements psychiques.
Ecrit par: lili | 19/09 12:58PM

.
Elles ont besoin de Protection..s contre ces gens de la trempe de C.Y.S
Ecrit par: diop ndiaga | 17/09 11:38PM

confirmation
belle analyse
Ecrit par: kobs | 17/09 11:17AM


   Poster un commentaire
Nom:


Email:


2 + 1 = ?

S'il vous plaît écrivez-dessus a somme de ces deux nombres entiers

Titre:


Commentaires:


Code:
Powered by